Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 3, Frit-Gild.djvu/195

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


gàrd

présenter intégralement, soit au saisissant au moment du rêcolement et de la vente, soit au débiteur dans le cas où il serait, donné mainlevée de la saisie. La responsabilité du gardien peutj d’ailleurs, étro plus ou moins stricte suivant les circonstances. Si, ce qui n’est pas habituel, les meubles saisis ne sont pas laissés au domicile du débiteur, mais, à raison de leur nature et de leur caractère précieux, consignés chez le gardien lui-même, la responsabilité de ce dernier est plus étendue. Il est absolument comptable de tout ce qui a été remis à sa garde ; il est alors plus que gardien, il est dépositaire, et il doit rendre la valeur de tout objet non représenté matériellement, à moins que la perte provienne d’un cas fortuit, cas fortuit dont la preuve est à la charge du gardien. L’article 20G0 du code Napoléon est applicable dans toute sa rigueur. Dans la situation la plus ordinaire, c’est-à-dire si les meubles saisis sont restés au domicile du débiteur, le gardien n’est plus dans la condition d’un dépositaire ; il est gardien et rien de plus, et l’on ne peut raisonnablement exiger qu’il passe ses nuits et ses jours à faire le guet dans le domicile d’une tierce personne. Quelques-uns des meubles saisis venant à manquer au moment du rêcolement, les tribunaux ont à apprécier s’il y a eu dans le fait du gardien un cas de négligence imputable. Celui-ci perdra-, dans tous les cas, ses frais de garde ; mais il ne devra Être condamné à des dommages qu’autant qu’on aura une incurie réelle à lui reprocher.

Des tarifs de procédure ont déterminé les salaires qui doivent être alloués au gardien. Aux termes du décret du is février 1807, ce salaire, durant les douze premiers jours de la garde, est, à Paris, de 2 fr. 50 cent, par jour ; il est de 2 fr. dans les villes où résident des tribunaux civils, de 1 fr. 50 cent, dans les autres localités. Pour le surplus de la durée de la garde, l’émolument est réduit a l fr. par jour

Îiour Paris, à 80 cent, pour les villes chefsieux judiciaires, et à 60 cent, partout ailleurs.

— Admin. Gardiens de la paix publique. Ce corps de police a été créé, à Paris, par arrêté du préfet de police le 8 septembre 1870, pour remplacer les sergents de ville, dont les exploits et les provocations avaient trop bien illustré les derniers mois du régime impérial. Les hommes faisant partie de ce corps doivent être choisis parmi les anciens militaires. « Leur mission exclusive, dit l’arrêté (art. 2), est de veiller au maintien du bon ordre et de la sécurité des personnes et des propriétés. » « Ils ne seront pas armés, » dit l’art. 4. «Si les circonstances l’exigent, dit l’art. 5, les gardiens de la paix publique concourront à la défense nationale ; ils recevront, en ce cas, l’armement du soldat.» Conformément à cette disposition, les anciens sergents de ville, qui • se trouvaient du même coup supprimés, furent pour la plupart incorporés dans le nouveau corps et envoyés dans les forts pour concourir k la défense de Paris assiégé. Armés et commandés militairement, ils assistèrent à divers combats d’avant-postes, et plusieurs parmi eux se signalèrent par leur bravoure ; néanmoins le peuple ne les vit jamais l’un bon œil, les souvenirs de la police impériale étant toujours présents à sa mémoire. Lors de l’insurrection communale du 18 mars, ces hommes firent partie de l’armée de Versailles, avec laquelle ils contribuèrent à réduire la grande ville révolutionnée. Les gardiens de Ta paix publique préposés à la garde intérieure de Paris pendant le siège portaient un costume des plus simples : leur coiffure était une casquette à visière carrée ; un long caban a capuchon les enveloppait de la tète aux pieds ; une simple cocarde tricolore, posée sur la poitrine, indiquait la nature pacifique de leurs fonctions. À les voir, tête baissée, les mains fourrées dans leurs longues manches, arpentant deux par deux, d’un pas tranquille, les trottoirs de nos rues, on les eût pris pour des anabaptistes prêts à entonner, comme dans le Prophète, les psaumes religieux sur un ton mélancolique. Le dimanche 25 juin 1871, les gardiens de la paix publique ont inauguré un nouvel uniforme, qui se compose d une tunique noire croisée et ornée do lisérés rou- ; es ; le pantalon est de même couleur, à large iande rouge. Ils portent le sabre-baîounette. Ce corps a conservé son organisation militaire, après l’entrée des Versail luis à Paris.

Gardiens de la couronne (LES), 1817, rO man allemand de Louis Achim d’Arnim, dans lequel l’auteur, un des chefs du romantisme allemand, a retracé l’époque de transition du moyen âge aux temps modernes, sous le règne de Maximilien. Sur les ruines du château des llohenstauffen, dont l’auteur dépeint admiraj blement la grandeur légendaire, on voit l’industrie moderne élever ses palais et la grande figure de Luther proclamer une doctrine nout velle. Çà et là, au milieu des types du moyen , âge, des mystérieux gardiens de la couronne, se détache une figure comique, entre autres la femme du gardien de la tour, qui est devenue si énorme qu’elle ne peut plus descendre l’étroit escalier en spirale, et demeure enfermée dans sa chambre circulaire comme un grotesque monument du passé.— En 1856 parut, parmi les Œuvres posthumes d’Achim d’Arnim, un second volume des Gardiens de la couronne. Plusieurs crurent y reconnaître la plume de la célèbre Bettina, la femme du

g ;

GARD

défunt et l’amie de Gœthe ; mais on ne tarda pas k reconnaître, dans ce fragment remarquable, la touche énergique et originale de 1 auteur du premier volume.

Gardien rie in tour (le), paroles imitées de la chanson de Gœthe (Faust), par Victor Wilder, musique de R. Schumann. Cette chanson, hardiment rhythmée, d’une allure grandiose et sévère, est une des productions les plus viriles du talent, parfois un peu efféminé, de Schumann. Le musicien a suivi, d’un vol assure, l’essor du poète dans les mondes de la pensée ; aussi, pour nous, cette composition est-elle une pièce capitale dans l’œuvre du maestro.

Lentement, pp 1« Strophe. Fi- de- le à ma ta - che, Je

fe^p^=3^gi

mes jours,

Veil •

lant sans re la - che Au

m^m^mmM

fal-te des toura. Je vois fa-ce h. fa - ce Les

œuvres de Dieu ; Et suis dans l’espa - ce Les ritard. p

glo-bes de feu. L’immense harmoni - o Itécresc.

vMe ù mon cœur La gloire infl - ni-c D’un Dieu cré- a-teur, La gloi-re in- fi- ni - e, D’un Dieu cré- a-teur, La gloi-re in- fl- ni - e, D’un

1

m

=*3E

$=&

4

— ?—-

Dieu cré - a - teur ’.

DEUXIÈME STROPHE.

Je vois face a face Les œuvres de Dieu Et suis dans l’espace Les globes de feu. L’immense harmonie Révèle a mon cœur La gloire infinie D’un Dieu créateur. N’importe où j’arrête Mon œil incertain, Je sens sur ma tête [, , Le souffle divin. V

GARDIEN (Jean-François-Martin), conventionnel français, né en 1751, mort en 1793. Avocat à Chatellerault au moment où éclata la Révolution, il en embrassa les idées avec enthousiasme, fut nommé membre de la Convention en 1792, se prononça, dans le procès de Louis XVI, pour la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix, et fut appelé, le 21 mai 1793, à faire partie de la commission des Douze, chargée de la recherche des complots et de l’examen des arrêtés de la municipalité de Paris. Décrété d’accusation pour avoir désapprouvé, en 1790, dans une correspondance avec Marizi, la création du papier-monnaie, Gardien fut condamné à la peine de mort.

GARDIEN (Claude-Martin), médecin et physicien français, né à ïarjet (Berry) en 1767, mort en 1838. Il professa’d’abord la physique et les mathématiques à Bourges, puis se fit recevoir docteur en médecine à Paris, où il s’occupa spécialement des maladies des femmes et des enfants. On a. de lui ; Examen des e/fets que produisent sur l’économie animale les qualités physiques de l’air (1799) ; Traité complet d’accouchement et des maladies des filles, des femmes et des enfants (Paris, 1807-1816, i vol. in-8<>) ; Du toucher (Paris, 1811).

GARDIENNAGE s. m. (gar-diè-na-jerad. gardien). Emploi, office de gardien : Le propriétaire est un dépositaire infidèle qui nie le dépôt commis à sa garde et veut se faire payer les jours, mois et années de son gardiennage. (Proud.)

— Mar. Ensemble des mesures prises pour la conservation de certains objets déterminés dans un port : Le gardiennage des tonneaux.

GARD

GARD1ENNAT s. m. (gar-diè-na — rad. gardien). Hist. relig. Office de gardien dans une communauté religieuse.

GABDIENNESSE s. f. (gar-diè-nè-serad. gardien). Mar. Chambre des canonniers à bord d’un vaisseau de guerre.

GARDIER s. m. (gar-diê — rad. garder). Hist. Officier que les dauphins du Viennois avaient, à Vienne, pour veiller à la conservation de leurs droits et à la garde de leurs domaines et trésors.

GARDIN-DUMESNIL (Jean-Baptiste), humaniste français, né à Saint-Cyr, près de Valognes, en 1720, mort en 1802. Il fut d’abord professeur de rhétorique aux collèges de Hsieux et d’Harcourt, puis il remplit les fonctions de principal à celui de Louis-le-Grand, après la suppression des jésuites (1764). Parmi les ouvrages qu’il a laissés, son Traité des synonymes latins (1777, in-12) lui assure une réputation durable. Il en a été donné de nouvelles éditions, augmentées, par M. Janet (1813, in-8°) et par M. Achaintre (1815, in-8°).

GARDINER, ville des États-Unis d’Amérique, dans l’État du Maine, à 70 kilom. N.-O. de Porlland, sur la rive droite du Kenneboc ; 6,000 hab. École classique importante. Exportation considérable de bois de charpente.

GARDINER (Étienne), prélat et homme d’Etat anglais, né en 14S3, mort en 1555. Il était, selon des conjectures probables, fils naturel de Lionel Woodvill, évoque de Salisbury, et beau-frère d’Édouard IV, qui avait fait épouser sa concubine à un de ses domestiques, nommé Gardiner. Au sortir de l’université, où il reçut une forte instruction, Étienne devint secrétaire du cardinal Wolsey. Cet emploi le mit en contact avec Henri VIII qui, frappé de son intelligence, l’employa bientôt dans une affaire de la plus haute importance. Lorsque le roi résolut de divorcer avec Catherine d’Aragon, ce fut Gardiner qu’il envoya négocier ce divorce à Rome (1527). 1 Par son habileté et par son éloquence, le diplomate obtint de Clément VII la nomination d’une commission chargée d’examiner la validité de la dispense qui avait autorisé le mariage de Catherine d’Aragon avec Henri VIII. De retour en Angleterre, Gardiner, qui était alors premier secrétaire du conseil privé, fut nommé secrétaire d’État, puis reçut l’évêché de Winchester (1531), lorsqu’il eut amené l’université de Cambridge à se prononcer en faveur du divorce. Il remplit ensuite diverses missions diplomatiques, reconnut, après quelques hésitations, la suprématie spirituelle du roi et finit par tomber en disgrâce pour avoir pris part à un complot dirigé contre Cranmer et pour avoir conseillé l’arrestation, comme hérétique, de Catherine Parr, la sixième femme de Henri VIII. Après la mort de ce souverain et l’avènement d’Édouard VI, Gardiner ne fut plus seulement disgracié, il fut persécuté. La vive opposition qu’il fit aux changements dans les dogmes et aux nouvelles doctrines religieuses que voulait introduire l’archevêque de Cantorbery, Craniner, amena son arrestation. Il subissait depuis cinq ans une détention rigoureuse k la Tour de Londres, lorsque Marie monta sur le trône (1553). Rendu à la liberté et nommé, bientôtaprès, grand chancelier d’Angleterre, il persécuta les protestants, mais administra le royaume avec sagesse et fermeté, sauva de la mort Elisabeth et Courtenay, et mourut après avoir entamé des négociations pour le mariage de la reine Marie avec Philippe II, roi d’Espagne, On a de lui, entre autres ouvrages : De uera et falsa obedientia (1534) ; Necessary doctrine of à Christian man (1543) ; ConftUalio cauillationum (1552).

GARDINER (Richard), littérateur anglais, né à Saffron-Walden (comté d’Essex) en 1723, mort en 1782. Successivement payeur des troupes, diacre, lieutenant de grenadiers, officier de marine, il essaya et se dégoûta de tout, fut à plusieurs reprises emprisonné pour dettes et mourut brouillé avec sa famille et tous ses amis. Nous citerons parmi ses ouvrages : Histoire de Pudica et de ses cinq amants (1754) ; Journal d’une expédition aux Indes occidentales (1759) ; Mémoires relatifs à la campagne de 1774. On a publié, dans un volume intitulé : Mémoire de ta vie et des écrits de Richard Gardiner ou Diclt Merry Fellow (1782), de petits poèmes, des épitaphes, des épjgrammes, des chansons, etc. de ce littérateur.

GARDINER (Guillaume), graveur irlandais, né à Dublin en 1766, mort en 1814. Il apprit le dessin à l’Académie de sa ville natale, puis se rendit à Londres, où il travailla pour un peintre de portraits. Bientôt après, il se nt comédien, s’appliqua ensuite avec le plus grand succès a la gravure sous la direction de Bartolozzi, abandonna cet art pour se préparer à la carrière ecclésiastique, à laquelle il’ renonça, et, après avoir exercé quelque temps la profession de libraire, il termina sa vie par le suicide. Gardiner a exécuté de remarquables portraits à l’aquarelle. Graveur d’un grand talent, il a, fuit un assez grand nombre d’estampes pour les Illustrations of Shakspeare ;’Œcanomy of human life, de Dodsley, les Mémoires de Grammoitt, les Fables de Dryden, etc. Plusieurs des gravures représentant les Nuits de l’année et signées par Bartolozzi sont de Gardiner.

GARDNER (lord Alan), baron d’Uttoxeser,

GARD

1029

amiral anglais, né k Uttoxeser, comté de Strafford, en 1742, mort à Bath en 1809. Il entra fort jeune dans la marine, prit part, en qualité de capitaine de frégate, à la guerre d’Amérique, se conduisit brillamment, en 1782, à la bataille navale livrée par les Anglais au comte de Grasse, fut appelé au conseil de l’amirauté en 1790 et nommé contre-amiral. Investi du commandement des lies Sous-le-Vent, il tenta, à l’instigation des royalistes de la Martinique, de s’en emparer en 1793 ; mais, par son énergie, Roehambeau fit échouer l’entreprise de l’amiral anglais, qui, de retour en Europe, fit partie de l’escadre de la Manche sous les ordres de l’amiral Howe. Gardner se distingua dans plusieurs rencontres, notamment au combat du l»r juin 1794, puis fut nommé vice-amiral, amiral (1800), pair d’Irlande et baron. En 1809, il prit le commandement de l’expédition dirigée contre l’Ile de Walcheren, eut une grande part k la reddition de Flessingue et quitta peu après la service actif.

GA11DNER (George), éminent botanisto écossais, né à Glascow en 1812, mort à Neueru-ÉUia, dans l’Ile de Ceylan, le 10 mars 1849. Il étudia la médecine à Ulascow et se fit recevoir licencié de la faculté de médecine et de chirurgie de cette ville. Do bonne heure, il se voua à l’étude exclusive de l’histoire naturelle et spécialement de la botanique. Sir William Hooker, alors professeur de botanique à Glascow, frappé de l’ardeur de Gardnor, lui facilita l’étude de cette science en mettant à sa disposition son herbier et sa magnifique bibliothèque. Bientôt Gurdner publia un herbier de poche, intitulé Musci britannici. En 1836, il quitta l’Angleterre pour explorer la flore de l’Amérique méridionale. Son expédition était patronnée par sir William Hooker, le duc de Bedford et quelques riches souscripteurs. Il visita d’abord Rio-Janeiro, le Corcovado et la chaîne de i’Organ, d’où il envoya une magnifique collection. En 1837, il alla à Pernambuco, puis à Aracaty et, s’avançant dans les terres, visita les provinces de CaraetdePiauhi. Il franchit ensuite la Sierra-Geral, auprès d’Arrayas, et visita la province de Minas-Geraes, ainsi que le district des diamants. Durant cette seconde expédition, il envoya une riche collection de plantes remarquables. De retour à Rio-Janeiro en 1840, il explora la chaîne de l’Organ avant do revenir en Angleterre. En juitlet 1841, il débarquait à Liverpool après une absence de cinq ans et deux mois, durant lesquels il n’avait pas rassemblé moins de 6,000 spécimens de plantes phanérogames. Le récit de cette exploration fut publié en un volume in-8°, sous le titre de Voyages dans l’intérieur du Brésil. Il a publié également de nombreux articles dans le Journal de botanique de Londres et décrit de nouveaux genres de plantes. En 1842, il commença le catalogue raisonné des plantes qu’il avait rapportées, mais ne parvint malheureusement pas à l’achever. En 1813, il publia un Sertum plantarum, en collaboration avec M. Eielding, et, dans cet ouvrage, il a décrit beaucoup de plantes nouvelles. En septembre 1843, Gardner fut nommé surintendant du jardin botanique de Ceylan, à la recommandation de sir William Hooker. À peine arrivé, il se mit à réunir les matériaux nécessaires pour publier une flore complète de l’Ile. En compagnie du docteur Wight, il visita les monts Neilgherry pour s© familiariser avec cette flore ; puis, durant cinq ans, il se mit à rassembler dus spécimens pour cet herbier qu’il espérait compléter en 1851. Dans cette intention, il. visita, avec sir Emerson Tenent, Jafna, Trincoinalee et divers autres districts de l’Ile. Cependant son ardeur pour l’étude, avait gravement altéré sa santé. Un jour qu’il était ullé rendre visite à lord Towingtou, gouverneur de l’île, à Neuera-Ellia, il fut, presque en arrivant, frappé d’une attaque d’apoplexie foudroyante, à laquelle il succomba en quelques heures. Il avait eu le temps de compléter avant de mourir un Manuel de botanique indienne. Les matériaux do sa flore de Ceylan ont été mis à la disposition de M. Thwaites, surintendant actuel du jardin de botanique de Ceylan, qui s’occupe de la publication de cet ouvrage. Gardner a publié plusieurs articles dans le Journal d’his— taire naturelle de Calcutta, sur les plantes de Ceylan et les podastemaceze de l’Inde méridionale. Gardner était aussi actif que savant, et son œuvre est très-importante bien qu’il soit mort jeune.

GARDNÉRIE s. f. (gar-dné-rl — de Gardner, bot, ungl.). Bot. Genre de plantes do la famille des loganiacées, type de la tribu des gardnériées.

GARDNÉRIE, ÉE adj. (gar-dné-ri-é — rnd. gardnérie). Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux gardnéries.

— s. f. pi. Ancien nom de la famille des loganiacées, servant aujourd’hui à désigner une de ses tribus, qui comprend le seul genre gardnérie.

GARDOIR s. m. (gar-doir — rad. garder). Réservoir, lieu où l’on garde, où l’on conserve quelque chose : J’ay vu des gahuoiks assez où les poissons accourent pour manger. (Montaigne). Il VicuxmotOndisaitaussiGARnoiREs.f.

GARDOKH, village du Thibet. V. Garou.

GARDON s. m. (gar-don — rad. garder, parce que ces poissons se gardent longtemps