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traies (1814), puis Supplémentum primum florce Novœ-Hollandiœ (1830). On a de lui, en outre, un grand nombre de rapports très-remarquables, insérés dans les Transactions de la Société Linnéenne et dans celles de la Société Wernerienne d’Édimbourg. En 1823, Brown fut mis en possession de la bibliothèque et de l’herbier do Joseph Banks, qui lui furent légués par ce savant. Il offrit aussitôt la collection de plantes au British Muséum, qui le nomma, en 1827, directeur du département de botanique, poste qu’il conserva jusqu’à la fin de sa vie. En 1811, Brown avait été nommé membre de la Société royale ; en 1832, il reçut le grade de docteur à 1 université d’Oxford, et fut élu l’année suivante membre associé de l’Académie des sciences de Paris. En 1839, la médaille Copley lui fut accordée par la Société royale pour ses recherches sur la coloration des végétaux. Enfin, en 1849, il fut élu président de la Société Linnéenne et reçut de Robert Peel une pension de 200 livres sterling. Outre les travaux, dont nous avons parlé, Brown a décrit les plantes recueillies k Java par Horselied, en Abyssinie par Sait, et les collections rassemblées par Oudney, Clapperton, le capitaine Tuckey, enfin celles de Ross, de parry et de Hichardson, explorateurs des régions aretiques. Huinboldt l’appelait le Prince des botanistes. Il a enrichi la physiologie végétale d’observations très-intéressantes. Il a fait connaître d’une façon précise les conditions de la fécondation des plantes, suivi le tube pollinique dans sa route k travers le style, jusqu’à l’ovule, montré que les mouvements variés des granules de la fovilla n’ont rien de spontané, rien de commun avec ceux des zoospermes des animaux., mais se rattachent à une propriété générale que présentent, dans les liquides placés sous le microscope, les particules excessivement fines de tous les corps même bruts. Ce mouvement tout physique des granulations moléculaires a été, d’après son nom, appelé mouvement brownien,

BROWN (William), marchand et banquier anglais, dit le Prince marchand de Llïerpool,

né en 1784 en Irlande, comté d’Antrim, mort en 1863. A l’âge de seize ans, il suivit ses parents en Amérique, et devint, quelques années après, l’associé de son père et de son frère dans le commerce des toiles à Baltimore. Étant revenu en Angleterre en 1809, il s’établit li son compte k Liverpool, où il se maria et où il a toujours résidé depuis. Cependant M. Brown ne se livra pas longtemps au commerce exclusif des toiles, et, ses affaires prospérant, il s’associa libéralement à toutes les entreprises qui avaient pour but de développer l’industrie et le commerce de sa patrie. En 1825, il prit une part active k la création des docks de Liverpool, qui étaient d’une importance capitale pour cette commerçante cité. Intelligent partisan du libre échange, il fut chargé, en 1845^de représenter la partie Sud du Lancashire. et, bien qu’orateur médiocre, sut faire apprécier son expérience du commerce et son éminente sagacité par tous les hommes du gouvernement. Il a illustré, en outre, sa carrière parlementaire en appuyant vivement toutes les motions qui ont tendu k l’adoption du système décimal en Angleterre ; il a même publié a ce sujet un remarquable rapport en 1853. M. Brown passe pour avoir été un homme généreux et très-charitable ; il a doté Liverpool d’une bibliothèque publique et d’un muséum, dont l’établissement ne lui a pas coûté moins de 60,000 livres sterling (1,500,000 fr.), présent véritablement princier. M. Brown, chef de la maison Brown, Shiploy et Ce de Liverpool, était membre du parlement, député lieutenant du Lancashire, magistrat de ce comté et du bourg de Liverpool en 1859, lorsqu’il se retira des affaires publiques. Il avait été nommé baronnet par la reine en 1S61.

BROWN (John), éminent prédicateur et exégète anglais, aïeul de John Brown d’Haddington, naquit en 1785 à Longridge, près de Whitburn, où son père était ministre d’une congrégation appartenant à l’une des communions dissidentes, qui se réunirent plus tard pour former l’école presbytérienne unie d’Ecosse. Après avoir étudié à l’université de Glascow et ensuite k Selkirk, il fut nommé ministre à Biggar. II y resta vingt années, après lesquelles il fut appelé k Édimbourg, ou, pendant trente ans encore, il officia comme ministre des églises do Rose-street et de Broughton-place. Durant cette longue période, il s’acquit la réputation d’un grand prédicateur, autant par le mérite de ses sermons que par l’ardeur de son débit et sa noble prestance ; mais son véritable titre à la renommée consiste dans ses œuvres d’exégèse sacrée. En 1835, il avait été nommé professeur de théologie au séminaire, et cette position développa son goût pour la critique biblique. Aussi a-t-il enrichi la littérature anglaise d’un grand nombre d’ouvrages estimés sur cette matière. Le docteur Brown est mort en 1858, laissant une grande réputation de piété et d’érudition. Ses principaux ouvrages sont : les Lois du Christ sur l’obéissance aux gouvernements établis, et particulièrement en ce qui a rapport aux tributs ; Commentaires sur les paroles et discours de Notre-Seigneur ;’Oraison dominicale expliquée ; la Résurrection ; Discours sur les épitres de Pierre et sur les épitres aux Galates et aux Romains, outre un grand nombre de brochures et de sermons.

BBOWN (sir George), général anglais, ne

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en 1790, à Linkwood, près d’Elgin, est un des plus braves officiers de l’armée britannique. Élève du collège royal militaire, il assista à la prise de Copenhague en 1807, et servit avec distinction, de 1803 à 18U, dans la guerre d’Espagne et de Portugal. En 1814, étant lieutenant-colonel, il prit part k l’expédition du général Ross contre les États-Unis et coopéra à la prise de Washington. Nommé colonel en 1831 et major général en 1841, il reçut, en 1854, le commandement de la division d’infanterie légère de l’armée de Crimée, se signala à la bataille de l’Aima et k celle d’Inkermann, où il fut blessé. Il fut créé grand-croix de l’ordre du Bain et général d’armée (1856).

BROWN (le révérend Thomas-Richard), philologue anglais, né k Cambridge en 1791, est auteur des travaux suivants : Analyse du texte chaldéen de Daniel (1838) ; Traité sur les terminaisons des mots anglais (1838) ; Hiéroglyphes hébreux (1840) ; Dictionnaire étymologique (1843, 2 vol.) ; Notes critiques sur les .Écritures sacrées (1848) ; Principes de la grammaire sanscrite (1851) ; Interprétation littérale des radicaux de la langue chinoise (1853) ; Dictionnaire des hiéroglyphes hébreux (1858) ; Fragments de pièces originales, contenant la traduction de l inscription cunéiforme de Persépolis (1858) ; Traduction nouvelle de l’inscription de Rosette.

BROWN (John), géographe anglais, né k ■Douvres en 1797, mort k Londres en 1861, Entré au service de la compagnie des Indes à l’âge de treize ans, comme midshipman, Brown fit partie d’une expédition qui, de 1811 à 1814, fit tout k la fois l’exploration et la conquête de toutes les îles de l’océan Indien appartenant aux Hollandais. Ces lies avaient été jusqu’alors imparfaitement explorées et mal décrites ; les notes et cartes recueillies et dressées par le jeune officier furent les premiers renseignements bien exacts que l’on eut sur leur topographie. Forcé par la faiblesse de sa vue de renoncer k la mer, John Brown consacra sa vie k l’étude de la géographie et de l’ethnologie.

Lorsque sir John Barrow souleva la question de chercher les voies de communication existant entre les deux océans au nord-ouest, John Brown, qui ne pouvait prendre part aux expéditions projetées, mit k la disposition des organisateurs de ces expéditions ses lumières et sa bourse. On sait le sort qu’eut la première de ces tentatives, dirigée, en 1845, par sir John Franklin. Brown, qui avait étudié la question, adressa, le 9 novembre 1850, à l’amiral Smith, président de la Société de géographie de Londres, un mémoire dans lequel il indiquait la route que, selon lui, sir John Franklin avait dû suivre. Les instructions furent données aux officiers envoyés k la recherche de Franklin, qui ne tinrent aucun compte de ces avis. Les expéditions du docteur Rae, en 1855, et da

Mac Clintock, en 1859, devaient démontrer que John Brown était dans le vrai. En 1858, Brown publia l’ouvrage qui a fait sa réputation, sous le titre de : Passage du nord-ouest et plans pour la recherche de sir John Franklin. C’est un résumé exact et concis, suffisamment développé et méthodiquement exposé, de tout ce qui a été écrit et fait depuis les temps les plus reculés sur les nombreuses explorations entreprises pour découvrir le passage nordouest. Brown soutenait, dans cet ouvrage, contrairement aux déclarations officielles, qu’il devait exister un détroit entre la terre du Prince de Galles et la terre Victoria. En effet, k l’endroit où, sur la carte annexée k son ouvrage, Brown indiquait le détroit supposé, le capitaine Mac Clintock, en 1859, a découvert un passage, auquel il a naturellement donné son propre nom.

En 1843, Brown prit l’initiative de la fondation de la Société d’ethnographie, et, en 1847, il s’associa, k Copenhague, a la fondation de la Société des antiquaires du Nord.

BROWN (John), abolitionniste américain, né à Torrington (Connecticut) en 1800, exécuté à Charlestown (Virginie) en 1859. La vie de cet homme de bien, un des plus beaux et des plus purs caractères de la jeune Amérique, fut entièrement consacrée à la cause de l’émancipation des esclaves. Profondément religieux, puritain austère, l’Évangile n’était pas pour lui une lettre morte, et tous ses actes tendirent à l’application des principes du livre divin aux institutions humaines. Les souffrances de l’esclave dans les États du Sud excitèrent de bonne heure son indignation et sa pitié, et il consacra dès lors toute son énergie à une propagande incessante et souvent à des luttes armées pour détruire cette odieuse institution et purifier de cette souillure le glorieux drapeau de la démocratie américaine. « Pendant trente ans, écrit la veuve du vaillant lutteur, mon mari a porté le joug des opprimés sur son propre cou, et son grand cœur a souffert de toutes les souffrances des esclaves. » De 1831 à 1854, on le voit constamment occupé à réaliser sa grande idée, gagnant des adhérents au parti des abolitionnistes, arrachant à l’esclavage un grand nombre de nègres et d’hommes de couleur, et bravant tous les dangers pour les assister dans leur fuite. De 1854 jusqu’à sa mort, il combattit les esclavagistes au Kansas et au Missouri, commanda de nombreuses expéditions pour délivrer des esclaves, et joua un rôle important dans ces guerres locales, où les plus grands principes se trouvaient engagés, et qui étaient comme le prélude de la scission de l’Union. Au milieu de ces événements, où périrent deux de ses fils, il déploya le plus ferme et le plus noble caractère, un dévouement héroïque à la cause qu’il avait embrassée, toutes les mâles vertus du citoyen, avec l’ensemble le plus rare des qualités qui font estimer l’homme privé. En 1859, il prépara secrètement une prise d’armes contre les esclavagistes de la Virginie, et loua dans ce but, sous le nom de Smith, une petite ferme auprès de Harper’s Ferry. Il était convaincu que l’esclave ne pourrait acquérir l’énergie, le respect de soi-même, la foi en sa force, enfin toutes les qualités nécessaires à la revendication et au maintien de ses droits, que dans une lutte armée contre ses oppresseurs. Aussi son projet était-il de délivrer et d’armer les noirs. Mais, suivant les expressions de Victor Hugo, l’esclavage produit la surdité de l’âme. Les noirs, énervés, abrutis par une servitude séculaire, n’ont pas entendu le cri d’affranchissement, et Brown, abandonné même d’une partie des siens, se retrancha dans l’arsenal de Harper’s Ferry, dont il s’était emparé, et résista pendant deux jours, avec une poignée d’hommes héroïques, contre des forces plus de quarante fois supérieures. Deux de ses fils tombèrent encore dans cette action, et lui-même fut relevé sanglant et criblé de blessures. Les Virginiens, les possesseurs d’esclaves se vengèrent avec une hâte farouche des terreurs qu’ils avaient éprouvées. Quelques jours plus tard, Brown, transféré à Charlestown, comparut devant le tribunal de cette ville. Placé dans le prétoire sur un matelas traversé de son sang, épuisé par ses souffrances et par un procès de quatre jours, où toutes les formes et tous les principes furent violés, il trompa l’attente de ses indignes ennemis, qui attendaient de sa faiblesse physique quelque défaillance morale, repoussa avec mépris les calomnies dont il était l’objet, proclama noblement ses sentiments chrétiens, son horreur de l’esclavage, et ne parut jamais plus grand que depuis qu’il était vaincu. Condamné, il attendit et il subit la mort avec le calme héroïque des hommes de Plutarque, la douceur et la sérénité des vieux martyrs chrétiens. Les États du Nord s’émurent ; il y eut dans un grand nombre de villes des manifestations, des meetings, des services religieux, mais aucune démarche officielle auprès de l’État de Virginie, qui put librement consommer le crime. John Brown fut pendu le 2 décembre 1859, et ses compagnons de martyre les jours suivants.

Quand naguère le sang coulait à flots dans les champs américains, la grande ombre de John Brown planait certainement sur les bataillons du Nord, faisant des vœux pour qu’une étincelle de son génie animât le cœur de chaque soldat de l’armée abolitionniste, et le noble martyr a pu contempler depuis, du haut de l’asile que lui ont mérité ses mâles vertus, le triomphe de la plus sainte et de la plus juste des causes. Le bruit s’étant répandu en Europe qu’un sursis avait été accordé, Victor Hugo écrivit une supplique éloquente, qui eut un grand retentissement et qu’il adressait à la république américaine, la conjurant de ne point permettre qu’un seul des États de l’Union déshonorât tous les autres. Mais il était trop tard : pour employer l’expression de notre grand poète, Washington avait tué Spartacus.

Ce dernier mot fait naître une amère et triste réflexion. Au moment où il succomba sur les bords du Silarus, Spartacus était entouré de 60,000 de ses compagnons, et les efforts, le dévouement, les grandes vertus de John Brown parvinrent à peine à rassembler quelques centaines d’esclaves sous les drapeaux de l’émancipation. Voilà donc, pourrait dire avec une certaine apparence de raison un pessimiste, négateur du progrès, voilà donc jusqu’où, dans l’espace de dix-neuf siècles, peut descendre le niveau de la dignité humaine !

Wilkes Booth, le futur assassin du président Lincoln, faisait partie de la bande de ces fanatiques inexorables qui conduisirent au gibet le malheureux fermier pensylvanien. Il y a une terrible fatalité dans la coïncidence qui a fait de l’un des fauteurs du supplice de Brown le meurtrier de Lincoln. Ces deux crimes ont commencé et terminé la guerre.

BROWN (John), écrivain anglais, né en 1810 k Biggar, dans le comté de Lanark, est docteur en médecine de l’université d’Edimboug, membre de la Société royale, etc. Il a publié deux volumes d’essais, sous ce titre : Horœ subsecivœ, et fait paraître, dans le Scolsrnan et la North British reoiew, les Good Words. Dans quelques chapitres intéressants, intitulés : Our Dogs, il a fait pour les chiens, avec sa pluma, ce que Landseer a fait avec sa brosse.

BROWN (Henri-Kirke). statuaire américain, né k Leyde (États-Unis) en 1814. Fils d’un paysan, il fut employé lui-même aux travaux agricoles jusqu’à l’âge de quatorze ans, puis se livra k la pratique des beaux-arts et vint achever ses études à Rome, où il séjourna plusieurs années. De retour en Amérique, il se fixa k Brooklyn, dans le Massachussets. Chargé de plusieurs commandes officielles, il produisit la première statue en bronze coulée aux États-Unis. En-marbre, il a exécuté : une statue de VEspérance ; des bas-reliefs remarquables, les JJyades, les Pléiades et les Quatre

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faisons ; les bustes de Bryant, de Spenser et e Nott, etc. Il a reproduit en bronze, d’après Clinton, la statue colossale de l’Ange du jugement.

BROWN (Samuel), savant et écrivain anglais, né k Haddington en,1817, mort en 1855. Il était le quatrième rils du docteur Samuel Brown d’Haddington, auteur de VUniverselle connaissance de la Bible et d’un Dictionnaire de la Bible. Samuel Brown s’est beaucoup occupé de sciences exactes, et a même donné k Édimbourg, en 1843, des conférences scientifiques très-remarquées, qui ont paru depuis en deux volumes. Cependant, il n’était point entièrement absorbé par ses études scientifiques, et sa sympathie était d’avance acquise aux progrès qui pouvaient être faits dans toutes les branches des connaissances humaines. Il a publié un grand nombre d’articles sur toutes sortes de sujets dans les revues et journaux périodiques anglais. Les plus remarquables de ces articles ont été réunis en volumes à Édimbourg, en 1858, deux ans après la mort de cet écrivain éminent.

BROWN (miss Frances), femme poète irlandaise, née k Stranorlane en 1818. Devenue aveugle au berceau, elle lit néanmoins quelques études, mérita par quelques pièces do vers la protection de sir Robert Peel, qui lui fit une petite pension, et publia, outre divers poèmes, des pièces détachées et des nouvelles en prose, deux recueils de gracieuses poésies, « dont on remarque surtout celui qui a pour titre : l’Étoile dAtteghei (1814).

BROWN ou BROUN (John-Allan), célèbre météorologiste anglais, a dirigé pendant plusieurs années l’observatoire de sir Thoinas-Makdongall Brisbane k Makerstoun. C’est là

qu’il est parvenu k découvrir la connexion existant entre les périodes lunaires et les variations magnétiques. Les résultats do ses observations ont paru en plusieurs volumes in-4°, k Édimbourg. M. Brown a récemment été placé k la tête de l’observatoire de Travaucore.

BROWN (Ford-Madox), peintre anglais, né à Calais en 1821, d’une famille anglaise, est l’un des représentants de l’école dite prœraphaè"lite. 11 étudia en Belgique et k Paris, et, après avoir concouru sans succès, en 3844, pour les fresques du palais de Westminster, il fit un voyage en Italie. De retour en Angleterre, il exposa, dans la galerie d’Hyde-Park ou kl’Académie royale, une série de compositions : Wicleff lisant sa traduction de la Bible (1848) ; le Roi Lear (1849), un de ses meilleurs tableaux ; la Jeune mère (1849) ; un portrait historique de ShaUspeare (1850) ; Chaucer récitant ses poésies à la cour d’Édouard III (1851), tableau envoyé k Paris à l’exposition de 1855 ; le Christ lavant tes pieds de Pierre (1852), couronné comme le précédent par l’Académie de Liverpool ; le Foyer anglais (1853). Depuis lors, il n a plus exposé.

BROWNE (George), moine augustin, introducteur de la réformation en Irlande. Nommé par Henri VIII archevêque de Dublin (1534), il entraîna ses diocésains et le parlement k renoncer k la soumission au pape et k reconnaître la suprématie du roi d Angleterre. Il se prononça aussi contre le culte des images et contre l’usage de prier en latin. Nommé primat d’Irlande en 1551, il rit une vive opposition k la cour, fut privé de ses dignités par la reine Maris, et mourut en 1556.

BROWNE (Guillaume), poète anglais, né k Tavistock en 1590, mort en 1645. Après avoir fait ses études de droit, il se livra à son goût pour la poésie et devint gouverneur du comté de Caernarvon. Browne ht paraître des Pastorales anglaises (Londres, 1655, 2 vol. in-S"), et la Flûte du berger (Londres, 1613, in-8°). Ces poésies, qui eurent du succès, et furent louées par Johnson, manquent de naturel et sont déparées par des pointes et par des jeux de mots.

BROWNE (Thomas), médecin et antiquaire anglais, né k Londres en 1605, mort en 1682. S’étant rendu en 1629 sur le continent, il en visita les principales universités, se fit recevoir docteur en médecine k Leyde, et, de retour en Angleterre, s’établit k Norwich, où il termina tranquillement su vie. On a de lui quelques ouvrages singuliers, qui ont été traduits en français : la Religion dû médecin (1642, in-8°), traduite par Nicolas Lefebvra (1668) ; Pseudodoxia epidemica ou Essai sur les erreurs populaires (Londres, 1646, in-fol.) ; traduit par l’abbé Souchay (1733, 2 vol.). Dans cet ouvrage, où Von trouve une vaste érudition, et qui fut bien accueilli, Browne attaque ce qu’il regarde comme des erreurs. Il les expose, cite les auteurs qui les ont propagées et les combat avec le raisonnement, sans faire usage du sarcasme ni de l’ironie. Bien qu’il montre des connaissances très-étendues, Browne a plus d’une fois remplacé une erreur par une autre, et même attaqué des vérités démontrées. On a encore de Browne : Garden of Cyrus or the Quincuncial, plantations of the ancients (Londres, 1658, 1 vol. in-8°). Ses œuvres complètes ont été publiées en 1666 et 1686.

BROWNE (Édouard), fils du précédent, médecin anglais, né en 1642, mort en 1708. 11 visita les principaux États de l’Europe, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Thessalie, etc., et, de retour en Angleterre, il devint médecin de Charles II et président iu