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GARY

autrefois le carvi dans toit*» nos Jardins. (T.. de Berneaud.) La ratine du carvi est aromati-

?ue. (Bosc.) Les graines de carvi entrent dans

a composition de plusieurs liqueurs. (Bouillet.)

— Encycl. Bot, Le carvi est une plante bisannuelle, de la famille des ombejlifères, à racine allongée, charnue, blanchâtre, peu rameuse, grosse et longue a peu près comme le doigt, d une odeur analogue à celle de la carotte ; h feuilles grandes et très-découpées ; à fleurs blanches, en ombelle ; à fruits ovoïdes, allongés et striés. Cette plante habite les prairies et les lieux montueux de l’Europe ; elle se cultive encore dans les jardins maraîchers, mais beaucoup moins qu’autrefois ; on la sème au printemps et a l’automne, puis on éclaircit le semis et on le bine deux ou trois fois. Toutes les parties du carvi sont plus ou moins aromatiques, mais surtout la racine et les fruits. On emploie ceux-ci, dans les pays du Nord, aux mêmes usages que l’anis ; ils servent à

fiarfumer les fromages ; on les met aussi dans e pain, et on les ajoute comme condiment aux légumes, qu’ils rendent plus savoureux et plus faciles à digérer. Les racines ont une saveur agréable, et on les mange dans la Nord. Les fruits sont encore employés en médecine comme excitants et carminatifs ; on en extrait une huile volatile, d’une odeur suave, qu’on administre contre les coliques, et que Ion utilise aussi comme assaisonnement. Les vaches et les moutons mangent volontiers les feuilles du carvi. Il ne faut pas confondre cette plante avec le chervis, qui appartient à la même famille, mais à un genre tout différent.

— Chitn. Essence de carvi. C’est une huile plus légère que l’eau, et que l’on peut séparer, par la distillation fractionnée, en deux principes : l’un hydrocarboné, répondant à la formule Cl’OH", le cûrvène ; l’autre, répondant à la formule CH>Hl*0, le carvol. V. carvène,

CARVOL, CARVACROL.

CARVIFEUILLE s. m. (kar-vi-feu-lle ; Il rail, — de carai et de feuille) : Bot. Syn. de

SÉLtN À FEUILLES DE CARVI. V. SÉUN.

CARVIN, bourg de France (Pas-de-Calais), ch.-l. de cant., arrond. et a 30 kilom. E. de Béthune ; pop. aggl. 5,180 hab. — pop. tôt. 6,546 hab. Fabriques désucre, distilleries ; exploitation de houille ; commerce d’alcools de betteraves, sucre, lin, grains et charbon.

CARVOL s. m. (kar-vol — rad. carvi). Principe oxygéné de 1 essence de carvi.

— Encycl. Le carvol peut être séparé par la distillation fractionnée, mais il est plus simple d’agiter l’essence de carvi avec une dissolution alcoolique de sulfure d’aromoniuro. Il se forme ainsi un sulfhydrate de carool, qui donne le carvol lui-même lorsqu’on le décompose par l’ammoniaque. Le carvol est liquide, bout à 250» et a une densité de 0,953. L’acide sulfurique et l’acide azotique concentrés le résinifient, l’acide chlorhydrique se combine avec lui et forme un chlorhydrate renfermant une molécule d’acide pour une de carvol. Le carvol répond à la formule C10HlsO, qui en fait un isomère du sbymol et de l’alcool cuminique. Traité par une solution alcoolique de sulfure aramonique, il se transforme en un sulfhydrate (C’ !W’0)ÏH2S, qui cristallise en longues aiguilles douées de l’éclat du satin, fusibles et pouvant même se sublimer entièrement lorsqu’on les chauffe avec précaution. Si l’on soumet la solution alcoolique de ce sulfhydrate à l’action longtemps prolongée d’un courant d’hydrogène sulfuré, il se sépare une huile épaisse, soluble dans l’étber qui l’abandonne en flocons blancs lorsqu’il s’évapore. Cette solution éthérée précipite les chlorures mercurique et platonique, mais le précipité n’a pas une composition constante. Le corps qui prend ainsi naissance dans l’action de l’acide sulfhydrique sur le sulfhydrate de carvol n’est autre que le sulfhydrate de sulfôcarvacrol (CiûlIUS)2HîS,

CARY s. m. Art culin. V. cari.

CARY (Robert), chronologiste anglais, né en 1615dans leDevonshire, mortà Portsmouth en 1688. Il avait embrassé la carrière ecclésiastique, et il fut nommé à la cure de Portsmouth. Il est connu par sa Palœologia chronica, publiée à Londres en 1677 (in-fol.).

CARY (Félix), antiquaire français, né à Marseille en 1699, mort en 1754. Il a donné une Dissertation sur la fondation de Marseille (1744), et une Histoire des rois de Thrace et de ceux du Èosphore Cimmérîen, éclaircie par les médailles (1752). Sa collection de médailles a été achetée pour Le cabinet de la Bibliothèque.

CARY (Henri-François), traducteur et biographe anglais, mort en 1844. On a de lui des Vies des poètes anglais, pour faire suite à celles de Johnson ; des Vies des anciens poètes ■mglais.àes traductions de Pindare, de la Divine Comédie, etc.

CARYA s. m. (ka-ri-a — du gr. karua, noyer). Bot. Genre d’arbres, de la famille des juglandées, formé aux dépens des noyers, et comprenant une douzaine d’espèces, qui croissent dans l’Amérique du Nord.

CARYA, ville de l’ancienne Grèce, dans la Laconie. Suivant Servius, le commentateur de Virgile, voici quelle était l’origine de cette ville. Carya était fille de Dion, roi de Laconie, et d Yphitée. Un jour, sur le mont Taygete, sa vue enflamma d’amour le divin Bac CARY

chus ; ses sœurs en devinrent si jalouses, qu’elles’ la gardèrent à’ vue pour qu’elle ne pût avoir de rendez-vous. Bacchus, afin de la i délivrer d’une surveillance si ennuyeuse, la changea en noyer. Diane ayant révélé aux Spartiates cette origine, ceux-ci élevèrent un temple à Carya sous le nom de Diane Caryatide. Quant aux fêtes célébrées dans ce temple en l’honneur de Diane, on leur attribue une autre origine. Des jeunes filles, jouant dans ce temple qui menaçait ruine, s’élancèrent sur un noyer, et restèrent longtemps suspendues’ à ses branches pour éviter le malheur qui les menaçait. En souvenir de Ce péril, elles honorèrent chaque année, par des chants et des danses, Diane Caryatide, le noyer s’appelant en grec karua. En dehors de ces histoires fabuleuses, on sait peu de chose sur Carya, jusqu’à l’époque où, pour punir cette ville de son alliance avec les Perses, les Grecs la détruisirent. D’après une tradition contestable, ils emmenèrent les femmes en captivité, et, afin de perpétuer ce souvenir, ils donnèrent le nom de caryatides à des figures de femmes vêtues de longues tuniques, que l’on place en guise de colonnes pour soutenir un entablement. V. cariatide.

CARYANDA, ville de l’ancienne Asie Mineure, dans la Carie, sur le golfe Jassique, avec un petit port. Patrie du philosophe Scylax.

CARYATIDE et CARYATIDIQUE, formes régulières, mais peu usitées des mots cariatide et cariatidique,

CARYBDE. Y. CHAIÏYBDE. CARYBDEE S. f. Zool. V. CHARYBDÉE,

CARYCHION s. m. (ka-ri-ki-on — dimin. du gr. Mrux ou karux, cérite). Moll. Genre de mollusques terrestres, formé aux dépens des auricules. V. ce mot.

CARYÉDON s. m. (ka-ri-é-don — du gr. karua, noix ; edà, je ronge). Entom. Genre d’insectes coléoptères tétramères, formé aux dépens des bruches.

CARYGUEYA OU CARIGUEYA S. m. (ka-rigoué-ia — du brésilien çarigueia, sarigue). Marnm. Nom vulgaire du sarigue opossum.

V. SARIGOK.

CARYL (Joseph), théologien anglais, né à Londres en 1602, mort en 1672. Il fut souvent appelé à prêcher devant le Long parlement, et il remplit diverses missions sous Cromwell. Son principal ouvrage, plusieurs fois réimprimé, est une Exposition du livre de Job (2 vol. in-fol., 13 vol. in-4°).

CARYL (Jean), poète anglais, né dans le comté de Susses, mort après 1715, .en France, où il partageait l’exil des Stuarts. Ami de Pope, il lui fournit l’idée première de son petit poème de la Boucle de cheveux. On a de Caryl quelques pièces de théâtre : la Mort de Richard III (1667) ; Sir Salomon (1671), et des traductions en vers.

CARYOBORB s. m. (ka-ri-o-bo-re — du gr. karua, noix ; boros, qui dévore). Entom. Genre d’insectes coléoptères tétramères, de la famille des charançons, formé aux dépens des bruches, et dont 1 espèce type habite le Brésil,

CARYOBRANCHE adj. (ka-ri-o-bran-chedu gr. karuon, noix ; branchia, branchie). Moll.» Dont les branchies ont la forme d’un noyau de fruit.

— s. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes dont les branchies affectent la forme d’un noyau de fruit.

CARYOCAR s. m. (ka-ri-o-kar — du gr. karuon, noix). Bot. Genre d’arbres, de la ramifia des rhizobolées, renfermant environ huit espèces : Le caryocar nucifère est un grand et bel arbre. (C. Lemaire.)

— Encycl. Ce genre, qui appartient a la famille des rhizobolées, comprend des arbres à rameaux opposés, articulés, portant des feuilles opposées, à trois folioles coriaces, veinées, rugueuses, dentées, à pétioles articulés à la base ; les fleurs, disposées en grappes terminales, ont également leurs pédoncules articulés à la base et au sommet. On connaît sept ou huit espèces de caryoears, qui croissent dans les régions tropicales du nouveau continent. Leurs fruits, qui ressemblent & des noix, renferment des amandes comestibles. On extrait de celles du caryocar butyracé et de quelques autres une grande proportion d’huile grasse, épaisse, dont la consistance rappelle celle du beurre, et que l’on emploie souvent à la Guyane pour remplacer, dans les usages économiques, cette dernière substance. En Europe, les caryoears ne sont guère connus que comme végétaux d’ornement. On distingue surtout le caryocar nucifère, grand arbre qui se recommande par l’élégance de son port et la beauté de ses fleurs. Hautes de 0 m. 15 et larges à proportion, elles sont d’un pourpre sombre et noirâtre, bordé d’un rouge écarlate vif, et sur lequel tranche la couleur jaune doré des étamines. Dans nos climats, les caryoears exigent la serre chaude.

CARYOCARPE adj. (ka-ri-o-kar-pe — du gr. karuon, noix ; karpos, fruit). Bot. Dont le fruit est semblable à celui du noyer.

CARYOCATACTE OU CARIOCATACTE s.

m. (ka-ri-o-ka-tak-te—du gr. karuon, noix ; katakoptâ, je casse). Ornith. Nom scientifique des casse-noix. CARYOCHLOA s. m. (ka-ri-o-klo-a — du gr.

CARY

karuon, noix-, khloé, herbe). Bot. Genre de plantes, de la famille des graminées et de la tribu des oryzées, comprenant deux espèces, qui croissent au Brésil.

CARYOCOSTIN s. m. (ka-ri-o-ko-staindu gr. karuchion, assaisonnement ; kostos, eostus, espèce d’arbrisseau odoriférant). Pharm, Eleetuaire purgatif dans lequel entre le costus,

— Adjectiv. : Eleetuaire caryocostin..

CARYODAPHNÉ s. m, (ka-ri-o-da-fnédu gr. karuon, noix ; daphnê, laurier). Bot. Genre d’arbres, de la famille des laurinées, tribu des cryptoeariêes, comprenant trois espèces, qui croissent à Java.

CARYOLOBE s. m. (ka-ri-o-lo-be — du gr. karuon, noix ; lohos, gousse). Bot. Syn, de

DIPTÉROCARPE.

GARYOLOPHE s. f. (ka-ri-o-lo-fe — du gr. karuon, noix ; lophos, crête). Bot. Section du genre buglosse.

CARYOPBILE ou CARIOPHYLE (Jean-Matthieu), savant prélat grec, né dans l’Ile de Corfou, mort à Rome en 1639. Après avoir professé les humanités dans le collège des Grecs, à Rome, il fut successivement attaché au service de trois cardinaux, et fut enfin nommé archevêque d’Icône ou Cogni, dans l’Ile de Candie. Il fut un des meilleurs hellénistes de son temps, et il a laissé un grand nombre de travaux très-savants, parmi lesquels nous citerons : Sancti Niti junioris vita, grœce et latine (1624) ; Noetes Tusculanœ et Bavennates, yrœce et latine, varia carminum génère (1625) ; Confutalio Nili Thessalonicensis de primatu papes {1625) ; Epislolœ Themistoclis, grœce {1626) ; Ctialdœé seu Ethiopicœ Ungues institutiones (1630) ; Concilium Florentinum, grœce et latine, etc.

CARYOPHILUS. V. GAROFALO.

CARYOPHYLLAIRE adj. (ka-ri-o-fil-lè-re). Zooph. Qui ressemble ou qui se rapporte aux caryophyllies.

— s. m. pi. Groupe de polypes à polypier pierreux, ayant pour type le genre caryophyllie, et qui, étant peu naturel, n’a pas été adopté.

CARYOPHYLLATA s. f. (ka-ri-o-fil-la-ta ; — mot du bas lat. qui signifie giroflée). Bot. Syn. de benoîte.

CARYOPHYLLÂTRE S. m. (ka-ri-o-fll-Iatre — du lat. caryophyllus, œillet, giroflée, avec la désinence péjorat. ûlre). Bot. Syn.

d’ANTHBRURB.

CARYOPHYLLE s. f. (ka-ri-o-ftl-le ; — altérât, de caryophyllie). Bot. Syn. de cauyo-

PBYLt.ITB.

— s. m. Bot. Ancien nom scientifique du genre œillet, et nom de l’une des sections de ce genre. !| Syn. scientifique du genre giroflier.

CARYOPHYLLE, ÉE adj. (ka-ri-o-fll-lédu gr. karuophullon, clou de girofle ; rad. karuon, noix ; phullon, feuille). Bot Se dit des fleurs, comme celles de l’œillet, qui ont cinq pétales auxquels leur onglet très - allonge donue quelque ressemblance avec des clous de girofle : Fleurs caryophyllées, U est remarquable que le mot giroflée a la même origine, et qu’en Provence on donne aux œillets le nom de giroflées. Il Se dit aussi des plantes dont les fleurs ont cette disposition : Plantes CARYOPHYLLÉKS.

— s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre œillet : Les caryo- PHYLLBiiS sont rarement ligneuses. (Lemaire.) Syn. de dianthées. tl Huitième classe de la méthode de Tournefort, renfermant les plantes dont les corolles ont cinq pétales onguiculés, comme la corolle de l’œillet.

— Helminth. Genre de vers intestinaux trématodes, dont l’espèce type vit en parasite dans l’intestin des poissons d’eau douce, notamment des cyprins, des brèmes, des barbeaux, etc. : Les CARYOPiiYLLÉtës ont la tête élargie, de forme variable. (P. Gervais.)

— s. f. pi. Famille de vers intestinaux trémalodes, ayant pour type le genre caryophyllée. Syn. de protéocéphales,

— Encycl. Bot. La famille des caryophyllées, appelée aussi dianthées, renferme des plantes herbacées, rarement sous-frutescentes, à tiges ordinairement noueuses et articulées, ^ feuilles simples, opposées, souvent connées.plus rarement verticillées. Les fleurs, terminales ou axillaires, sont le plus souvent disposées en cymes dichotomiques, présentant l’aspect d’une ombelle. Elles ont un calice & quatre ou cinq sépales, tantôt distincts, tantôt soudés entre eux et formant un tube cylindrique ou vésieuleux simplement denté au sommet ; une corolle à cinq pétales souvent onguiculés ; cinq ou dix étamines ; un ovaire à une ou plusieurs loges, renfermant un grand nombre d ovules, insérés, dans le premier cas, sur un placenta central, et, dans le second, à l’angle interne des loges ; deux à cinq styles, terminés chacun par un stigmate subulé. Le fruit est ordinairement une capsule offrant une à cinq loges, et s’ouvrant a la maturité par des valves complètes ou seulement par de petites dents terminales. Les graines renferment un embryon recourbé, entourant un albumen farineux. Les earyophyllées se divisent en deux tribus, que plusieurs auteurs ont élevées au rang de familles, I. Dianthées : calice monosépale, tubuleux ; pétales munis d’un long onglet, ordinairement rouges-, gen S

’Cas

res : gypsopkile, saponaire, œillet, silène, eucubale, iychnide, nielle, agrostemtne. 1t. Alsinées : calice polysëpale ; pétales à onglet très-court, ordinairement blancs ; genres : lepigonum, sperpule, sagine, alsiné, subline, stellaire, céraiste, holostée.

Les plantes de cette famille habitent plus particulièrement les régions méridionales de l’Europe qui correspondent & la région des labiées et des earyophyllées, ou région da l’olivïerdes botanistes. Elles croissent surtout dans les lieux arides et montueiix. Elles y acquièrent des propriétés, sinon très-énergiques, du moins assez prononcées. Dans le Nord, elles n’offrent guère que des plantes insipides, presque complètement dépourvues d’intérêt au point de vue industriel ou médical. Quelques-unes, notamment la spergule, sont utilisées en agriculture comme fourrage ou engrais vert. Enfin, plusieurs genres se font remarquer par la beauté de leurs fleurs, et à ce titre occupent une place importante dans les jardins d’agrément.

CARYOPHYLLIE s. f. (ka-ri-o-fil-lî — du gr. caruophullon, clou de girofle). Zooph. Grand genre de polypiers pierreux, de la famille des astrées, renfermant un grand nombre d’espèces vivantes ou fossiles.

— Encycl. Les caryophyllies sont des polyes presque cylindriques, rayonnes, pourvusune couronne de tentacules courts sortant

de loges étoilées, dont l’ensemble constitue un polypier solide, conique, fixe par la base, simple ou à peine agrégé. On a raconté sur les caryophyllies des choses incroyables, entre autres que l’animal ne meurt pas, quand même on le plongerait dans une eau acidulée, et que si on ne renouvelle pas l’eau dans laquelle on le conserve, il peut abandonner sa loge pour aller se promener aux alentours. Ce genre comprend un assez grand nombre d’espèces, dont plusieurs habitent les mers d’Europe. On connaît aussi plusieurs caryophyllies fossiles ; toutes appartiennent aux formations marines.

CARYOPHYLLINE s. f. (ka-ri-o-fil-li-nedu gr. caruophullon, clou de girofle). Chim. Sorte de camphre extrait de l’huile de girofle.

CARYOPHYLLITE s. f. (ka-rï-o-fil-li-te). Zooph. Nom donné aux caryophyllies fossiles. »

CARYOPHYLlODENDRON s. m. (ka-ri-ofiHo-dan-dron — du gr. caruophullon, clou de girofle ; dendron, arbre). Bot Syn. de giroflier.

CARYOPHYLLOÏDE adj. (ka-ri-o-fil-lo-ïde — du gr. caruophullon, clou de girofle ; eidos, aspect). Zooph. Qui ressemble h. la caryophyllie.

— Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte à l’œillet.

s, m. Syn, de caryophyllite.

CARYOPSE s. m. (ka-ri-o-pse— du gr. karuon, noir ; opsis, aspect). Bot. V. cariopsk.

CARYOPTÉRIDE s. f. (ka-ri-0-pté-ri-dedu gr, karuon, noix ; pteris, aile). Bot Genre d’arbrisseaux, de la famille des verbénacées, comprenant une seule espèce, qui eroît dans la Mongolie.

CARYOTAXE s. m. (ka-ri-o-ta-kse —du gr. Aaruon, noix ; taxas, if). Bot. Syn. de torrbya.

CARYOTE s. m. (kû-ri-o-te — du gr. karuon, noix ; ous, otos, oreille). Bot. Genre de palmiers, comprenant sept ou huit espèces qui croissent dans l’Asie équatoriale : Lesoa- ryotes sont des palmiers à fleurs monoïques. (A. Brongniart.)

— Encycl. Les cdryotes sont des palmiers îi tige simple, élancée, lisse, -portant des feuilles assez espacées, pennées, a folioles triangulaires, obliquement tronquées, dentelées et lacérées sur leur bord terminal. Les fleurs sont monoïques et groupées en spadices assez grands, pendants, à base entourée de plusieurs spathes. Le fruit est une baie renfermant uno ou deux graines hémisphériques, à albumen corné. Toutes les espèces de ce genre, an nombre de sept environ, habitent l’Asie équatoriale et l’Ile de Java. La plus intéressante, la saule connue pendant longtemps, est la caryofébrûlante (earyota urens). Elle doit ce nom à la saveur très-acerbe, caustique et comme brûlante de son fruit, qui, lorsqu’on le mange, cause dans la bouche des démangeaisons très-cuisantes. Le bois de ce palmier est assez épais, très-dur, de consistance en quelque, sorte cornée ; il se fend néanmoins très-facilement. Dans l’Inde, on l’emploie aux constructions ; on en fait des planches et des solives. La moelle est blanche, et fournit uno sorte de sagou de qualité inférieure, que l’on utilise seulement à défaut d’autre. Plusieurs caryotes sont cultivés dans nos serres pour l’élégance de leur feuillage.

CARYSTUS, ville de l’ancienne Grèce, sui la côte S.-E. de l’île d’Eubée ; fam«use dans l’antiquité par les marbres magnifiques qu’on tirait du mont Ocha, au pied duquel elle était située, et par l’amiante qu’on y trouvait en abondance, et dont on faisait des vêtement : incombustibles. Elle porte aujourd’hui le nom de Caristo.

CAS s. m. (ka-lat. casus, chute, accident, aventure, occurrence ; de cadere, tomber). Fuit, occurrence, circonstance, conjoncture : Cas nouveau, imprévu, fortuit. Cest h cas d’agir. Agir selon le cas. Voici le cas. La