Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 3, part. 2, Caq-Cel.djvu/150

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théâtre du Châtelet en 186-4 ; mais le succès de cette reprise n’a pas été celui de la création. A H vogue immense du livre avait succédé, il faut bien le reconnaître, un demi - oubli, peu favorable à une tentative de résurrection.

. CASE (Pierre de), théologien français, né dans le bas Limousin, mort en 1348. Son véritable nom était Oe«mnl»oi>». Il entra dans l’ordre des carmes, et parvint par son mérite à la dignité de général. Clément VI le nomma patriarche de Jérusalem et le chargea d’administrer le diocèse de Vaison. Il fut’aussi l’un des docteurs que Philippe VI appela k Vincennes en 1338 pour examiner l’opinion de Jean XXII sur la vision béatifiqus. On lui doit quatre livres sur le Maître des sentences, des Commentaires sitr (a Politique d’Aristote, et des sermons,

CASE (Jean), dialecticien anglais, né k Woodstock dans le xvi ? siècle. Il fut longtemps professeur h Oxford, mais son attachement à la religion catholique le rit exclure de l’université, et il lai fut seulement permis d’avoir des élèves particuliers. On lui doit des commentaires sur divers traités d’Aristote, et, en outre : Apologia musices (1588) ; Iteflexus speculi moralis (1596) ; Thésaurus ccconorniee (1597).

CASE (Jean), médecin et astrologue anglais, né à Line-Regis dans le Dorsetshire, au xviie siècle. Il gagna beaucoup d’argent en. appliquant les appareils de Lilliaux pratiques de l’astrologie, et, comme médecin, il adopta les opinions de Harvey et du docteur Graaf. On lui doit : Compendium anatomicum nova méthodo institutum (Londres, 1694), et un livre très-obscur d’astrologie intitulé  ; The angelical guide, shewing men and women their lot and chance in this elememary life (1697).

ÇASB LEVACHER. V. Levacher.

CASÉ, ÉË (ka-zé) part. pass. du y. Caser. Placé à son ordre : Vous comprenez que, dans une ville où tout est classé, défini, connu, casé, chiffré, numéroté comme à Besançon, Albert Savaron a été reçu par nos avocats «ans aucune difficulté. (Balz.)

— Disposé par cases : Les oiseaux damiers aux ailes casées de noir et de blanc. (B. de St-P.) Il Inusité.

— Fam. Qui a une place, un emploi : Être Men casé. Être casé pour ta vie. Avant un mois ou deux, tu seras casé dans quelque coin avec une bonne petite place de 1,200 ou 1,500 fr. (E, Sue.)

CA.SÉARIE s. f, (ka-zé-a-rî — du nom du botaniste Casearius), Bot. Genre de végétaux ligneux, de la famille des samydées, comprenant une cinquantaine d’espèces, qui croissent dans les régions tropicales, notamment en Amérique.

CASEARIUS (Jean), botaniste hollandais du xvn» siècle. Il résida longtemps k Cochin, dans l’Inde, en qualité de missionnaire, qt il ppit une grande part à la publication du Bortus MalabarictfS de Rheede van Drakensteirç (13 vol. in-fol.). C’est en son honneur que Jacôuin a donné le nom de casearia à un genre de plantes observé par lui en Amérique,

OASÉATE s. m. (ka-zé-a-te — du lat. cassas, fromage). Chim. Sel résultant de la combinaison de l’acide caséique avec une base.

CASSATION s. f. (ka-zé-a-si-on — du lat. caseus, fromage). Conversion du laif en fromage.

GASÉEUX, BUSE adj. (ka-zé-eu, eu-zu —> L’origine du mot latin caseus, fromage, dont nous avons formé l’adjectif technique caséeux, est fort curieuse. D’après le témoignage de Pline, cité par M. Pictet, les peuples barbares qui faisaient usage du laitage et du beurre ignoraient celui du fromage. Oe détail est très-vrai pour tes Celtes et les Germains, car il est prouvé qu’ils ont emprunté aux Romains le nom du fromage, et, par conséquent, le fromaga lui-même. Le caseus du latin est en effet devenu le cyse de l’anglo-saxon, le chasi de l’ancien allemand, le kœse de l’allemand moderne, le cheese de l’anglais, etc. Les langues celtiques ont également mis le latin a contribution sur ce point ; l’irlandais appelle le fromaga cait ; le cymrique, caws ; l’armoricain, kaouz. Quelle est maintenant l’étymologie du mot latin lui-même ? M. Pietet en propose une fort ingénieuse. Il rapproche caseus du sanscrit kashâya, astringent, d’où ie persan kacht, lait aigre ; l’ancien slave kislu, acerbe ; le russe kiseti, bouillie aigre. M. Pictet conclut de ce rapprochement que le fromage peut avoir été connu par les anciens Aryas antérieurement à leur séparation, aussi bien que le beurre, et que, dans la suite, leurs tribus séparées ont pu adopter de préférence l’une ou l’autre de ces préparations du lait). Qui est de la nature du fromage : La partie oaséeosb du lait. La matière caeébusb.

—’ Chim. Acide caséeux, Acide particulier trouvé dans le fromage fait.

GASÉIFORME adj. (ka-zê-i-for-me — du lat. caseus, fromage, et de forme), Chim. Qui a la forme, l’apparence du fromage : Précipité CASÉlFORMË,

GASÉINE s. f. (ka-zé-i-ne — du lat, caseus, fromage). Chim. Substance solide qui se trouve dans le lait, et qui est la base du fromage. Il On dit aussi caséum s. m.

r- Eucycl. Chim. La caséine animale est ûo des principes immédiats du lait, qui lui

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doit ses propriétés nutritives. C’est Une substance blanche, inodore, sans saveur, insoluble dans l’eau, dans l’alcool et dans l’éther, mais soluble dans les dissolutions alcalines, et se présentant sous forme pulvérulente. Elle est très-riche en azote, par conséquent très-altérable au contact de l’air. Sa composition est à peu près la même que celle de l’albumine et de la fibrine ; aussi regarde-t-on ces trois matières comme trois formes isomériques d’un même corps. La caséine est en dissolution dans la partie séreuse du lait. Pour l’en’séparer, on verse quelques gouttes’de vinaigre dans du lait bouillant, qui se coagule aussitôt. On recueille le eoagulum, on le lave a l’eau, on l’épuisé par l’alcool et l’éther, et ce qui reste est de la caséine pure. La caséine

Ïirodutsant avec la chaux un composé insouble et imputrescible, on l’emploie journellement pour la peinture en détrempe et pour la préparation de divers mastics.

La caséine végétale se rencontre surtout dans les fruits des légumineuses : de là le nom de légumine sous lequel on la désigne ordinairement. C’est à sa présence que les haricots, les pois, etc., doivent de durcir dans les eaux séléniteuses, parce qu’elle possède la propriété de former avec le sulfate de chaux un composé tout à fait insoluble.

— Photog. Très-voisine de l’albumine proprement dite, la caséine présente l’avantage de se coaguler avec moins d’énergie, de demeurer plus poreuse quand elle est étendue en couche mince sur la glace, d’être enfin très-fluido et facile à filtrer. Ces considérations capitales ont amené M. Duch&uchoîs à substituer ce produit à l’albumine des œufs, ou du moins à mélanger ces deux substances pour les besoins photographiques.

On prépare la caséine soluble en ajoutant environ 15 gouttes d’acide sulfurique pur. étendu de 30 gr. d’eau, dans un quart de lait bouilli, puis»laissant reposer douze heures. Le précipité de caséine coagulée est recueilli sur ijn filtre, lavé k l’eau d’abord, puis mélangé à du carbonate de baryte fraîchement préparé. L’acide sulfurique étant ainsi saturé, la caséine libre se dissout ; on filtre et on évapore doucement k consistance de sirop. Quand on veut employer la caséine sur glace, ou fait le mélange suivant :

Solution de caséine amenée

à consistance d’albumine. 100 ce.

Albumine d’œufs 70 ■

Eau pure, 20 »

Solution de miel cristallisé. 3 gr. Solution d’amidon soluble.. 1 »

lodure d’ammonium..... * » 50 Bromure d’ammonium.... 1 » Teinture d’iode, ,, ...., 5 gouttes.

Bain sensibilisateur.

Eau de pluie 1S5 ce.

Nitrate d argent cristallisé, 8 gr.

Nitrate de zinc fondu.... 5 »

Acide acétique oristallisable 6 ce. Bain révélateur.

Eau de pluie. 1,000 ce.

Acide acétique eristallisable 6 »

Acide gallique 5 gr.

Acide pyrogallique..... 1 »

Les opérations se font absolument comme pour l’albumine.

CASÉIQUE adj. (ka-zé-i-ke — du lat. caseus, fromage). Chim. Se dit d’un acide trouvé dans le fromage, qui est reconnu aujourd’hui pour être un composé de plusieurs acides : Acide caséique.

CASÈLE s. f. (ka-zè-le — dimin. de case). Petite habitation. Il Vieux mot.

CASELIUS (Jean Cheaiol, connu sous le nom de), professeur et littérateur allemand, né à Gcettingue en 1533, mort k Helmstœdt en 1613. Il professa la philosophie et l’éloquence k Rostoek, puis à Helmstedt, et il fut lié avec les hommes les plus savants de son temps. Il donna des traductions de divers classiques grecs, des notes, un recueil de poésies grecques et latines ; mais ce qui lui a valu surtout une grande réputation, ce sont les lettres savantes qu’il écrivit dans un latin très-élégant, et dont le plus grand nombre fut publié sous ce titre : Qpus epistolicum exhibens J. Caselii epistolas (Francfort, 1687). Élève de Mélanchthon et de Camerarius, Caselius est le dernier grand humaniste que l’Aller magne ait possédé avant le xvnie siècle, il est cependant peu connu, car il n’a pas publié, comme les savants de l’époque, des bibliothèques entières. Des voyages en Italie, où il avait noué des relations avec Muret, Manuçe, Sigonius et Victorius, n’avaient pas peu contribué k lui former le goût, et il s’efforçait dons ses écrits de concilier la manière italienne avec la science allemande. La préoccupation essentielle de sa vie fut l’enseignement ; c’était pour ses cours qu’il mettait k profit ses nombreuses recherches personnelles. Par sa vaste correspondance, il se tenait au courant des progrès de la science dans les principaux pays de l’Europe. Joseph Scaliger prenait un grand plaisir a lire ses lettres, et, quoique assez avare de louanges, ne manquait pas une occasion de le féliciter sur son latin : • Ta manière d’écrire, lui dit-il dans une lettre, me plaît infiniment. Combien l’expression est pure, châtiée, romaine ! Car beaucoup de gens écrivent en latin, mais bien peu parlent romain. « Et cependant Scaliger n’é CASE

tait guèqe pj-évenu en faveur des-produits littéraires de l’Allemagne. Ailleurs, il consola Oaselms des avanies que lui font subir ses adversaires, et l’encourage k persévérer. Le parti luthérien, qui finit, au xvu« siècle, par tuer les études classiques en Allemagne, poursuivait en effet Caselius de ses chicanes et le déclarait hérétique parce qu’il soutenait que les théologiens devaient connaître les littératures anciennes. Depuis la fin du xvin» siècle, l’Allemagne lui a enfin rendu justice. V. J. Burckhard, De Caselii erga bonas litteras mentis {Wolfenbûttel, 1707), et Klippel, Portraits et caractères allemands (Brème, 1853).

CASELLA (Pierre-Léon), historien, antiquaire et poète italien, né k Aquila au xvio siècle. On lui doit : De primis Italiœ colonis, et De Tuscorum origine et republica Florentina (Lyon, 1606), ainsi que des épigrammes et des éloges de plusieurs artistes, en latin.

CASELLE, ville du royaume d’Italie, province et à 12 kilom. N. de Turin, Sur un bras de la Stura, ch.-l. de mandement ; 3,500 h&b. Fabriques de laine et d’étoffes de laine ; filatures de soie, moulins à foulon, papeteries. Il Bourg d’Ualie, ; dans la Principauté Citérieure, district et k 20 kilom. S. de Sala ; 2,400 hab.

CASELL1 (Charles-François), évêque de Parme, cardinal, né à Alexandrie en 1740, mort en 1828. Il fut un des signataires du concordat, accompagna Pie VII h Paris, assista au mariage de Napoléon avec Marie-Louise, siégea au concile de Paris (1811) et devint, après la chute de Napoléon, conseiller intime de l’ex-impératrice des Français, qui avait reçu la souveraineté de Parme.

CASEIX1 (l’abbé Jean), physicien italien, né k Sienne le 25 mai 1815, fit ses études k Florence, entra dans les ordres à l’âge de vingt ans, et reçut le diaconat avec un bénéfice ecclésiastique. Un an après, il écrivit l’Éloge du physicien Nobili, oui avait été son maître. Nommé membre de 1 Athénée italien, l’abbé Caselii tourna d’abord ses études vers les lettres et l’histoire. En 1841, il fut chargé de faire l’éducation des enfants du comte de Sanvitale, qui résidait à Parme. U manifesta une joie patriotique des événements de 1849, et vota même pour l’annexion du duché de Parme k la monarchie piémontaise. Mais l’événement ayant tourné contre ses vœux, il fut expulsé du duché. Rentré à Florence, il se livra entièrement à l’étude des sciences, particulièrement du magnétisme et de l’électricité, dont il s’appliquait k tirer un moteur mécanique. En 1854, il fonda la Récréation, journal des sciences physiques et des arts. Jusqu’alors, l’abbé Caselii n’était connu que comme un savant spirituel et un expérimentateur ingénieux. C est de l’invention du nouveau système télégraphique (1856), auquel il donna le nom de pantélégraphé (télégraphe qui écrit tout), que date sa célébrité, devenue aujourd’hui européenne. Avec la connaissance des principes et des procédés ordinaires de la télégraphie (v. télégraphe), le lecteur pourra comprendre, même sans dessin, le court exposé des particularités propres à l’appareil de M. Caselii.

Dans les systèmes télégraphiques de Morse et de Wheatstone, qui sont les plus usités, les dépêches doivent être, avant l’expédition, traduites en caractères conventionnels consistant en points et petites lignes tracés par une pointe métallique. Arrivés à leur destination, ces caractères sont traduits en lettres ordinaires, pour que la dépêche puisse être lue. Cette double traduction entraîne des chances d’erreurs et une dépense de temps toujours regrettables dans un service télégraphique. Pour les supprimer, ou du moins pour les amoindrir, on chercha k construire des télégraphes imprimants tels que^ l’appareil installé à la station d’arrivée pût reproduire, comme fait un pantographe, les écritures, dessins, marques de fabrique, etc., tracés par l’appareil installé à la station de départ. Voici comment M. Caselii a résolu ce problème d’une façon pratique, les essais tentés avant lui, notamment par M. Blakewel, étant fondés sur des principes vrais, mais rendus impraticables par les difficultés matérielles.

Si l’on fait passer une pointe de fer, traversée par un courant électrique, sur la surface d’un papier imprégné d’une solution de prussiate de potasse, le fer, sous l’influence de l’électricité, décompose le sel, et laisse sur Je papier une trace de couleur bleu foncé, qui est due k la formation instantanée du bleu de Prusse. Cela posé, qu’on se figure, au bu- ! reau expéditeur, une feuille de papier ar- ’ genté, sur laquelle la dépêche a été écrite k la plume, avec de l’encre ordinaire, qui est ■isolante. Ce papier, appliqué sur une tablette de cuivre, est, au moyen d’un mécanisme particulier, animé d’un mouvement de translation, et vient placer successivement toutes les parties da sa surface sous un style de platine qui l’effleure en courant de droite à gauche. À la station d’arrivée, une pointe de fer effleure aussi, en allant de droite k gauche, la surface d’une feuille de papier imprégné de prussiate de potasse, étalée sur une plaque de cuivre, et marchant de haut en bas sous la pointe de fer, comme, dans le bureau expéditeur, la feuille d’argent marche sous le style de platine. Le style de platine est relié à la pointe de fer par un conducteur, et le papier argenté est en rapport avec une pile électrique. Chaque fois que le style de pla GA£E

tins est en contact avec la feuille d’argent, il y a courant ; la pointe de fer est électrisée, et, dans sa course sur le papier au prussiate, elle marque un trait bleu. Chaque fois, au contraire, que le style passe sur 1 encre de la dépêche, le courant est interrompu, et la pointe de fer laisse un intervalle blanc sur le papier chimique. De cette façon, au bout d’un certain temps, la dépêche est transmise en totalité, tracée en caractères blancs sur un fond bleu foncé. Si le papier était isolant et l’encre conductrice, l’écriture ressortirait en bleu sur un fond blanc C’est le résultat auquel est arrivé M, Caselii, mais par un artifice différent et très-ingénieux, qui a en même temps l’avantage de centupler la célérité de la transmission. Voici de quelle manière. Dann les télégraphes ordinaires, l’action électrique persiste un certain temps après l’interruption du courant, et l’employé doit laisser un intervalle entre les signaux, afin qu’ils ne s’embrouillent pas, et pour que le fil conducteur achève de se décharger. Dans le télégraphe Caselii, ce temps de décharge est supprimé et est acquis au travail de l’appareil. À la station de départ, il y a un embranchement de dérivation qui passe par l’appareil télégraphique et va aboutir au sol, de façon a permettre l’écoulement des quatre cinquièmes du courant, qui, lui, passe sans interruption. Le cinquième de courant (mesuré par un rhéostat) qui continue k circuler dans le fil de ligne est neutralisé k volonté, k la station d’arrivée, par une petite pile k courant inverse. Alors, chaque fois que le style de platine passe sur un trait d’encre, il intercepte le courant dérivé, et, par suite, toute 1 électricité passe dans le fil de ligne. Comme la pile neutralisante de la station d’arrivée ne peut agir que sur un cinquième de l’électricité du courant, elle en laisse passer les quatre cinquièmes qui arrivent a la pointe de fer, laquelle marque ainsi une rayure bleue k chaque contact du style de platine avec l’encre. Quand le style de platine effleure le papier métallique, le courant dérivé fonctionne ; le fil de ligne ne reçoit qu’un cinquième de l’électricité produite, dont l’effet est annulé, en arrivant, par la pile k courant inverse. Alors, la pointe de fer n’étant pas électrisée, les parties touchées du papier récepteur restent en blanc. On a ainsi un facsimilé tracé en bleu foncé sur fond blanc.

Nous devons maintenant dire un mot du mécanisme qui garantit la solidarité et la parfaite concordance des mouvements des deux pointes. Chaque pointe s’articule par un système de bielles avec un grand pendule dont les osciflations sont commandées par un électro-aimant obéissant lui-même à une horloge régulatrice. Supposons l’horloge du bureau expéditeur et celle du bureau récepteur en parfait accord : k chaque oscillation de leurs balanciers, le courant qui aimante tes régulateurs des pendules sera ouvert et interrompu ; les deux pendules oscilleront synchroniquement, et, par suite, les deux pointes, placées sous la dépendance des pendules, auront une marche rigoureusement identique.

« Le point du problème le plus difficile h résoudre, dit M. Jules Nougaret, était le synchronisme parfait auquel il fallait soumettre la marche des deux appareils placés k de grandes distances. M. Caselii y est arrivé en établissant un pendule régulateur qui oscille au moyen de poids, et qui sert, par le va-etvient, k établir ou interrompre le courant qui commande le grand pendule électrique. Au moyen d’une vis micrographique qui agit sur ce balancier régulateur, on peut en accélérer ou en ralentir la marche. À cet effet, une marge est tracée sur la minute ; quand l’employé qui est au récepteur s’aperçoit qu’en se reproduisant cette • ligne directrice » s’écarte de sa direction naturelle, soit qu’elle se jette à droite ou k gauche, il en conclut que les balanciers battent h contre-temps, ce à quoi il remédie bien vite au moyen de la vis micrométrique qui agit sur le régulateur. On doit comprendre, par ce qui précède, que l’expéditeur peut fonctionner seul et sans le secours d aucun employé. Le pilote doit être à la station d’arrivée ; c’est lui qui doit se maintenir dans des conditions de synchronisme avec l’isochronisme du transmetteur. Quel grand avantage encore sur l’ancien système si l’on considère que, jusqu’à présent, il avait fallu à chaque poste télégraphique des agents d’une habileté particulière, tandis qu’ici c’est l’appareil lui-même qui rend avec la plus grande exactitude la dépêche qu’on lui confie. Outre cet avantage, nous trouvons dans le système Caselii celui d’éviter la perte : €’un temps précieux qu’occasionne, avec l’appareil Morse, la nécessité de renvoyer la dépêche au lieu de départ pour qu elle y soit contrôlée. Voici, du reste, comment s^établit la vitesse de transmission des appareils actuellement en service à la station centrale des lignes télégraphiques. Deux surfaces métalliques de 0 m. q, 120 sont parcourues par les pointes en vingt minutes. Chaque surface peut contenir environ 20O mots, et, comme chaque appareil peut envoyer deux dépêches à la fois, cela fait 400 mots transmis en vingt minutes : soit 20 mots par minute. Quoique cette vitesse de transmission semble atteindre le merveilleux, k la suite d’essais tentés entre, Paris et Lyon on s’est assuré qu’elle pouvait

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