Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 2, Fj-Fris.djvu/121

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


raison inverse de la consistance pâteuse à laquelle on s’arrête ; mais, à égale consistance, les chaux grasses foisonnent beaucoup plus que les chaux hydrauliques ; les premières rendent en pâte, ni trop molle ni trop ferme, de deux à deux volumes et demi pour un de chaux vive mesurée en pierres avec vides ; les dernières, dans les mêmes circonstances, ne rendent que de un à un volume et demi. En général, 100 kilogr.de chaux grasse très-pure et très-vive donnent en tractions de mètre cube 0m,24 en pâte ; mais, quand la cuisson date de plusieurs jours et que la chaux n'est pas très-pure, ce chiffre descend à 0m18. Les densités des chaux hydrauliques et leur composition sont trop variables pour permettre d’assigner aussi rigoureusement les valeurs de leur foisonnement par l’extinction à grande eau.

Les chaux communes très-grasses, éteintes en bouillie épaisse par fusion, donnent en volume jusqu’à deux et quelquefois plus pour un ; les chaux maigres et communes ne donnent guère que 1,30 à 1,20 pour 1.

Pour la chaux éteinte en poudre, au lieu d’un foisonnement, il s’opère une contraction qui peut varier de 0m,62 à 0m,80 de pâte pour 1 mètre cube de poudre.

Tableau donnant le foisonnement fourni par différentes chaux hydrauliques pour un mètre cube de chaux vive.

MODE D’EXTINCTION VOLUME APRÈS LA FUSION
m. c.
Chaux hydraulique de Bourgogne Fusion 1,55 de pâte.
Chaux hydraulique de Bourgogne Immersion 1,85 de poudre.
Chaux hydraulique naturelle des Buttes Chaumont. Fusion 1,50 de pâte.
Chaux hydraulique naturelle des Buttes Chaumont. Immersion 1,78 de poudre.
Chaux hydraulique artificielle des Buttes Chaumont Fusion 1,59 de pâte.
Chaux hydraulique artificielle des Buttes Chaumont Immersion 1,75 de poudre.
Chaux hydraulique d’Issy Fusion 1,62 de pâte
Chaux hydraulique naturelle des Moulineaux 1,47 —
Chaux moyennement hydraulique de la Hève 1,75 —
Chaux moyennement hydraulique de la Hève Immersion 2,00 de poudre,
Chaux du Theil 1.24 —
Chaux hydraulique naturelle de Senonches 1,20 —
Chaux hydraulique-d’Antony, près de Paris 1,58 —
Chaux hydraulique de Try 1,41 de pâte,
Chaux hydraulique d’Echoisy 1.25 —

M. Delesse, ingénieur des mines, rapporte dans son ouvrage sur les matériaux de construction de l’Exposition universelle de 1855 (1850), la méthode employée pour déterminer le foisonnement des chaux : « Une tôle très-flexible a été coupée suivant un rectangle et émoulée de manière à former un cylindre droit. Deux cercles de fer passés aux extrémités de ce cylindre servaient à le maintenir. Suivant une arête du cylindre, on avait marqué les volumes correspondant aux différentes hauteurs. La chaux dont il fallait déterminer le changement de volume était introduite sans tassement dans ce cylindre de tôle ; on agitait la matière de manière à rendre sa surface supérieure horizontale, et on prenait alors son volume. Ensuite on faisait le gâchage, en évitant de mettre une trop grande quantité d’eau. Avant que la matière eût fait prise, on rendait de nouveau sa surface supérieure horizontale, puis, quand on l’avait laissé sécher, on déterminait son volume. La différence entre le volume primitif et celui après le gâchage étant divisée par le volume primitif donne ce que l’on nomme le foisonnement, ou la contraction, s’il y a diminution de volume. »

Foisonnement des terres. Cette augmentation de volume a une notable importance dans l’estimation des travaux de terrassement ; car si le poids à transporter est égal à celui des terres foulées, le volume à charger et à mettre en cavalier est supérieur à celui de l’excavation. Le foisonnement ne peut être obtenu que par des expériences directes ; il peut varier de 0m,05 à 0m,75 pour l mètre cube de fouille, selon que la terre est maigre et légère, ou qu’elle est argileuse, dure et compacte, par conséquent susceptible de se tenir en grosses mottes ou en moellons.

Des observations de MM. Claudel et Laroque, il résulte que 1 mètre cube d’excavation donne, à très-peu de chose près, les volumes de déblais consignés au tableau suivant :

NATURE DES TERRES. CUBE DE DÉBLAI.
Sans compression et mesuré cinq jours après la fouille. Comprimé au maximum avec le pilon ou avec l'eau.
m. c.
m. c.
Terre végétale de diverses espèces (sables, alluvions)
1,10
1,05
Terre franche très-grasse
1,20
1,07
Terre marneuse et argileuse moyennement compacte
1,50
1,30
Terre marneuse et argileuse très-compacte et très-dure
1,70
1,40
Terre crayeuse
1,20
1,10
Tuf dur ou moyennement dur
1,55
1,30
Roc à la mine réduit en moellons
1,65
1,40

Dans une argile plastique très-ferme, au souterrain du consulat de Suède, à Alger, le volume des déblais, après cinq jours d’exposition à l’air, était de 1,50 par mètre cube d’excavation. Au tunnel de Saint-Cloud, dans une marne très-compacte, le foisonnement a été de 1,74. Au souterrain de Han, dans un calcaire grossier, percé à la mine, il a été de 1,65. Au souterrain de Revin, dans une roche schisteuse, il s’est élevé à 1,75.

On admet encore que les terres légères foisonnent de 0,10 ; les terres moyennes de 0,125, et les terres fortes de 0,166. Le foisonnement augmente avec la hauteur de laquelle ou à laquelle on jette les terres.

On donne encore le nom de foisonnement à la propriété que possèdent certaines houilles, les houilles grasses, de se boursouffler quand on les chauffe. Ce phénomène peut avoir une grande influence dans l’emploi industriel du charbon de terre, et dans beaucoup de cas il faut en tenir compte : ainsi, dans la fabrication du coke à l’aide des fours du système Appolt frères, on a vu des houilles augmenter assez de volume pour briser les parois des cornues et rendre impossible l’usage de ces appareils.

FOISONNER v. n. ou intr. (foi-zo-né —rad. foison). Être à foison, abonder : Les meurtriers officieux foisonnent partout où il y a des tyrans. (Ch. Nod.) Au xviiie siècle siècle, les miracles religieux foisonnent encore. (L. Figuier.)

Ne faut-il que délibérer,
La cour en conseillers foisonne ;
Est-il besoin d’exécuter.
On ne rencontre plus personne.
La Fontaine.

— Techn. Augmenter de volume, en parlant de la chaux que l’on mouille, des corps dont on change l’état : Les terres remuées foisonnent. La chaux vive, arrosée d’eau, l’absorbe avec promptitude, en dégageant beaucoup de chaleur, foisonne et se réduit finalement en une poussière blanche. (J. Girardin.)

— Art culin. Fournir beaucoup à manger : Les petits pois ne foisonnent guère. Les viandes grillées foisonnent moins que les ragoûts.

FOISSAC (Pierre), médecin français, né à Albert (Lot) en 1801. Il se fixa à Paris après y avoir passé, en 1825, son doctorat en médecine. De 1845 à 1848, M. Foissac a été adjoint au maire du Ier arrondissement, où il a fondé, en 1850, une société médicale. On a de lui : Sur le magnétisme animal (1825) ; Rapports et discussions de l’Académie royale de médecine sur le magnétisme animal, recueillis par un sténographe (1833) ; De la gymnastique des anciens comparée avec celle des modernes sous le rapport de l’hygiène (1838, in-8°) ; Sur les devoirs professionnels des médecins (1853, in-8°) ; De la météorologie dans ses rapports avec la science de l’homme (1854, 2 vol. in-8°) ; De l’influence du moral sur le physique (1857, in-8°) ; Hygiène philosophique de l’âme (1860, in-8°) ; Les trois fléaux : le choléra épidémique, la fièvre jaune et la peste (1865, in-8°) ; De l’influence des climats sur l’homme et des agents physiques sur le moral (1867, 2 vol. in-8°), etc.

FOISSAC (Philippe-François de Latour), général français. V. Latour-Foissac.

FOISSET (Jean-Louis-Séverin), littérateur français, né à Bligny-sur-Beaune (Côte-d’Or) en 1796, mort en 1822. Il fut associé à la révision générale de la Biographie universelle de Michaud, qui contient de ce jeune écrivain 120 articles remarquables par la clarté et l’élégante précision du style. On a en outre de lui quelques compositions académiques : l’Éloge du maréchal d’Ornano ; celui du poète Ausone, celui du président Jeannin.

FOISSET (Joseph-Théophile), magistrat et écrivain français, né à Bligny-sur-Beaune (Côte-d’Or) en 1800, frère du précédent. Il entra dans la magistrature et fut appelé, en 1850, a siéger comme conseiller à la cour de Dijon. M. Foisset s’est fait connaître par un certain nombre de travaux littéraires. Il est devenu un des écrivains les plus appréciés du parti dit catholique libéral, dont les membres es plus connus sont MM. de Montalembert et Albert de Broglie. En 1844, M. Foisset a été un des signataires d’une réplique à M. Dupin aîné, intitulée de l’Église et de l’État. Outre de nombreux articles biographiques, publiés dans la Biographie universelle de Michaud (1821-1828), et de remarquables études, insérées dans le Correspondant, on a de lui : Éloge historique de L.-Joseph de Bourbon, prince de Condé (Dijon, 1819), couronné par l’Académie de Dijon, dont il est devenu membre ; le Président de Brosses, histoire des lettres et des parlements au XVIII{e|e}} siècle (1842, in-8°) ; Catholicisme et protestantisme (Dijon, 1816, in-8°) ; Histoire de Jésus-Christ, d’après les textes contemporains (1855, in-18), etc. Il a édité : les Œuvres de Ch. Beugnot, avec une notice (1833) ; la Correspondance inédite de Voltaire et de Frédéric II (1836) ; les Lettres inédites de Leibnitz à l’abbé Niçoise (1836) ; les Œuvres philosophiques du président de Raimbourg (1838), etc.

FOIX, en latin Fuxium, ville de France (Ariége), ch.-l. de départ., à 769 kilom. S. de Paris, sur l’Ariége, près de son confluent avec le Larget, par 42° 57’ de latit. N. et 0° 43’ de longit. O. ; pop. aggl. 5,038 hab. — pop. tot. 6,746 hab, L’arrond. comprend 8 cant., 139 comm. et 85,481 hab. Tribunal de 1re instance ; justice de paix ; collège communal ; école normale d’instituteurs ; bibliothèque publique. Forge importante sur le Larget ; fabrique de faux et de limes, minoteries, tanneries. Commerce de laines, fers, aciers, bestiaux, grosses draperies, poix, résine.

La ville de Foix, mal bâtie, mal percée, au sol inégal, est encaissée dans une étroite vallée, entre deux hautes falaises et au pied d’un rocher de 58 mètres d’élévation et couronné par les ruines pittoresques d’un château fort, que l’on dit avoir été fondé au xie siècle. De ce château, qui soutint des sièges nombreux, notamment en 1210 et en 1272, et qui servit plus tard (xve siècle) de prison au pape Benoit XIII, il ne reste que trois énormes tours gothiques. La tour ronde, qui a 43 mètres de hauteur, a été construite en 1362 par le comte Gaston Phœbus. Une prison à été bâtie entre ces tours. L’église Saint-Voluzien, ancienne dépendance de l’abbaye de ce nom, offre un choeur semi-circulaire, entouré d’élégantes chapelles. Les bâtiments de l’ancienne abbaye, reconstruits après l’incendie de l’an XII, sont occupés par la préfecture et la bibliothèque, dans laquelle on remarque : une belle collection de médailles découvertes dans le-pays ; les livres de chant de la cathédrale de Mirepoix, ornés de miniatures et d’arabesques, etc. Le palais de justice, installé dans l’ancien château des gouverneurs, le pont de l’Ariége, commencé au xiie siècle, par ordre de Gaston IV, achevé au xve siècle et élargi en 1823, la belle promenade de la Villotte, qui s’étend sur la rive gauche de l’Ariége, et l’école normale, située à Montgauzy, sont dignes d’attention.

L’origine de Foix est inconnue. D’après M. Pascal Duprat, « l’existence de Foix, comme ville, ne peut être placée au delà du xie siècle siècle. Roger, comte de Carcassonne, étant mort l’an 1090, son héritage politique fut divisé entre ses fils, et Bernard obtint, avec le Couserans, la forêt de Bolbonne et la seigneurie de Foix. Il fixa son séjour dans cette ville avec sa mère, et bientôt après il y célébra son mariage avec la fille du vicomte de Béziers. Le pays de Foix fut alors érigé en comté par le comte de Toulouse, ce qui indique suffisamment pour Foix un lien de féodalité avec Toulouse et ses chefs. » Les successeurs de Bernard furent Roger 1er, Roger II, Roger III ou Bernard le Gros, Roger-Bernard, etc.

Foix (château de). L’histoire de ce château est liée à celle de la France. Au xie siècle, il était déjà debout, et au xiie siècle, en 1188, on le voit occupé par Raymond-Roger, qui y préside une conférence entre les catholiques et les Albigeois. En 1210, l’armée croisée contre les Albigeois vint se briser devant ses remparts ; en 1272, le comte de Foix osa défier le roi de France, et, s’enfermant dans le château, bâti sur le sommet escarpé d’un haut rocher, il attendit de pied ferme Philippe le Hardi, qui s’épuisa longtemps en efforts superflus avant de pouvoir s’emparer du castel. Il ne put s’en rendre maître qu’après avoir fait crouler d’énormes blocs du rocher sur lequel il était construit. Pris et repris par les catholiques et les protestants au xvie siècle, le château fut tour à tour dévasté et reconstruit. La magnifique tour de 43 mètres de hauteur qu’on admire do nos jours et qui est, en effet, remarquable par les belles formes dont l’a dotée l’architecture gothique, fut élevée par le beau Gaston de Foix, dit Phœbus, et le château, encore redoutable par sa position, a conservé, outre cette tour, qui a longtemps servi de prison départementale, deux autres tours carrées, réunies par des constructions modernes.

FOIX (comté de), ancienne province de France, formant un des gouvernements du royaume, dépendant de celui de Guyenne et de la généralité de Perpignan. Il était compris entre le Languedoc au N. et à l’E., le Roussillon à l’E., l’Espagne et la république d’Andorre au S., la Gascogne à l’O. Sa plus grande longueur, du N. au S., était de 88 kilom., et sa plus grande largeur, de l’O. À l’E., de 40 kilom. On le divisait en haut comté (partie sud), bas comté (partie nord), et pays de Donnezan. Foix était la capitale de la partie haute et de tout le comté, et Pamiers le chef-lieu de la partie basse. Au point de vue ecclésiastique, le comté de Foix formait le diocèse de Pamiers ; quant à l’administration do la justice, elle était comprise dans le ressort du parlement de Toulouse, De nos jours, il forme, à peu de chose près, le département de l’Ariége.

Histoire. Le pays de Foix passe pour avoir été, dans les temps les plus reculés de notre histoire, occupé par des colons phocéens. Les Romains y dominèrent ensuite. Sous les empereurs, il se trouvait compris dans la Première Lyonnaise. Plus tard, il fit partie du royaume des Goths, et tomba enfin au pouvoir des Francs, pour obéir ensuite successivement aux premiers ducs d’Aquitaine, aux Sarrasins, aux comtes de Toulouse et aux comtes de Carcassonne. Un de ces derniers, Roger, ayant fait, vers l’an 1012, le partage de ses terres entre ses enfants, donna le pays de Foix, avec quelques autres territoires, au puîné, Bernard-Roger, qui, par son mariage avec Gersende, fille du comte de Bigorre, augmenta ses possessions du petit comté que sa femme lui apporta en dot. De cette union naquirent trois fils et deux filles, dont l’une épousa dom Ramire, roi d’Aragon, et l’autre Garcias, roi de Navarre, de sorte que la postérité des comtes de Carcassonne régnait a la fois sur les deux versants des Pyrénées. V. l’article suivant.

FOIX (comtes de), famille féodale dont l’origine remonte au xie siècle. Ses principaux membres furent : Roger, hérita (1050) de son oncle Pierre Roger, comte de Carcassonne, la partie du Carcassez qui lui manquait (pays de Foix), et prit dès lors le titre de comte de Foix, fondant ainsi cette grande famille. Comme la domination des califes d’Espagne était un peu ébranlée, Roger consolida son pouvoir de manière à ne rien redouter d’eux et à jeter en même temps le cri d’alarme en Europe si le torrent brisait encore une fois ses digues. Son frère Pierre lui succéda et ne fit rien de remarquable.Roger II, fils de Pierre et de Ledgarde, posséda le comté de 1070 à 1125, malgré les prétentions que le vicomte d’Albi et de Nîmes, son cousin, élevait au nom de sa femme, Ermengarde, sur le comté de Carcassonne.- Il hésitait à céder, quand la voix de Pierre l’Ermite, appelant les chrétiens à une sainte croisade, vint le détacher, pour ainsi dire, des choses terrestres. Raymond-Bernard eut son comté, et Roger partit un des premiers pour la terre sainte. Cet empressement était déterminé par une excommunication du pape Pascal II, excommunication qu’expliquent les tentatives qu’avait faites Roger, pour usurper les biens ecclésiastiques. Le clergé ne lui pardonna pas son audace, et c’est à peine si le pape daigna s’apercevoir de son zèle à prendre les intérêts de la religion. Il y avait mieux à faire, c’était une bonne restitution. Roger rendit la moitié à peu près des biens enlevés, et, voyant, que cette concession n’attendrissait que fort peu le pape, il fit à l’Église de riches donations, qui lui obtinrent enfin son pardon. Il mourut en 1125, après avoir fondé la ville de Pamiers, dont le nom était un souvenir de celui d’Apaméo (Syrie). — Roger III, fils aîné du précédent, fit rentrer dans ses domaines le comté de Carcassonne, abandonné par Roger II. — Roger-Bernard 1er ; fils du précédent et de Ximène de Barcelone, succéda à son père et mourut en 1188, après avoir considérablement agrandi son comté. — Raymond-Roger, fils unique du précédent et de Cécile de Carcassonne, leur succéda et mourut en mars 1223. Il fut un des capitaines les plus habiles de son temps, suivit Philippe-Auguste à la croisade, fut mêlé aux guerres féodales du Midi, soutint son suzerain Raymond VI, comte de Toulouse, contre Simon de Montfort, et se vit dépouiller de Pamiers et d’Albi par les vainqueurs, non moins avides que fanatiques et sanguinaires. Il fit longtemps la guerre, de concert avec les seigneurs albigeois, finit par se soumettre à l’Église dans le concile de Latran, afin d’obtenir la restitution de ses domaines, et n’en fut pas moins obligé de combattre jusqu’à sa mort pour reconquérir ses domaines sur Montfort et les croisés, qui refusaient de les rendre. — Son fils, Roger-Bernard II, s’était signalé contre les croisés, surtout dans l’attaque du château de Montgrenier, qu’il avait défendu six semaines contre l’impétuosité de Montfort. Bientôt, de concert avec le successeur de