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tions de ministre des affaires étrangèras, perdit son portefeuille en 1815, et le reprit lors de la, révolution de 1820 ; mais, ayant été témoin du rétablissement du pouvoir absolu de Ferdinand par le congrès de Laybaeh (1321), il se retira pour toujours des affaires publiques.

GALLO (Thomas), théologien français. V, Gallus.

GALLO-BELGE adj. (gal-Io-bèl-je — du lat. gallus, gaulois, et de belge). Qui appartient en même temps aux. Français et aux Belles ; qui se. rapporte simultanément à ces deux peuples : L alliance gallo-belge a toujours été vue d’un œil soupçonneux par les puissances étrangères. (Jonrn.) En 1830, Louis-Philippe pouvait établir d’une manière solide l’alliance gallo-belge en acceptant le traite pour son fils, le duc de Nemours. Il refusa par pusillanimité, par crainte surtout de se brouiller avec l’Angleterre, il Dans ce sens, ce mot est synonyme de FRANCO-BELGE.

— Se dit de l’école de musique plus connue sous le nom à’écote flamande.

GALI.OC11E (Louis), peintre, né à Paris en 1670, mort en 17G1. Élève de Louis Boullongne, il quitta l’atelier de ce maître pour se rendre en Italie, où il passa plusieurs années à étudier la manière des peintres célèbres. De retour à. Paris, Galloehe se fit connaître par des ouvrages qui furent parfaitement accueillis et qui lui valurent un logement au Louvre, une pension du roi et un fauteuil a l’Académie de peinture (l7li), dont il devint par la suite recteur et chancelier. Les tableaux de Galloehe manquent complètement d’originalité. On y trouve l’emploi à peu près constant des études, d’après les maîtres, qu’il avait rapportées d’Italie ; toutefois, le coloris en est bon, la composition sagement ordonnée, et on y remarqua une belle entente du clair-obseur. Parmi ses œuvres, nous citerons : Hercule et Alceste, son morceau de réception à l’Académie ; la Translation des reliques de saint Augustin, à l’église des Petits-Pères, à Paris, tableau regardé comme son chef-d’œuvre et dont cependant la plupart des figures sont empruntées à. des maîtres italiens ; la Résurrection de Lazare ; Saint Paul partant de Milet pour Jérusalem, à Notre-Dame, etc.

GALLOGLASSE s. m. (gal-lo-gla-Se). Hist. Cavalier de l’ancienne milice irlandaise, armé d’une hache très-aiguë.

GALLO-GREC, GRECQUE S. et adj. (gallo-grèk, è-ke). Géogr. Gitlate, habitant de la Galatie ou Gallo-Grèce ; qui appartient à ce pays ou h ses habitants : Les Gallo-Gukcs. La colonie gallo-grecque.

GALLO-GRÈCE. V. Galatie.

GALLOIS, OISE s. et adj. (ga-loi, oi-ze). Géogr. Habitant du pays de Galles ; qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Les Gallois. La population galloise. La langue galloise. Les Gallois n’entendent pas l’anglais. (L. Foucher.)

— s. m. Linguist. Langue galloise.

— Encycl. Linguist. V. celtique.

GALLOIS (l’abbé Jean), savant critique, membre de l’Académie française (1673) et de celles des inscriptions et des sciences, né à Paris en 1632, mort en 1707, Il étonna ses contemporains par la variété de ses connaissances dans les sciences exactes et dans toutes les branches de l’érudition. Il fut rédacteur du Journal des savants de 166G à 1674, garde de la bibliothèque du roi et professeur de grec au collège de France. Golbert prenait de lui des leçons de latin, dans son carrosse, pendant ses voyages de Versailles à Paris. L’abbé Gallois a mis en ordre les années 1692-1G93 des Mémoires de l’Académie des inscriptions, dont il était secrétaire perpétuel. On ne connaît de lui que quelques opuscules, parmi lesquels il faut citer ses liemarques sur le projet d’une collection des historiens de France, recueillies par le P. Lelong dans sa Bibliothèque.

GALLOIS (Jean-Antoine Gauvain), homme politique français, né à Paris vers 1755, mort en 1828. Il entra en relation avec Cabanis et avec les philosophes d’alors, dont il embrassa complètement les idées, se fit connaître par quelques poésies et entreprit de traduire la Science de/la législation de Filangieri. En 1791, Gallois fut chargé d’aller étudier en Vendée les causes des troubles qui commençaient à agiter cette contrée, puis, en 1793, de traiter de l’échange des prisonniers français avec l’Angleterre. Nommé membre du tribunat en 1799, il en fut élu président en 1802, vota, en 1804, pour l’empire héréditaire, et devint, après la dissolution de ce corps, membre de la législature. En 1814, Gallois se prononça pour la déchéance de l’empereur ; il attaqua, après le retour des Bourbons, le projet de loi sur la presse présenté par Montesquiou, déclara qu’il n’appartenait qu’aux gouvernements despotiques de comprimer la pensée ; puis combattit également le projet de loi sur les douanes. Pendant les Cent-Jours, il se tint à l’écart des affaires publiques et entra, en 1818, à la cour des comptes, en qualité de conseiller maître. On a de lui, outre des poésies fugitives et des articles de journaux : le Retour de l’âge d’or, poème (1774, in-12) ; la Science de la législation (Paris, 1786-1791, 7 vol.), traduction estimée de l’ouvrage de Filangieri,

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qui lui valut l’honneur d’être nommé membre correspondant de l’Institut en 179G. Gallois passe pour avoir coopéré à la Bibliothèque de l’homme public, de Condorcot

GALLOIS (Charles-André- Gustave-Léonard), publiciste et historien français, né h Monaco en 1789, mort en 1851. Il fut, sous l’Empire, secrétaire de préfecture et officier d’administration, et se trouvait, en 1816, à Toulouse, où il faillit être victime des verdets. 11 prit part à la rédaction de plusieurs journaux de l’opinion libérale, entra au Constitutionnel en 1818 et publia des pamphlets très-vigoureux, dont un, e Parapluie patrimonial (1822), lui valut trois mois de prison. Bonapartiste sous la Restauration, Léonard Gallois embrassa la cause républicaine dès 1830. Nous citerons de lui : Histoire du singe de Napoléon (1821, in-8»), pamphlet contre ’Wellington ; le Citateur dramatique (1822-1827) ; Histoire abrégée de Paris (1S24, 2 vol,) ; le Suicide (1824) ; Biographie des contemporains par Napoléon (1824), extrait bien fait du Mémorial de Sainte-Hélène ; Biographie des ministres (iS27, in-8°) ; Histoire de Joachim Murât (1828) ; Histoire abrégée de l’inquisition d’Espagne (1828, in-18), souvent réimprimée ; Histoire pittoresque de ta Révolution française (1830, 4 vol. in-8°) ; Histoire de la Convention nationale d’après elle-même (1834-1835, 2 vol. in-8<>) ; Histoire des journaux et des journalistes de la Révolution française (1845-1S4G), livre intéressant ; Histoire des jacobins, publiée dans la Réforme ; Histoire 4e la révolution de 1848 (1848-1852, 5 vol. in-8»). Gallois a publié, en outre, de nombreuses brochures et dirigé la réimpression du Moniteur de 1789 à 1799, qu’il a enrichie de notes explicatives. On peut puiser d’utiles renseignements dans les ouvrages historiques de ce laborieux écrivain, qui fut un publiciste libéral aussi énergique que sincère.

GALLOIS (Léonard-Joseph-Urbain-Napoléon), publiciste français, fils du précédent, né à Foix en 1815. Héritier des idées politiques de son père, il entra de bonne heure dans le journalisme et collabora successivement au Réformateur (1834), au Journal du peuple, à la Réforme, au Courrier de la Sart/ie, au Bonhumme Munceau (1845-1849), au Démocrate vendéen, qui fut supprimé après lo coup d’État du 2 décembre. M. Napoléon Gallois a donné quelques pièces de théâtre et publié : Petit dictionnaire de nos grandes girouettes (Paris, 1842) ; les Corsaires français sous la république (Paris, 1847, 2 vol. in-8°) ; Almanach du bonhomme Monceau (1849) ; Vie politique de Ledru-Rollin (1849) ; Théâtres et artistes dramatiques de Paris (Paris, 1854-1856, in-4<>). Il a publié depuis lors : Agrandissement de ta Prance (1860, in-S°) ; Biographie contemporaine des artistes du ThéâtreFrançais (18G7, in-18), etc.

GALLOIS. V. Le Gallois.

GALLOIS (Auguste-Adolphe Étienne-), littérateur français. V. Étienne-Gallois.

GALLOMANE adj. (gal-lo-ma-ne — du lat. gallus, gaulois, et du gr. mania, fureur). Qui admire passionnément la nation française.

— Substantiv. : Les gallomanes.

GALLOMANIE s, f. (gal-lo-ma-nî — du lat. gallus, gaulois, et de manie). Admiration passionnée pour la nation française.

GALLON s. in. (ga-lon — bas latin galo, jalo, gillo, getlus, gillo, etc., mots d’origine inconnue, dont on rapproche le latin gaulus, vase à boire, ou l’allemand schate, écuelle, jatte). Métrol. Ancienne mesure de capacité usitée encore en Angleterre, il Sorte de boisseau dans lequel les étameurs mesurent l’étain noir.

— Comm. Gallon de Piémont ou de Hongrie, Galle irrégulière que l’on recueille sur le quercus robur.

— Encycl. Anciennement on comprenait sous le nom de gallon des mesures qui variaient suivant qu’on les employait pour mesurer le vin ou la bière, ou les matières sèches. Ainsi, le gallon pour le vin valait environ 3li’, 33 ; le gallon pour la bière, 4lit, C2 ; lo gallon pour les grains, 4litj 4q ; etc. Depuis 1S3G, on emploie un nouveau gallon, dit gallon impérial, qui a la même contenance pour tous les usages, et équivaut à 4lif, 544. Ce gallon remplit, dans le système des mesures anglaises, le même rôle que le litre dans le système français. Par conséquent, toutes les autres mesures de capacité en sont des multiples ou des sous-multiples.

GALLONDE (Philippe-Charles), habite calligraphie français, né à La Fère en 1710, mort en 17S7. U fut un des chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. Il a laissé quelques précieuses copies d’ouvrages, qui passent pour des chefs-d’œuvre de calligraphie. Nous citerons notamment : une Imitation de JésusChrist, d’après la traduction du P. Brignon, en 5 vol. in-12 avec miniatures et arabesques ; un Livre de chant, grand in-fol. sur vélin, qui servait pour l’office divin de Sainte-Geneviève.

GALLONI ou GALLONIO (Antoine), hagiographe italien, né à Rome, mort en 1605. Il appartenait à la congrégation de l’Oratoire. Il a publié plusieurs ouvrages estimés pour les recherches curieuses et la judicieuse érudition qu’on y trouve, Les principaux sont : Is-

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toria délie SS. Virgini Romane (Rome, 1591, in-4°) ; Trattato degli instrumenta di marlirio e délie varie manière di marlirizxare (Rome, 1591, in-4°), avec des figures dessinées par Jean Guerra de Modène, gravées sur cuivre par Tempesta et représentant les divers instruments de torture employés pour martyriser les chrétiens ; Istoria délie vita e martirio dé gloriosi santi Flavia Domitilla, Nero ed Achilleo ed altri (1597, in-4°) ; Apolegelicus liber pro assertis in annalibus Baronianis de monachato sancti Gregorii papas (Rome, 1504, in-4"), ouvrage dans lequel il se range à l’avis de Baronius, qui avait montré que saint Grégoire le Grand n’avait pas appartenu à L’ordre des bénédictins.

GALLOMUS (Publius), commissaire-priseur ou crient’ public (prosco) romain, contemporain de Scipion l’Africain et de Lucile. Il s est rendu célèbre par sa gourmandise, et est le premier à. Rome qui ait fait servir l’esturgeon sur sa table. Dans sa ne satire du livre II,

j sur la Frugalité, Horace parle de ce glouton. « 11 n’y a pas longtemps, lait-il dire à Ofellus,

! que la table du crieûr Gallonius était décriée

parce qu’il y avait fait servir un esturgeon. »

Baud iia pridtvn

Galloni prœconis erat acipnnscre mensa Infamis...

11 est assez singulier qu’un traducteur récent d’Horace ait pu mettre sur le nom de Gallonius la note suivante : « L’huissier Gallonius, qui le premier se fit servir un turbot, est totalement inconnu. • D’abord Vacipenser, esturgeon, n’est pas le rhoinbus, turbot ; puis Gallonius est, au contraire, bien connu ; plusieurs auteurs, et des meilleurs, parlent de ce goinfre, particulièrement vilipendé pour sa gloutonnerie et sa recherche culinaire par le satirique Lucile, son contemporain, qui l’appelle gurges, gouffre, dans les vers suivants d’une de ses satires, rapportés par Cicéron dans le IIe livre De fînibits : O lavathe, utjactere necesse est ; cognitu’ cui sis, In guo Lxliu’ clamores sophos illv sotebat Edere, compellans yumias ex online nostros. O Publi ! o gurges Galloni ! es homo miser, inquit, Cœiinsfi in vita mmquam benc, mm omnia in ista Consumis squilla aique acipensere cum decumano LselhC prgsclare et recte sophos, iliaque verc..., etc.

Gallonius s’était montré si infâme par sa monstrueuse goinfrerie, que son nom sembla bon à passer en proverbe pour dire un homme entièrement adonné a son ventre et aux plaisirs de la table. Cicéron, dans le livre cité plus haut, De finibus, dit : Sed qui, ad volitptutem omnia referens, vivit ut Gallonius, loquitur ut frugi Me Piso, non audio.

GALLO-PAVO s. m. (gal-lo-pa-vo— du lat. gallus, coq ; pavo, paon). Ornith. Ancien nom scientifique du genre dindon.

GALLOPHAS1S s. m. (gal-lo-fa-ziss — du lat. gallus, coq ; pkasis, faisan). Ornith. Syn. scientifique de houppifére.

GALLOPHOBE adj. (gal-lo-fo-be — du lat. Gallus, Gaulois, et du gr. phoheô, je crains). Qui craint les Français. Il Qui a horreur dos Français.

— Substantiv. Individu gallophobe : Un

GALLOPHOBE.

GALLOPHOBIE s. f. (gal-lo-fo-bî — du lat. Gallus, Gaulois ; phobos, crainte). Peur des Français. Il Horreur des Français.

GALLO-ROMAIN, AINE adj. (gal-lo-romain, è-ne — du lat. Gallus, Gaulois, et de Romain). Hist. Qui appartient à la fois aux Gaulois et aux Romains. Il Qui appartient a la période historique pendant laquelle les Gaules furent administrées par les Romains : Il faut lire dans Sidoine Apollinaire la description d’un repas Gallo-romain. (Fr. Michel.)

— Diplom. Écriture gallo-romaine, Écriture introduite en Angleterre par Alfred le Grand.

— Substantiv. Habitant des Gaules issu du mélange des Romains et des Gaulois, qui se fit à l’époque de la domination de Rome.

— Encycl. L’époque gallo-romaine a pour point culminant la période comprise entre le vc et le ixo siècle. On voit, en effet, à cette époque, deux populations juxtaposées dans la Gaule, mais non confondues : la population conquérante des Francs, qui parle la langue germanique, et la population gallo-romaine, quiavaitadopté la langue latine en l’altérant. À la première appartient exclusivement la puissance politique ; la seconde est opprimée et ne trouve d’asile que dans l’Église. Il faudra plusieurs siècles pour que, du mélange des Gallo-Romains et des Francs, naisse la population française. Les -Gallô-Romains réussirent souvent à s’emparer de la faveur des rois, et devinrent des personnages importants sous le nom de convives du roi. On en cite un certain nombre, comme Aridius, Parthenius, Prutadius, etc. On trouvera des-détails dans les Lettres sur l’histoire de France de M. Aug. Thierry. Une des plus graves erreurs des historiens de la France antérieurs à, notre époque est d’avoir vu des Français dans les compagnons de Clovis et de Charlemagne.. Fréret avait entrevu la différence profonde des races dès le commencement du xvue siècle ; mais il fut enfermé à la Bastille pour avoir osé attaquer un mensonge traditionnel. C’est à MM. Augustin Thierry et Guizot que revient l’honneur d’avoir établi la distinction des Gallo -Romains, des Francs et des Français. V. Guizut, Essuis sur l’histoire de France,

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et Aug. Thierry, Lettres sur l’histoire de France.

GALLOT s. m. (gal-lo — du lat. gallus, gaulois). Linguist. Patois de la haute Bretagne, qui est en grande partie le français de la Renaissance.

— Ichthyol. Nom vulgaire de la tanche de mer.

— Hortie. Variété de pomme.

GALLOTANNIQUE adj. (gal-lo-tann-ni-ke

— de galle, et tan). Chim. Se dit d’un acide doué de propriétés astringentes, qui existe dans la noix de galle et dans plusieurs végétaux.

GALLOWAY, bourg et comté d’Irlande. V Galway.

GALLOWAY (EAST-). V. KirkcudbRIGHT.

GALLOWAY (WEST-). V. WlGro.x.

GALLOWAY (sir Archibald), officier anglais, né en 1734, mort en 1850.11 prit fort jeune du service dans l’armée des Indes, assista à six sièges et à sept batailles contre les indigènes, devint colonel en 183G, fut ensuite attaché à l’administration do la guerre, puis chargé do la direction des travaux publics, militaires et civils, et. devint un des directeurs de la compagnie des Indes en 1846. Galloway était, lorsqu’il mourut, président de la cour des directeurs. On a de lui un excellent ouvrage sur les sièges de l’Inde, ainsi qu’un commentaire sur la législation, la constitution et le gouvernement des Indes anglaises.

GALLOWAY (Randolph Stewart, comte de), pair d’Angleterre, né à Coolhurts (Sussex) en 1800. Connu d’abord sous le nom de lord Garlies, il fit ses études au collège d’Harrow, et, de 1826 à 1831, représenta le bourg de Cockermouth à la Chambre des communes. 11 succéda à son père, en 1834, à la Chambre des lords, où, ainsi qu’il l’avait fait a. la Chambre basse, il se rangea parmi les membres du parti tory. Ce lord a été lieutenant de deux comtés ;■ celui de "Wighton, puis celui de Kirkenbright. Il a épousé une fille du duc de Beaufort en 1833, et en a eu onze enfants, dont l’aîné, Alan Plantagenet, baron Garlies, né h Londres en 1835, a été nommé, en 1861, capitaine des horse-guards et doit lui succéder à la Chambre des lords.

GALLOWAY (Henri, marquis de RuviGNY, comte de), général au service de l’Angleterre. V. Ruvigny.

GALLS ou GAELS. V. Celtes et Gaule.

GALLCCCI (Jean-Paul), astronome italien, né à Salo, près de Brescia, vers le milieu du XVic siècle. Il joignit à l’étude de l’astronomie celle de la médecine, de l’astrologie, et devint un des premiers membres de l’Académie fondée à Venise en 1593. On a de Gallucci un assez grand nombre d’ouvrages, dont les principaux sont : De fabrica et usu hemisphmrii uranici tractatus (15G9, in-fol.) ; Theatrum mundi et temporis (1589, in-4°) ; Spéculum uranicum (1593) ; Modus fabricandi koraria mobilia, permanenlia cum acu magnetica (j59G, in-fol.) ; Délia fabbrica ed uso di diversi stromenti di astronomia e cosmographia (1597), etc.

GALLUCIO, ville d’Italie, prov. de Naples, dans là terre du Labour, à 40 kilom. E.-N.-E. de Gaëte ; 2,172 hab. Belle église paroissiale. On cultive dans ses environs le riz sur une grande échelle ; mais, en raison de cette culture, le climat de la ville est fort malsain et bien peu d’habitants peuvent échapper à la lièvre.

GALLUIS-LA-QIJEtE, village et comm. de France (Seine-et-Oise), cant. de Montfortl’Amaury, arrond. et à 21 kilom. de Rambouillet ; 1,050 hab. Château, bâti par la duchesse du Maine et possédant d’abondantes eaux vives qui alimentent toute la localité.

GALLULMIQÙE adj. (gal-lul-mî-ke —de gallique et uhnique). Chim. Se dit d’un acide préparé en chauffant l’acide gallique.

GALLUPPI (Pascal), célèbre philosophe italien, né à Tropea en Calabre en 1773, mort à Naples en 1S46. Il fut élevé dès l’âge de treize ans dans les doctrines philosophiques de Genovesi. Il vint, en 1795, à Naples, où il débuta par un mémoire apologétique en faveur de la religion, acheva dans cette ville ses études philosophiques, étudia le droit canonique sous François Conforti, puis s’adonna entièrement à la philosophie, et chercha dans la lecture de Leibnitz et des Pères de l’église des armes contre les doctrines de Cotidillac et de Locke. Galluppi publia, en 1819, les deux premiers volumes de son Essai philosophique sur la critique de la connaissance, bientôt suivis de quatre autres volumes qui achèvent l’ouvrage. En 1821, il donna les Éléments de philosophie à l’usage de la. jeunesse, souvent réimprimés. En 1827, il publia à Messine ses Lettres sur l’histoire de la philosophie relativement aux principes des connaissances humaines depuis Descartes jusqu’à Kant inclusivement, le meilleur de ses ouvrages. Nommé professeur de logique et de métaphysique a l’université de Naples, Galluppi, alors sexagénaire, rendit publiquement hommage, en inaugurant son cours, à la mémoire de Genovesi, qui avait enseigné avant lui dans la même chaire, et dont les livres lui avaient ouvert la voie des études philosophiques. Bientôt après, Galluppi publia la Philosophie de la volonté, dont les premiers volumes parurent en 1832 et les deux derniers eu 1339. En même