Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 4, part. 1, Chemin-Cil.djvu/91

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20 Grand danois [canis Danicus major). C’est le plus grand de tous les chiens. Il a les formes plus épaisses, le museau plus gros et plus pendant que-le mâtin ; sa robe est toujours d’un fauve noirâtre, rayée transversalement de bandes disposées comme chez le tigre. Cet animal est fort, bon pour la garde, mais très-paresseux et très-inoffensif.

30 Danois moucheté [canis Danicus). Il atteint quelquefois la taille du mâtin, mais il est plus mince et plus léger. Il est blanc et marqué de nombreuses petites taches arrondies ; il a la queue relevée, les yeux d’un blanc bleuâtre. C’est un chien de luxe, peu intelliget et peu fidèle.

Lévrier (canis Grajus). Ce chien se distingue des autres par ses formes plus sveltes, plus minces, plus effilées. Son museau est pointu, fort allongé, sou abdomen très-resserré, ses Jambes longues et minces, son Î)elage ordinairement court et lisse. Il y a des évriers très-différents de taille, de poils et de couleur, que l’on considère comme autant de sous-variétés, savoir : le grand lévrier, dont le pelage, court et lisse, est gris ardoisé ou gris de souris ; il est peu intelligent, mais très-vif et très-gai. On l’emploie à la chasse du lièvre ; — le lévrier d’Irlande (canis Grajus hibernions) ; il est fort, vite et d’une belle taille ; son pelage est rude et d’un clair tirant sur le fauve ; — le lévrier de liussie ;— le lévrier d’Italie ; — le lévrier chien turc ;— le lévrier d’Écosse, dont le pelage est long et hérissé, les membres robustes.

Chien de berger. Il aies oreilles courtes et droites, la queue horizontale ou pendante, le pelage long, hérissé, noir ou noirâtre.

V. DKRGEK.

G0 Chien du mont Saint-Bernard ou chien des Alpes. Il est né du croisement du terreneuve avec le mâtin. Il a le poil long, le museau effilé, et se distingue par son intelligence. C’est cette race que les religieux du mont Saint-Bernard ont dressée à aller à la recherche des voyageurs égarés dans les neiges ou dans les passages difficiles des Alpes, et k porter secours aux malheureux surpris par l’orage. Tout le monde sait avec quelle sagacité, quelle ardeur ils s’acquittent de Ces nobles fonctions.

Poull ou chien de la Nouvelle-Irlande. Ce chien a le museau pointu, les oreilles courtes et droites, les jambes fines, le pelage brun ou fauve. Dans la Nouvelle ;Irlande, les habitants se livrent à l’élevage de ce chien pour le manger ; on le nourrit surtout de végétaux et de poissons.

8<> Chien marron d’Amérique. Il a la tête plate et longue, le museau effilé, le corps mince, l’air sauvage, le pelage fauve ou brunâtre. Il vit à l’état sauvage, mais s’apprivoise facilement.

90 Chien du Cap de Donne-Espérance. Il a le museau effilé, les oreilles droites, le poil long, fauve, hérissé. Il vit à l’état sauvage et à l’état domestique, et paraît très-bon pour la garde des troupeaux.

10° Dingo ou chien de la Nouvelle-Hollande (canis Australasim). Sa taille est celle du cAteTt-de berger ; son museau est allongé, ses oreilles sont droites ; son pelage est fauve et se compose de poils soyeux extérieurs, et, sous ceux-ci, de poils plus fins et laineux ; sa queue est très-touffue, et.il la porte horizontalement en courant.

1 îo Wah ou chien de l’Himalaya (canis Himalayensis). Il a la tête et le museau allongés, les oreilles droites, les poils extérieurs bruns et soyeux, les intérieurs cendrés et laineux ; sa queue est touffue. Il habite les montagnes de l’Himalaya, où il vit à, l’état sauvage.

120 Dhole ou chien des Indes orientales (canisIndicus). Son pelage est d’un roux uniforme brillant ; sa queue est touffue. Il vit à l’état sauvage en Orient et dans le midi de l’Afrique. Les dholes chassent les gazelles, — mais toujours en plein jour, pour éviter de rencontrer des léopards et des lions.

13° Quao. Ce chien a les oreilles droites, la queue noire et touffue, le nez pointu, les jambes hautes, le pelage d’un roux foncé. On le trouve dans les montagnes de Ramghur, dans l’Inde, où il vit à l’état sauvage.

14° Chien de Sumatra. Il a le museau effilé, les yeux obliques, les oreilles droites, la queue pendante et bien fournie, le pelage roux de fer, moins foncé sur le ventre. Il vit & l’état sauvage dans les forêts de Sumatra.

15» Chien crabiert ou grand koupara, petit koupara. Le grand koupara a le pelage cendré, varié de noir et de blanc ; ses oreilles sont noires, droites et courtes ; les tarses et le bout de la queue sont noirâtres. Il pêche les écrevisses et les crabes, chasse les agoutis, les pacas, etc. ; enfin, faute de mieux, il se nourrit de fruits. Il s’apprivoise facilement, s’accouple avec les chiens domestiques, et produit des métis très-estimés.pour la chasse. Ces métis, croisés avec des chiens d’Europe, donnent des produits encore plus recherchés. Le petit koupara est une variété du précédent ; son pelage est noir et long ; il habite le même pays, et chasse surtout les cabiais.

II. Epagnecls. Les animaux de cette race sont moins grands que les mâtins ; ils ont le museau moins allongé, les oreilles longues, larges et pendantes. Dès leur naissance, lespariétaux s’écartent et se renflent de manière

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à agrandir la botte crânienne. On en compte un très-grand nombre de variétés :

io Chien-loup. Il a le museau allongé, les oreilles droites, la queue relevée ou enroulée en dessus ; le pelage court sur la tête, long et soyeux sur le corps, d’un blanc jaunâtre. Ce chien est un très-fidèle gardien. On le trouve dans tous les pays tempérés. En Allemagne, il existe une sous-variété dont le pelage, d’un blanc de neige, est long et soyeux.

Chien des Esquimaux. Queue ’relevée, pelage fin, ondulé, de couleur variable, avec de grandes taches noires ou grises. Ce chien est très-précieux dans son pays, car on en attelle deux ou un plus grand nombre à un traîneau, et l’on fait ainsi de longs voyages sur la glace ou sur la neige avec la plus grande rapidité.

30 Chien de la Chine. 11 a-beaucoup d’analogie avec le chien-loup ; mais il est plus trapu, plus lourd et d’un pelage noir.

40 Chien de Sibérie. Son pelage est très-long, d’un gris ardoisé ou noir, avec un collier blanc. Il est employé-au même usage que le chien des Esquimaux.

Alco ou techichi. Il a la tète très-petite, la queue courte et pendante, le corps trapu, le dos arqué, le pelage long et jaunâtre. Il se trouvait en Amérique ; il parait avoir disparu.

Epagneul français. Jambes assez co.urtes ; poil long, soyeux, blanc et brun marron ; oreilles longues, larges et tombantes, garnies de longs poils soyeux. Ce chien est très-fidèle à son maître ; il est très-bon pour la chasse de plaine et pour le marais, mais il est très-sensible à la chaleur.

Petit epagneul, le pyrame de Buffon. Il a le pelage blanc, plus ou moins taché de jaune ou de brun, avec les oreilles d’une de ces deux couleurs. Il est élevé pour les appartements.

80 Bichon. Il est très-petit et très-vif ; son pelage, long, hérissé, est plus ou moins grisâtre ou jaunâtre. Il est peu intelligent et peu fidèle.

90 Chien-lion. Il est très-petit, d’un pelage brun ou grisâtre, long, très-soyeux sur la partie antérieure du corps, très-court partout ailleurs, ce qui lui donne une espèce de crinière et un faux air de petit lion.

10° Greâin. Il a le pelage court et presque glisse, noir, mais long et soyeux aux oreilles.

lio Petit barbet. Il ressemble beaucoup au petit epagneul, seulement son pelage est moins soyeux et très-frisé. Il est aussi très-peu intelligent et exige beaucoup de propreté.

120 Epagneul frisé. Son pelage est brun chocolat, court et frisé sur tout le corps, long et soyeux aux oreilles. Il est plus répandu en Allemagne qu’en France.

13° Epagneul anglais. Il a le pelage so3’eux, long, entièrement noir, avec une tache de fauve rouge vif sur chaque oreille. Il a les mêmes qualités que l’épagneul français, mais il est moins ardent.

140 Chien anglais ou epagneul écossais. Ses formes sont légères, élancées ; ses oreilles haut placées, petites ; sa queue recourbée et relevée. Il a les yeux jaunes, le nez rose, le pelage blanc. Ce chien a été introduit en France par Charles Ier, l’année même de sa déchéance. Il est assez répandu aujourd’hui eu Normandie. Il est bon pour la chasse en plaine, mais très-délicat.

150 Chien terrier ou renardier. H est petit, musculeux ; il a le museau court, les oreilles petites, à demi pendantes ; le pelage noir, ras et brillant, avec le derrière des pattes, les joues et deux taches sur les yeux d’un fauve vif. On l’emploie à la chasse du renard, dans le terrier duquel il pénètre assez aisément.

16° Terrier-griffon. 11 a les oreilles plus droites et les poils plus longs que le précédent.

17° Basset à jambes droites. Corps très-long, ainsi que la queue ; jambes grosses et fort courtes ; pelage ras, brun ou noir. Il est peu fidèle à son maître. On l’emploie à la chasse du blaireau, du lapin et du levraut. La femelle va quelquefois faire ses petits dans les bois, et ne les amène qu’au moment du sevrage.

18° Basset à jambes torses. 11 est moins grand que le précédent, et ses jambes de devant sont contrefaites et tordues. Le fond de son pelage est quelquefois blanc, marqué de taches d’un marron foncé. Il aies mêmes qualités et on l’emploie de la même manière que le basset à jambes droites.

190 Basset de Burgos. Il a aussi les jambes torses ; mais il est plus petit que le précédent. Son museau est plus fin et plus allongé ; ses oreilles sont pendantes, ses formes plus légères ; son pelage est ras, d’un fauve gris de souris.

20° Basset de Saint-Domingue. Corps allongé ; jambes courtes, fortes, torses, celles de derrière arquées ; museau’effilé ; oreilles petites, larges, à demi pendantes ; queue relevée ; poil court, lisse, noir en dessus, blanc en dessous.

21° Barbet ou caniche. Ce chien atteint quelquefois la taille d’un mâtin ; mais sou corps est plus trapu, ses jambes sont plus courtes et plus fortes. Son pelage est long, frisé, noir ou blanc ; son museau est épais et court. C’est, de tous les chiens, e plus intelligent et le plus fidèle. Dans le nord de l’Europe, on le dresse à la chasse, et il y est très-utile, parce qu’il va très-bien à l’eau.

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220 Petit barbet. Il ne diffère du précédent que par une taille plus petite, un pelage plus hérissé et moins laineux. Il est également fidèle et intelligent.

23° Barbet-griffon ou chien anglais. Il est encore plus petit que le précédent. Son pelage, qui est blanc, est plus ras et plus’laineux ; les oreilles sont plus petites, les formes plus légères. Il est colère, criard, moins intelligent que le précédent.

240 Griffon. Le pelage est rude, hérissé, peu fourni, d’un fauve roux ou noirâtre, grisâtre, rarement blanc. Il est de la taille du grand barbet ; mais il a les formes plus légères. Il chasse très-bien le lièvre et le renard, mais il a peu d’attachement pour son maître.

250 Chien de Terre-Neuve. Il a la taille du barbet, le museau nu, gros et assez allongé ; les oreilles moyennes, pas très-pendantes, mais a poils longs et soyeux ; son pelage est long, onduleux, blanc, avec de grandes taches noires ; la queue.est relevée. Il aies pieds palmés, et se plaît à. aller dans l’eau. Il est aimant et intelligent.

2(jo Chien courant. 11 a le corps gros et allongé, la queue mince et relevée, les jambes robustes et assez longues ; les oreilles larges, longues et pendantes ; le pelage est ras, blanc mêlé de noir, ou de blanc et de fauve jaunâtre, ou complètement noir, et dans ce cas il est marqué de feu aux quatre pattes et sur les yeux. Il n’a aucun attachement pour son maître.

270 Chien courant suisse. Il est noir, avec deux taches sur les yeux, les joues, la poitrine, la face interne des quatre pattes d’un fauve jaunâtre. Ce chien est farouche, infidèle, mord quand on veut le caresser. Il est excellent pour la chasse du lièvre et du renard.

280 Limier. 11 est plus grand et plus robuste que le chien courant. Il a les oreilles longues, larges, très-pendantes ; le nez gros, les lèvres un peu pendantes. On l’emploie à la chasse du lièvre et des grandes bêtes fauves.

290 Chien d’arrêt. Museau court, assez épais ; poitrine large ; jambes robustes ; corps bien musclé ; pelage blanc, avec des taches brun marron. Il est courageux, ardent, intelligent et fidèle. Il est très-bon pour la chasse de plaine, mais, dans les marais, il contracte des doiileurs.

30° Braque du Bengale. Pelage blanc, avec de grandes taches de brun marron et des mouchetures d’un brun grisâtre. Il a les mêmes qualités que le chien d’arrêt.

III. Dogues. Ces chiens se caractérisent par un museau court, un front saillant, une tête arrondie. Ils sont quelquefois de grande taille. Leur corps est bien musclé, leurs oreilles sont courtes et à demi pendantes.

10 Grand dogue. Ce chien a le museau court ; les lèvres épaisses ; les oreilles courtes, redressées à la base ; le corps allongé, gros, robuste ; la ’queue relevée ; le pelage ras, d’un fauve pâle, plus ou moins ondulé. Ce chien est fidèle, mais brutal et grossier ; il est très-fort et très-courageux, et propre au combat quand il y a été dressé.

20 Dogue du Thibet. Il a la tête plus grosse, plus arrondie ; les lèvres plus grandes, et le nez moins allongé que le précédent. Son poil est noir, assez long, un peu hérissé ; sa queue est garnie de longs poils.

30 Doguin. Oreilles longues et pendantes, pelage noirâtre. Il est plus petit que le dogue ; il est triste et brutal.

40 Bouledogue. Plus petit que le dogue, ce chien a le corps plus court, les pattes moins robustes, le museau très-court et noir ; son nez est relevé, sa tête presque ronde, son pelage fauve pâle et jaunâtre. Il est peu aimant et peu intelligent. Quand il a été dressé pour le combat, il devient très-dangereux, car son courage dégénère en férocité.

50 Doglau. Il ne diffère du bouledogue que par son nez fendu. Il est plus doux, et susceptible de plus d’attachement.

60 Carlin ou mopse. Jl est très-petit ; il a la tête ronde, la queue recourbée, les jambes courtes, le corps trapu, le pelage jaune fauve. Il a peu d’attachement, et encore moins d’intelligence. Il a l’haleine d’une odeur désagréable. ’ 70 Chien d’Artois. Bouledogue à museau court et très-plat. On pense qu’il provient du croisement du roquet avec le carlin.

so Chien d’Alicante ou de Cayenne. Il’a le poil long de l’épagneul et le museau court du bouledogue, et semble provenir du croisement de ces deux espèces.

90 Chien d’Islande. Pelage- lisse et long. Ce chien est plus grand que le carlin, avec lequel il a beaucoup d’analogie. Il a la tête ronde, les yeux saillants et les oreilles presque droites.

10° Dogue anglais. Il provient du croisement du mâtin et du dogue. Il a les oreilles très-pendantes, le poil fauve ou blanc, tacheté de plaques brunes.

Après cette classification du grand Cuvier, parlons des roquets et de l’a nombreuse famille des chiens de chasse. Les roquets sont de taille médiocre ; ils ont la tête arrondie, le museau court et pointu, les oreilles petites, à demi pendantes ; le front bombé, les poils ras et quelquefois nuls. Voici les espèces auxquelles ils se rattachent ;

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10 Baquet proprement dit. Il est de petite taille, a la tête ronde, les yeux gros, le front bombé, les oreilles petites et pendantes, les jambes courtes, la queue relevée, le pelage noir ou varié. Ce chien est courageux, hargneux, criard, mais attaché à son maître, auquel il est très-fidèle.

20 Chien turc. Peau presque nue, noire oucouleur de chair ; museau pointu comme celui du roquet, mais plus allongé ; front saillant, oreilles longues et pendantes, membres petits, queue relevée et recourbée. Pendant longtemps, on a cru que ce chien était originaire delà Turquie ; mais aujourd’hui on soit que Christophe Colomb le trouva en Amérique, dans les îles Lucayes. Il est très-commun au Pérou,

Chien turc à crinière. Il diffère du précédent par sa taille plus grande, et par une crinière à poil rude, qui s’étend de l’origine de ht tète à la queue. On croit que ce chien provient du croisement du chien turc et de l’espagnol. Il est peu attaché à son maître et peu intelligent.

Chiens de chasse. Tous les chiens chassent naturellement ; mais l’éducation a formé parmi eux des races douées d’un instinct particulier, auxquelles s’applique plus spécialement la dénomination de chiens de chasse. Chacune de ces races a des dispositions plus propres à une sorte de chasse qu’à une autre, et l’on a si bien profité de ces aptitudes qu’il existe aujourd’hui presque autant de races qu’il y a d’espèces d’animaux auxquelles on fait la chasse. Cependant, comme en définitive toutes les chasses peuvent se réduire a deux genres, la chasse à courre et la chasse au fusil, on peut de même réduire à deux grandes divisions toutes les races de chiens de chasse : les uns suivent silencieusement la piste du gibier, afin de conduire le chasseur auprès de la pièce qu’il désire atteindre : ce sont les chiens d’arrêt ; les autres suivent la voie en faisant entendre des aboiements : on les appelle chiens courants :

Chiens d’arrêt. Un bon chien d’arrêt est indispensable au chasseur à tir. Les chiens d’arrêt sont encore appelés chiens couchants et chiens fermes. Ils signalent la présence du gibier en demeurant immobiles à quelques pas de leur victime, qu’ils cherchent, pour ainsi dire, à fasciner du regard. On en distingue quatre races principales : le braque, l’épagneul, le griffon et le barbet. L’origine de ces races est complètement inconnue. Elles sont pourtant relativement très-modernes, car l’usage du chien d’arrêt n’a pu commencer qu’avec les premiers fusils. Louis XIII fut même le premier chasseur qui tira le gibier au vol.

Le braque est de haute taille. Le braque a de la légèreté, de la vigueur, une grande finesse d’odorat et une quête magnifique d’ardeur. La chaleur l’incommode peu, et il chasse également bien le gibier h poil et le gibier à plume. Parmi ]fis braques français, Ta race dite Dupuy jouit d’une grande réputation ; mais elle est, pour ainsi dire, introuvable. On reconnaît les animaux de cette race à leur grande taille, à leur oreille papillotée, à la couleur foncée des taches et à de petites mouchetures placées sur les pattes. La race dite de Saint-Germain, formée il y a une trentaine d’années, est encore assez estimée ; mais le peu de soins qu’on lui accorde ne tardera pas à la faire dégénérer, si déjà la chose n’est à moitié faite. Les Anglais possèdent une excellente race de braques qu’ils désignent sous le nom de pointers, parce que ces chiens arrêtent de pointe. Le pointer est plus svelte, a la peau plus fine, les muscles plus fermes que le braque français ; mais celui-ci a plus de docilité. On distingue trois races de pointers, la grande, la moyenne et la petite. Celle qui est de couleur marron est la plus en vogue, ce qui n’empêche point de trouver d’excellents chiens dont le poil est noir fauve ou blanc.

L’épagneul est un beau chien, plus petit, mais plus docile que le braque ; il supporte moins la chaleur. On (’emploie de préférence dans les pays couverts, boisés et marécageux. Les races françaises sont, en général, moins estimées que celles d’outre-Manche. Les épagneuls anglais, connus sous le nom de setters, sans doute parce qu’ils marquent l’arrêt en se couchant, jouissent d’une grande réputation. On distingue cinq races de setters : l’anglaise pure, blanche et noire, avec de petites taches noires sur les pattes et sur le museau ; le setter d’Irlande, dont la couleur primitive était rouge ou fauve ; le setter d’Écosse, aux longues soies blanches et orangées ; le setter noir et feu ; enfin, le petit sette.r blanc et orangé, gros à peine comme un "basset. Ce dernier, appelé cocker, est spécialement destiné à chasser la bécasse et le faisan.

Couvert de poils rudes et hérissés, le griffon peut pénétrer impunément dans les fourrés les plus épais et braver même les épines des ajoncs ; il nage bien, est dur à la fatigue et montre beaucoup d’intelligence. En somme, il serait parfait pour la chasse au bois et au marais, si son entêtement ne le rendait difficile à dresser.

Le barbet caniche est plein de douceur, de fidélité et d’intelligence ; mais il quête lourdement, et, quoique doué d’un odorat exquis, il arrête difficilement. Aussi l’emploie-l-on assez rarement et seulement au marais.

L’éducation d’un chien est assez longue ; il