Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 17, part. 1, A.djvu/423

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sont fixés. Il nous reste à citer Goldmark et Strauss, le célèbre auteur de valses et d’opé ras-comiques, dont le talent brillant et la verve sont si appréciés en France.

Peinture. Un événement important pour l’avenir des beaux-arts en Autriche-Hongrie s’est accompli en 1882 : une Académie hongroise a été fondée à Pesth et Benczur en a Sté nommé directeur. Ce qui avait manqué jusqu’à présent aux artistes hongrois, ce n’étaient ni le talent ni le tempérament, c’étaient peut-être les moyens d’instruction ; cette lacune est maintenant comblée. Parmi les artistes de l’Autriche contemporaine, Makart, le célèbre peintre de VEntrée de Charles-Quint à Anvers, occupa le premier rang jusqu’à sa mort, arrivée en 1884. L’une de ses dernières œuvres, qui parut à l’Exposition de Vienne en 1882, fut le portrait du comte magnat Edmond Zicky, d’un fini de travail remarquable ; celui de la tragédienne Sarah Bernhardt, en vêtement jaune, sur fond de même couleur, excita plutôt le rire que l’admiration. Bien que Makarr. n’ait pas fondé d’école, il a laissé plusieurs disciples, dont les principaux sont Ed. Charlemont et Weistheimer. Charleinont, qui doit à la protection de son maître la plupart de ses succès, a su toutefois se créer un genre personnel ; Weistheimer, artiste surtout décorateur, a continué le genre deMakart. Munkacsy, la gloire de lu Hongrie, habitant Paris, nous n’en parlerons pas ici. Peintre officiel des cours d’Autriche, d’Allemagne et d’Angleterre, M. II. d’Angeli est bien connu dans la peinture de portraits, mais la peinture de genre ne lui a pas réussi. Sa manière manque en général de caractère, d’originalité et de relief, et ses portraits mêmes n’ont d’autre quotité que d’être ressemblants. Canon est plus original comme portraitiste, et s’est occupé également avec succès de peinture d’histoire et de sujets religieux ; c’est un artiste d’un véritable talent ; on considère comme sa plus belle toile l’Évangile de SaintJean. Il a fuit les portraits de la reine Nathalie de Serbie, de la princesse de Alontenuovo (Exposition de Vienne, 1882) ; du feld-maréohal de Afanteu/fel, qui se trouve à la Galerie nationale de Berlin. Le célèbre peintre de batailles et portraitiste Charles Blaas, mort en 1882, a laissé deux fils, qui ont suivi ses traces sans égaler son talent ; l’aîné, Eugène, s’occupe de peinture de genre et reproduit avec vérité des scènes vénitiennes ; on lui doit Vénitiennes à la fenêtre, dame et sa suivante : la blonde maîtresse et la brune servante plaisent au même degré (Exposition de Vienne 1882). Le second tils de Ch. Blaas, Jules Blaas, est un peintre de sport-, son Transport de cAevaux dans le Tyrol, qui parut à L’Exposition de Vienne (1882), a été acheté pur l’empereur. Parmi les autres peintres de genre, citons Schœnn, auquel on doit do jolies compositions, comme Une scène de marché à lunis et Vignerons romains (Exposition de 1882) ; Froeschl, peintre idyllique ; Ma^c ; Ftiedlaender, l’auteur d’une Distribution de vin aux invalides (Vienne, 1882) aoheié par l’empereur ; U. Jovavonic, dont la spécialité est de peindre les intérieurs serbes et monténégrins ; Hans Temple, élève d’Angeli. La peinture de batailles est représentée par Kossak avec la Manœuvre finale à Sadova et par L’Allemand (Uataille de Kolin). Les paysagistes principaux sont : Rob-Russ, d’un talent original, mais un peu froid, qui exposa à Vienne, en 1882, Côtes de la mer du Nord avant ta tempête, rappelant la méthode d’Achenbach ; Remy van Huanen, auquel on doit

Forêt en hiver ; Hans Fischer, jeune artiste d’avenir ; Hugo Damant ; Schœffer, Unsoir au bord de l’Adriatique au coucher du soleil (Exposition devienne 1882). Schindler, élève du professeur Ziuunermann à l’Académie des beaux-arts de Vienne, a de la chaleur et du sentiment ; il a exposé à Vienne, en 1882, Jardin de paysans et Devant le mur de ta ville, d’une bonne exécution. Tina Biau a donné un Printemps au Prater plein de fraîcheur et de clarté. Les aquarellistes s’ont représentés par Rodolphe Alt, le de Nittis viennois, dont tes aquarelles sont remarquables, mais qui n’a pas autant de valeur comme peintre.

Sculpture. Les grandes constructions entreprises par l’État ont donné, dans ces dernières années, un certain essor à la sculpture en Autriche, et plusieurs artistes remarquables soutiennent l’ancienne réputation de 1 école de Vienne ; mais elle manque de cohésion. Gasser a fourni de nombreux motifs décoratifs aux édifices religieux de Vienne ; Kuncimann montre de l’originalité et un talent très souple ; Tilgner, portraitiste remarquable, a luit les statues de plusieurs

célébrités de Vienne, entre autres celle d’Edmond de Zichy, et a donné dans la sculpture de genre Enfant sur un dauphin ; Weyr est renommé pour ses décorations artistiques d’appartements. Citons ensuite : Zumbusch, 1 auteur de deux statues de bronze pour le monument de Marie-Thérèse et de la statue de Beethoven ; Béer, Feuerstein, J.-S. Bcebm, Lax, Brenek ; Othon Kœnig, auteur d’une Nymphe du Bhin et d’une Nymphe du Danube.

Architecture. Jusqu’en 1873, Vienne était l’inspiratrice du goût architectural en Allemagne et en Autriche ; dans l’espace de dix aimées, la ville a été reconstruite d’une

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façon grandiose. Mais, depuis les catastrophes financières de cette époque, l’architecture privée a fort peu produit et l’État seul a fait exécuter de grands travaux, la plupart dans le Ringstrasse. Le caractère dominant de l’architecture actuelle à Vienne réside dans l’abondance, la richesse des ornements et des sculptures et dans l’art de réunir de vastes groupes de monuments en un tout harmonieux. L’un des artistes qui ont exercé le plus d’influence sur cet art est Semper ; il exécuta avec Hasenauer, les plans des musées impériaux, construits de 1872 à 1879, dans le style Renaissance. C’est à Semper aussi que sont dus les plans du château de la cour (Hofburg), et ceux du nouveau théâtre sur le Franzensring (Hofburgtlicater), en collaboration avec Hasenauer, dans le style des palais romains de la haute Renaissance. Sur la même avenue est situé le Palais du Parlement, dernière œuvre de Théophile Hansen, le représentant le plus illustre de la Renaissance grecque, qui occupe à Vienne une situation aussi prédominante que Hitzig à Berlin. Cet artiste a encore édiffu dans ces derniers temps le Palais des Amis de la musique, dans le style de la Renaissance italienne (1867 k 1870), l’Académie des Beaux-Arts (Renaissance grecque) et la Bourse, imitation de l’antiquité grecque. Entre le Palais du Parlement et les Musées de la cour est situé le Pulais de justice, construit par A. von Wielemans (élève de Siccardsburg et de Van der Null) et F. Schmidt. Cet édifice appartient à la Renaissance italienne par la façade, à la Renaissance allemande par le couronnement du toit et les pignons, sans que la combinaison de ces deux styles détruise l’harmonie de l’ensemble. Non loin du Franzensring s’élève le magnifique Hôtel de ville de style gothique dû à F. Schmidt ; la tour est haute de 107 mètres. Schmidt représente l’art gothique parmi les architectes viennois ; aussi a-t-il exercé une influence considérable sur l’architecture religieuse en Autriche. Tandis qu’à Berlin la construction des églises était complètement négligée des édifices religieux étaient élevés à Vienne, et plusieurs sont l’œuvre de cet architecte. Le chef-d’œuvre de l’art gothique moderne est l’église votive construite par H. von Ferstel (1856 à 1879), qui rappelle par ses dispositions générales le type des cathédrales françaises. Ferstel a employé aussi le style Renaissance avec autant d’habileté que le Style gothique dans plusieurs palais privés (palais de l’archiduc Louis-Victor ; palais Wertheim), dans le Musée autrichien des arts et de l’industrie et dans le*bâiiment de l’Université sur le Franzensring. Parmi les théâtres nouveaux, nous citerons le Théâtre de la ville, par Fellner (1872) et le Ringtheater par E. von Fœister (1874), tous deux dans île style de la Renaissance italienne ; ce dernier édifice fut la proie des flammes le 8 décembre 1881. A côté de ces maîtres, dont les constructions monumentales ont donné sa physionomie K la Vienne moderne, quelques noms méritent encore une mention ; ce sont : Thienemiinn, Romano et Schwendeowein, A. Weber, Tietz, etc.

— Bibliogr. X. Roux, VAutriche-Honyrie (1879) ; C. Bachelen, Bosnienund seine voileswirttchaffliche Bedeutung fur OesterreichVngarn ; Joh Johos, Amiliches Ortslexikon der Lsender der ungarischen Krone (Szegedin, 1881), Die cesterreichischen Alpenlgsnder in Wort und Bild [Vienne 1881) ; P. Vasili, la Société de Vienne (1885).

AUTRUCHERIE s. f. (ô-tru-che-rirad. Autriche). Etablissement agricole où l’on s’occupe de l’acclimatation, de l’élève et de la domestication des autruches : C’est à la Société nationale d’acclimatation que l’on doit l’idée première des AUTRUCHBRiiiS.

— Encycl. Nous avons déjà’ donné aux tomes 1er et XVI du Grand Dictionnaire, sur l’élevage des autruches, quelques détails que nous complétons ici. C’est au Jardin zoologique de Marseille que furent faits les premiers essais de domestication de l’autruche et que réussirent les premières tentatives de multiplication. D’autres succès suivirent bientôt : à Marseille, au Retiro ; à San-Donato, chez le prince Demidoff ; au Jardin des plantes de Grenoble ; enfin dans notre grande colonie algérienne. C’est alors seulement que prit vraiment naissance cette industrie qui fut pendant de longues années exploitée avec un grand succès par les colons du cap de Bonne-Espérance. C’est en 1879 et 1880 qu’elle atteignit son apogée, et l’on vit s’élever rapidement des fortunes considérables. Les plus belles plumes, blanchespremières, se vendaient de 1.000 à 1.700 francs la livre ; une paire de bons reproducteurs se payait de 6 à 8.000 francs ; un jeune valait de 7 à 800 francs, un poussin de neuf mois, 3 à 400 francs ; un poussin sortant de la coquille, 12S francs. Mais on activa si bien la production, on entassa dans les parcs une si grands quantité de sujets que les autruches furent atteintes de diverses maladies qui les faisaient mourir. Une véritable panique se produisit parmi les éleveurs, et leur industrie est aujourd’hui à peu près tombée. Nous aurons à tenir compte de cet exemple, à éviter un danger maintenant connu. Néanmoins, il y avait dans cette assimilation par l’étranger d’une découverte française un profond et

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utile enseignement, et l’on a compris chez nous la nécessité de reprendre à l’Angleterre la suprématie qu’elle nous a enlevée dan9 une industrie aussi rémunératrice. Si rien de pratique n’a pu être tenté en France, dit M. Ménault, en Algérie plusieurs autrucheries existent maintenant. Ces établissements progressent constamment et auront bientôt acquis toute l’importance de ceux du Cap. Il y a lieu de mentionner particulièrement l’autrucherie de Misserghin, créée par M. le commandant Créput, et celle d’Aïn-Marmora, près Kolênh, qui, fondée par un

groupe de fabricants parisiens, possède un territoire de 200 hectares et près de 200 oiseaux, tant jeune3 qu’adultes, dont un

grand nombre de couples reproducteurs. Au Caire, il y a également une belle installation dans la ferme de Matarieh, pour le compte de la Société nationale d’acclimatation. On y u fait une ingénieuse application du microphone, qui avertit l’observateur des efforts faits pur l’autruchon pour rompre la coquille de l’œuf. À l’Ile Maurice, l’élève de l’autruche a été introduite par M. Chéri Liènard, dont le domaine de Chebel acquiert un accroissement régulier : les individus y sont parfaitement acclimatés et fournissent de la plume de choix. C’est une conquête des plus précieuses pour l’Ile Maurice. Un double intérêt s’attache à ces résultats obtenus sur différents points du globe, car l’autruche n’est pas seulement utile par les plumes qu’elle produit ; sa chair peut également rendre des services et doit faire classer cet oiseau au nombre des espèces alimentaires.

AUVE, bourg de France (Marne), arrond. et à 16 kilom. de Suinte-Menehould, sur l’Auve, d’où il tire son nom ; 404 hab. Église du xie et du xve siècle, assez remarquable. Des tumulus ont été récemment trouvés sur le territoire de cette commune.

AUVERGNE (Louis-Henri d’), général français, né à Châteauvieux (Indre) le 17 septembre 1813. Sorti de Saint-Cyr en 1832, il fut admis à l’École d’application du corps d’état-major et promu lieutenant en 1835, capitaine en 1839, chef d’escadron en 1851, lieutenant-colonel en 1855 et colonel en 1859. Il fit les campagnes d’Afrique, de Crimée et d’Italie comme aide de camp du général Forey et fut son chef d’état-major général au Mexique. Blessé pendant cette campagne, il fut promu général de brigade le 4 mars 1864. Général de division le 14 juillet 1670, il fut nommé en même temps chef d’état-major général de la garde impériale ; c’est en cette qualité qu’il prit part aux batailles et combats livrés sous Metz. Après la paix, il fut chef d’état-major général du 8° corps d’armée ; puis il commanda la 27« division d’infanterie à Grenoble. Placé dans le cadre de réserve en 1878, il fut admis à la retraite en 1880. Il est grand-ofricier de la Légion d’honneur du 30 juillet 1878.

Auxilimricc» (dames), association charitable dont le siège est à Paris, rue de La Barouillère, près de la rue de Sèvres. Les dames qui en font partie, veuves pour la plu)art et ayant eu une grande situation dans e monde, vivent en communauté sans être assujetties à aucun vœu. Le but de leur association, outre la vie en commun, est de se consacrer à visiter les malades pauvres et à leur distribuer des secours. Elles dirigent également une école professionnelle de jeunes filles annexée à leur maison. Leur chapelle, construite dans le style byzantin par M. Lisch, n’est remarquable à l’extérieur que par l’extrême sobriété de ses lignes ; l’intérieur a été décoré avec beaucoup de goût, par M. Lameire, d’une grande peinture absidale représentant le Christ assis entre deux anges, sur un fond de mosaïque dorée. Les peintures de la coupole se composent, dans les quatre pendentifs, de nimbes de pourpre au milieu desquels se détachent les symboles des quatre évangélistes et d’une frise circulaire où se suivent douze brebis sur fond bleu ; la voûte simule un vélum divisé en zones où se lisent des monogrammes symboliques.

AUXONOMÈTRE s- m. (ô-kso-no-mè-tredu gr. auxêin, augmenter ; metron, mesure). Physiol. végét. Appareil destiné à se rendre compte d’une façon précise de la croissance d’une plante à de courts intervalles de temps. 11 On dit aussi auxometre.

— Encycl. Il y a plusieurs sortes à’auxonomètres : « lis ont ceci de commun, qu’au sommet de la plante à étudier on ajuste un fil de soie mince et solide qui s’élève verticalement, s’enroule sur une poulie très mobile et met en mouvement un stylet indicateur ou traceur. ■ (Van Tieghem.) Suivant le même auteur, dans les dispositions les plus simples de cet appareil, l’extrémité libre du fil de soie, maintenue tendue par un petit poids, porte une aiguille horizontale qui descend le long d’une règle verticalement dressée, graduée en millimètres, à mesure que l’autre bout du fil attaché à la plante est soulevé par son allongement et indique ainsi la croissance en dimensions exactes et réelles. Ces dimensions sont agrandies dans une autre forme de cet appareil qui permet de mesurer ainsi l’accroissement même le plus minime ; la disposition est basée sur le rapport exact de la longueur de l’aiguille avec le rayon de la poulie. Enfin, pour éviter à l’Ob’ l

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servateur l’inconvénient de relever ces mesures à un moment précis, même an milieu de la nuit, on a imaginé des appareils enregistreurs, dont le dispositif essentiel consiste en un cylindre surajouté à l’appareil, cylindre se tenant verticalement et animé par un mouvement d’horlogerie d’un mouvement d e rotation uniforme sur un axe excentrique. Ce cylindre de zinc est recouvert de papier blanc noirci au noir de fumée, de telle sorte que la pointe de l’aiguille de l’auxonomètre y trace, dans son contact, une ligne blanche en glissant sur la surface du cylindre en rotation. > La rotation continuant, l’aiguille arrive, à cause de la situation excentrique de l’axe, à ne plus toucher la surface du cylindre, et sa pointe demeure libre jusqu’à ce que la rotation ramenant le papier en contact avec elle, elle y trace un nouveau trait blanc qui est situé au-dessous du premier, si la plante s’est accrue dans l’intervalle. Il suffit de mesurer les écartements des lignes, ainsisuccessivementtracées d’heure en heure, pour obtenir une série de valeurs proportionnelles aux accroissements horaires de la plante. ■ (Van Tieghem.) Cette sorte d’appareil est l’auxonomètre k tracé discontinu ; on en construit d’autres à tracé continu, dan» lesquels le cylindre tourne sur un axe passant par son centre et présente par conséquent sans cesse dans sa rotution sa surface noircie à la pointe de l’aiguille qui y trace une courbe continue, d’après laquelle on détermine facilement le mouvement de croissance et les temps pendant lesquels il s’est effectué. U est des auxonomètres enregistreurs à tracé continu de divers modèles ; un des plus ingénieux est celui de Marey.

AUXOSPORE s, f. (ô-kso-spo-re — du gr, auxé, naissance ; sporos, spore). Bot. Nom donné par Pfitzer à la masse plasmique qui, dans les diatomées, joue le rôle de spore après avoir augmenté de volume pour devenir un nouvel individu et s’être enveloppée d’un périzone.

    • ACZOCX (Th.-Louis), anatomiste français,

né à Saint-Aubin-d’Ecroville (Eure) en 1797.

— Il est mort à Paris le 7 mai 1880. AVACHISSEMENT s. m. (a-va-chi-se-man

— rad. auacAir). État de ce qui est avachi.

— Fig. Manque d’énergie : A ce désordre, à cet avachissement politique et social, répondaient, dans te domaine intellectuel, l’appauvrissement et la confusion. (André Lefèvre.)

  • AVALURE s. f. — Encycl. Econ. rur.

h’avalure, dont nous avons décrit les effets et indiqué le traitement au tome 1er du Grand Dictionnaire, ne s’attaque pas seulement aux chevaux. Elle s’attaque très souvent aussi aux oiseaux de volière. L’avalure des volatiles est une hernie de l’oviducte avec écoulement catarrhal. L’abdomen de l’oiseau atteint de l’avalure est gonflé et présente, dans sa partie tout à fait postérieure, une tumeur dure et résistante de volume variable. La peau du ventre est tendue, chaude et lui-sante. Cette maladie s’accompagne d’un écoulement muqueux qui se colle et se dessèche au pourtour de l’anus, où il détermine une irritation violente, qui a pour conséquence la chute des plumes. L’avalure est de nature persistante, et il est rare qu’on arrive à en débarrasser le sujet qui en est atteint. On

F eut seulement en atténuer la gravité par emploi de corps gras autour et au-dessous de la partie malade. On parvient ainsi à empêcher l’adhérence des matières muqueuses. L’avalure, d’ailleurs, n’altère pas en général la santé de l’oiseau, et elle n’atteint pas, le plus souvent, sa fécondité,

  • AVANCEMENT s. m. — Encycl. Adm.

milit. Un décret du président de la République, en date du 28 avril 1887, règle comme il suit les modes de classement des officiers proposés pour l’avancement. Il est institué, dans chacun des dix-neuf corps d’armée, une commission régionale de classement, composée, sous la présidence du général commandant le corps d’armée, des généraux commandant les divisions d’infanterie, auxquels viennent successivement s’adjoindre, avec voix délibérative, pour chaque arme ou service, l’inspecteur général ou les officiers généraux ou assimilés, ainsi que les chefs de service intéressés, dans le cas où ceux-ci ne sont pas déjà représentés par un officier général ou assimilé. La commission régionale effectue le classement, par arme ou service, et par grade, de tous les candidats de la région, quels que soient les corps, services ou établissements auxquels ils appartiennent et qui sont proposés par l’inspecteur général pour l’avancement jusqu’au grade de colonel, pour la Légion d’honneur, jusqu’au grade d’officier et pour la médaille militaire.

La commission régionale classe les candidats proposés en deux catégories : la première comprend les candidats proposés au choix pour être nommés pendant l’année suivante ; la deuxième comprend les candidats ajournés à une époque plus éloignée. Ce premier triage fait, les candidats de la première catégorie sont classés par ordre de mérite, sur une liste établie par grade pour chaque arme ou service. Les tableaux de classement ainsi établis sont adressés au ministère qui fixe le nombre de candidats à prendre en tête de chaque liste. Les listes ainsi réduites concernant les propositions pour le grade de lieutenant et de capitaine,