Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/101

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GOLE

agent. Goldsmitli, tic se croyant plus en sûreté à Paris, repasse à Londres, après avoir obieuu sa grâce du ministère britannique, et montre bientôt à quel prix il i !oiluette fa-veur, en publiant lu journal YAntigntlican et VHistoire secrète du cabinet de Saim-Clond (1810), pamphlet plein de personnalités injurieuses contre Napoléon et sa cour, et qui, traduit en français en 18H, eut une vogue considérable dans le" parti royaliste. Revenu en France à cette dernière époque. Goldsmiih m’usa plume au service des Bourbons, chercha des succès dans le scandale et obtint la place lucrative de notaire de l’ambassade anglaise. Lord I.indlium n’a pas dédaigné d’épouser la fille de cet homme. Parmi les autres écrits de Goldsmith, nous citerons : Elut de ta France à la fin de l’an VIII (Londres, 1801) ; Exposé de ta conduite de lu France entiers l’Amérique (Londres, 1809) ; Cours politique et diplomatique de Napoléon Oonaparte (Londres, 1811 et suiv., 7 vol. in-8<>) ; Adresse à tous tes sou’veruiiis de l’Europe (Paris, 1825) ; Statistique de ta France (Paris, 1832), trad. en français par E. Henrion (1833)..

GOI.EGA, ville de Portugal, prov. de l’Estraimidure, comarque et à 29 kilom. N.-E. de Santa rem, sur la rive gauche de l’Almondo ; 2,937 hab. Fabrication d’étoiles de laine.

GOLEJHBIOWSKI (Luc), historien polonais, né en 1773, mort en 1849. En 1791, il fut attaché à la chancellerie de Kosciusko, et combattit comme simple soldat à la bataille de Szczekocyny. En 1823, il fut nommé conservateur de la bibliothèque publique de Varsovie, perdit cet emploi après la révolution et vécut alors dans laTetruite. On a de lui : les /Ji.<torien* polonais, leurs mérites et leurs défauts (1826) ; Description historique et statistique de la ville de Varsovie (1827) ; le Peuple polonais, ses usages et ses ociupatinus (18OOJ ; les Costumes en Potoçjne depuis te.s temps les plus anciens jusqu’à uns jours (1830) ; les Maisons et les cuurs (1830) ; les Jeux et les plaisirs des différentes classes de la société polonaise (1831), ouvrage qui, de même que Tes trois précé-1 dents, renferme de précieux documents sur les mœurs et les usages anciens du peuple polonais ; le Cabinet de médailles (1843, 4 vol.) ; Histoire de Pologne depuis le renne de Wladistas la/jellon (1386) jusqu’à la fin de celui d’Alexandre (150B] (1840-1848, 3 vol.)- Il a, en outre, traduit en polonais Charité et Pulydore, de Barthélémy, et le Voyage du jeune Anacharsis, du même auteur (1819-1S2G, 7 vol.) ; l’Histoire de ta décadence et de la chute de l’empire romain, de Gibbon, etc. — Son fils, Séverin Golumbiowski, né en 1820, mort en 1S54, s’est aussi fait connaître par des travaux littéraires, insérés dans lu Bibliothèque de Varsovie. Il a publié à part : le Siècle de Sigismond-Auguste (1851, 2 vol.) ; Souvenirs de ta oie de Lue Golemtiowski (1853).

GOLÈME s. m. (go-lè-me — de l’hèbr. golem, massue). En loin. Genre d’insectes hémiptères, de la famille des coréides, tribu des lygeens, dont l’espèce type habite la Guyane.

GOLESCO (Stéphan), homme politique Valaque, fils du grand logothèle Constantin, né à Cuiiipû-Loiigù en 1809. En 1826, Stéphan Golesco partit avec son frère Nicolas et son père pour la Suisse, où les deux jeunes Valaques complétèrent leurs études. Ils revinrent ensemble trois ans après en Valachie, où les rappelait la maladie de leur père, qui mourut peu de temps après. Stéphan Golesco s’engagea dans l’armée et devint rapidement otticier. Au mois d’octobre 1834, Alexandre Ghika étant devenu hospodar de Valachie, Stéphan Golesco fut, comme son frère, nommé aide de camp de ce prince. Quelques années après, il quitta l’armée et fut attaché successivement à divers ministères. L’avènement du prince Bibesco, en 1841, ne l’éloigna pas des fonctions publiques ; il passa plusieurs années dans la magistrature et devint juge à la.-cour d’appel. En 1847, cependant, le rôle actif qu’il jouait dans les manœuvres du parti avancé l’obligea à donner sa démission. 11 devint alors un des chefs du comité national, dont le programme avait pour base l’union des provinces moldo-valaques ; il fut donc un des promoteurs de la révolution de 1848. 11 essaya de forcer l’hospodar à promulguer une constitution nouvelle. Le prince Bibesco résista. Le 21 juin 1848, M. Stéphan, M. Héliade et quelques autres provoquèrent une insurrection dans la petite Valachie et proclamèrent la constitution nouvelle. La révolte eut un succès rapide ; elle gagna Bucharest, et le prince Bibesco dut adhérer à la constitution qu’on lui imposait. M. Stéphan Golesco fut appelé, avec son frère et les principaux autours de la révolte, à faire partie d’un nouveau ministère. Lieux jours après survint la fuite du prince, et les Golesco firent partie du gouvernement provisoire ; mais, au mois do septembre, une armée turque envahit la Valachie. Golesco partit pour la France et tit purtie de cette nombreuse colonie d’exiiés va* laques qui habita Paris jusqu’en 1857. À cette époque, il revint à Bucharest et fut nommé secrétaire du divan ad hoc créé pour donner son avi3 sur les vueux et les besoins du pays. I) se prononça pour l’union des provinces et vota pour le prince Couza ; mais, sous le gouvernement de cet hospodar, il continua à appartenir à l’extrême gauche. Ii joua un roia actif dans l’agitation politique qui força ce prince à abdiquer, le 23 février 1866.

’ GOLF

M. Stéphan Golesco était président du conseil et, ministre des affaires étrangères depuis 1867, lorsque la population fanatisée se livra dans plusieurs villes, notamment à Jîissy, à des actes d’odieuse persécution contre, les Israélites. La tiédeur que mit le gouvernement à réprimer ces excès provoqua l’intervention des puissances étrangères, et M. Galesco dut donner sa démission (mai’1868). Ce fut son frère Nicolas qui fut choisi pour leremplacer.

GOLESCO (Nicolas), homme politique valaque, né à Campû-Longû en 1810. Sa vie est si bien liée à celle de son frère, que nous avons, pour ainsi dire, raconté son histoire dans la biographie précédente. Il ne nous reste plus qu’à ajouter quelques détails relatifs aux rares circonstances où les deux frères se sont trouvés séparés. Quant Stéphan entra dans l’armée, Nicolas s’engagea diins la milice avec le grade de sous-lieutenant, et devint bientôt colonel, puis aide de camp du prince Ghika. Dans le gouvernement provisoire, Nicolas Golesco eut le portefeuille de l’intérieur. Il fit ensuite partie de la lieutenance princière de la Valachie, qui-n’eut, comme on’ sait, qu’une durée éphémère, fut arrêté p*ar les Turcs, mais parvint à s’échapper’et se réfugia en France avec son frère. À Paris, il prit une part antive à tous les actes du comité de l’émigration roumaine. Rentré en 1857, il devint vice-président du divan ad hoc dont son.frère était secrétaire, et fut chargé, en J860, de former un cabinet. En février 1866, il fut désigné par la Chambre, après l’expulsion du prince Couza, pour présider la lieutenance princière des Provinces-Unies, c’est-à-dire le gouvernement provisoire, et il occupa ce poste jusqu’à ia prise dé possession du trône par le prince Charles de Ilohenzollern (22 mai 1866). Deux ans plus tard, les juifs ayant été l’objet de violences et de persécutions cruelles de la part de la population, dans plusieurs villes et provinces, les puissances européennes intervinrent pour que le gouvernement y mit un terme. M. Nicolas Golesco devint alors ministre desaffaires étrangères en remplacement de son frère Stéphan, eut en même temps la présidence du conseil (mai 1868), et envoya aussitôt aux agents diplomatiques des puissances intervenantes une circulaire dans laquelle il s’engageait à faire rentrer les Israélites dans le droit commun. Au milieu des agitations intérieures, des démissions et des reconstitutions de ministères qui eurent lieu depuis cette époque en Roumanie, M. Golesco a joué un rôle des plus actifs et s’est toujours signalé par ses vues libérales. Il s’est presque constamment maintenu au pouvoir-, où il se trouvait encore en 1871.

GOLESCO (Alexandre-Georges), homme politique valaque, né k Bucharest en 1819. Sa carrière se trouve étroitement liée à celle de ses deux cousins, Nicolas et Stéphan Golesco. Comme eux, il servit le prince Ghika, prit part au mouvement de„1848, aux actes du gouvernement provisoire et siégea dans le divan ad hoc de 1857. Georges Golesco ne s’était pourtant pas destiné aux fonctions publiques, mais à la carrière d’ingénieur. Après de bonnes études à Bucharest, il était venu, en 183G, à Paris, pour suivre les cours de l’École centrale. Il en sortit trois ans après, avec son diplôme d’ingénieur, et rentra en 1840 en Valachie. Il fut nommé aussitôt ingénieur du gouvernement par le prince Ghika. Il conserva ses fonctions sous l’hospodarat du prince Bibesco jusqu’en 1845. Il repartit alors pour la France et s’occupa presque exclusivement d’études politiques. Rappelé, au commencement de 1848, en Valachie, par le comité révolutionnaire, il alla prendre une part active au mouvement qui aboutit à l’insurrection de juin 1848 et à la chute du prince Bibesco. Il fut nommé membre du gouvernement provisoire et bientôt après envoyé comme chargé d’affaires de ce gouvernement à Paris. Proscrit comme les autres auteurs de l’insurrection de juin, il resta à Paris, où il s’occupa activement encore d’affaires politiques. Pendant la guerre de Crimée et les conférences de 1856, il publia des articles de journaux et des brochures sûr la condition politique des Provinces danubiennes. Après la paix, il revint dans sa patrie et fut appelé à siéger dans le divan ad hoc de la Valachie. Il fut ensuite favorable au prince Couza, et, Comme les autres membres de sa famille, continua à faire partie du groupe radical.

», GOLFE s. m. (golfe — du bas grec kolphos, qui est le grec Aorpos.sein, giron et golfe. Ce mot grec signifiait aussi fond de la mer, abîme ; c’est dans ce sens.qu’il est devenu le primitif du français gouffre. Curtius croit que kolpos se rattache à la racine qui est aussi dans le grec kleptâ, voler, dérober secrètement, tromper). Partie de la mer qui avance dans les terres, et dont l’ouverture est ordinairement fort large : Le Golfe de Gascogne. Crunstudt est une île très-plate, au milieu du qolfe de Finlande. (De Custine.)

— Anat. Golfe de la veine jugulaire, Renflement considérable formé par la veine jugulaire interne, au niveau du trou déchiré postérieur.

GOLl-E-JCAN ou GOLFE-JOUAN, hameau de France (Alpes-Maritimes), comm. de Vallauris, cant. d’Amibes, arrond. et à 18 kilom. de Grasse. On y remarque un excellent mouillage

GOU

pour les vaisseaux, de guerre et de commerce. Une colonne de granitinarquel’endrottoù Napoléon passa la nuit après être débarqué au golfe Juan, le 1er mars 1815, à son retour de l’Ile d’Elbe. Découverte d’antiquités romaines. Abrité au N. par les collines de Vallauris et d’Antibes, au S.-O. par les lies de Lérins, le golfe Juan n’est exposé qu’aux vents du S.-E. ; il est, en outre, d’un excellent fond ; , aussi, séduits par tous ces avantages naturels, plusieurs ingénieurs ont-ils proposé à diverses reprises de le transformer en une grande rade militaire.

GOLFICHE s. f. (gol-fl-che — de l’angl. gold, or ; fisA, poisson). Moll. Genre de coquilles qui ont 1 éclat et le brillant delà nacre.

GOLFIER s. m- (gpl-fiè — rad. golfe). Pêche. Nom que l’on donne aux pécheurs du golfe formé par la côte O. de Terre-Neuve, et qui partent de France dans les premiers jours d’avril, tandis que les banquiers, ou pêcheurs du grand banc, partent avant le 1er mars.

GOLGOTHA, montagne située dans le voisinage de Jérusalem, sur laquelle Jésus-Christ subit le supplice de la croix. V. Calvaire.

GOLIAD, ville des États-Unis, oh.-I. du comté de son nom, dans le Texas ; 2,500 hab. Culture du coton et de la canne à sucre. Superficie, 1,900 kilom. car. ; 5,000 hab. Le chemin de fer de San-Antonio au golfe du Mexique le traverse au N.-E.

GOLIAN (Sigismond), théologien polonais, né en 1827, à (Jracovie, H commença dans, cette ville ses études théologiques, qu’il alla terminer en Belgique et k Rome, puis entra dans l’ordre de faaint-Dominique. Depuis son retour dans sa patrie, il est regardé comme le premier prédicateur polonajs de notre époque. Outre une foule de sermons, qui ont été publiés soit séparément, soit en recueils, on a de lui : Quelques mots sur te pouvoir iemportl des papes (18G0) ; l’Adresse des catholiques de Crncovie et la protestation qu’elle a provoquée (1801) ; les Ennemis de la cause du pape mis en présence de la vérité historique (1861) ; le Pape et la Pologne (t861), etc.

GOLIATH s.m. (go-li-att — nom d’un géant doiu parle la Bible). Entom. Genre d’infectes coléoptères pentamères, de la famille des lamellicornes, tribu des scarabées, dont les espèces sont remarquables par leur grande taille ; Les goliaths sont des insectes rares dans les collections. (Duponchel.)

— Encycl. Les goliaths sont des insectes généralement de très-grande taille, caractérisés surtout par une lèvre échancréeen goûttière et donnant passage aux lobes soyeux des mâchoires ; un sternum large, des pattes an-4érieures non dentelées au côté externe. Les mâles ont le chaperon refendu et dilaté de manière à simuler deux cornes ; les femelles ont ce même chaperon simplement carré. Ce genre, voisin des hannetons et des cétoines,

■ comprend deux espèces, qui habitent l’Afrique tropicale, et qu’on a regardées à tort comme originaires de l’Amérique. Le goliath géant a près de l décimètre de longueur. Ces insectes ont le vol très-rapide, et se posent de préférence sur les arbres les plus élevés ; on pense qu’ils vivent du suc des fleurs. Ils sont rares dans les’collections.

GOLIATH, géant philistin, originaire de la ville de Geth : Il vivait dans le xie siècle av. J.-C. Selon la tradition biblique, il avait 5 coudées et l palme de haut, ce qui, d’après Fréret, équivaut à 10 pieds.4 pouces, et, d’après Paneton, à 7 pieds l pouce seulement. Goliath provoqua tous les Israélites de l’armée de Saill en combat singulier ; David, qui n’était encore qu’un jeune pasteur, marcha contre lui, armé seulement d’une fronde et d’un bâton, et le frappa d’une pierre au front. Le géant tomba le visage contre terre, et David, lui arrachant des mains son épée, lui en trancha la tète. Les Philistins épouvantés s’enfuirent du champ de bataille sans avoir combattu. Cet exploit commença la fortune de David’ ; mais, précisément pour cette cause, le récit biblique parait contenir un certain nombre d’embellissements dus à la tradition populaire. Ce récit ne fut, du reste, écrit que plusieurs siècles après l’événement.

GOLIATHIDE adj. (go-li-a-ti-de — de goliath et du gr. eidos, aspect)^ Entom. Qui ressemble ou qui se rapporte au genre goliath.

— s. m. pi. Groupe d’insectes coléoptères pentamères, formant une section de la famille des lamellicornes, et ayant pour type le genre goliath,

GOLIKOFF" (Ivan), historien russe, né à Koursk en 1735, mort en 1801. Il a publié un Jlecueil de documents relatifs à Pierre te Grand (1788-1797, 30 vol. in-S°), compilation curieuse qui a servi à Halem pour la composition de son excellente Histoire de Pierre le Grand (1807, 3 vol. in-SO).

GOLILLB s. f. (go-li-lle ; Il mil. — de l’es’ pagn. yota, grirge). Ane. éost. Fraise à l’espagnole, serrant très-fort le cou : Aussitôt que le roi d’Espagne fui arrioé à Madrid, i/ prit l’habit espagnol et la golille. (St-Siin.j

GOLIUS (Jacques), orientaliste hollandais, dont le véritable nom est Gobi, né à La Haye en 1596, mort à Leyde en 1667.11 étudia tout à la fois les langues classiques, la philosophie, la théologie, les mathématiques, la médecine

GOLO

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et l’arabe, fut attaché (1G22) à l’ambassade qui les Provinces-Unies envoyèrent au Maroc, et succéda à son maître, Erpénius, dans la chaire d’arabe de l’université de Leyde (1624). Il fit depuis quelques voyages dans les contrées orientales, et acquit des manuscrits précieux, dont ilenriehit la bibliothèque de Leyde. En 1626, on l’avait pourvu de la chaire de mathématiques, et un peu plus tard de celle d’interprète dçs langues orientales. Outre l’arabe, il connaissait le persan, le turc et même un peu le chinois. On a de lui un Lexicon arabico-latinum (Leyde, 1G53, in-fol,), encore estimé aujourd’hui ; un Dictionnaire persan, publié dans le Lexicon heptag/ottnn, d’Ed. Castell ; des traductions de l’arabe, etc.

— Son frère, Pierre Golius, né à Leyde, embrassa le catholicisme, «’ntra dans l’ordre des carmes déchaussas, se consacra à l’œuvre des missions dans l’Asie Mineure, et fonda un couvent nu mont Liban. Il traduisit en latin plusieurs ouvrages arabes, et en arabe Vlmitalion de Jésus-Christ (Rome, 16G3).

(i01.l-MCK (Charles), littérateur et corn—.-, positeurallemand, né à Dessau en 1796, mort en 1866. Après avoir étudié la théologie et Strasbourg, il se consacra ensuite exclusivement à l’étude de la musique, sous la direction du maître de chapelle Spindler. En 1817, il se fixaâ Francfort comme professeur. Il avait acquis en Allemagne une certaine réputation par ses nombreux écrits sur la musique, et par ses traductions de librettos d’opéras étrangers, entre autres celle de la Fille du régiment. Il s’était, en outre, adonné • à la composition, et a laissé un certain nombre de morceaux pour pianb et pour chant. Parmi ses nombreux écrits, tous relatifs a, l’a musique, nous citerons : Nouvelles et silhouettes musicales (1838) ; Terminologie critique à l’usage des musiciens et des amateurs (1839) j Guide des maîtres et des maîtresses élémentaires de piano (1842) ; Ce qui ne meurt pas ; Honiau de la vie d’artiste (1847) ; Hoses et Epines ; lieeueil de romans et d’esquisses contemporaines de la vie d’artiste (1852) ; Manuel de musique, son ouvrage le plus remarquable (Offenbach, 1857, 2 vol.) ; enfin sou Autobiographie, suivie de quelques époques de (’histoire du théâtre de Francfort (Francfort, 1860, 3 vol.).

GOLSKOW, ville de Prusse, prov. de Poméranie, régence et à 24 kilom. N.^E. de Stettin, sur l’ihna ; 4,200 hab. Fabrication de rubans ; draps, papeterie, forges à cuivré. Ville commerçante, ayant appartenu à la ligue hanséatique.

GOL1.UP, ville de Prusse, prov, delà Prusse proprement dite, régence et à 70 kiloin. S. de Murienwerder, cercle de Strassburg, sur la Drewenz ; 2,078 hab. Fabrication de draps, toiles ; commerce de grains et de bois.

GOl-LUT (Louis), littérateur français, né à Pesmes (Franche-Comté) vers 1535, mort à Dôle en 1595. Il exerça avec succès la profession d’avocat dans cette ville, où il professa, à partir de 1570, la littérature latine. Ses principaux ouvrages sont : Paroles mémorables de quelques grands personnages, entre lesquelles sont plusieurs mots joyeux et rustiques (Dôle, 1589) ; Mémoires de la république séquanaise et des princes delà FrancheComté de Bourgogne (Dôle, 1592, in-fol.).

GOLO, petit fleuve de France (Corse). U sort du lac Ino, qui baigne ie pied du mont C’into, arrose Calacuccia et se jette dans la Méditerranée après un cours de 82 kilom.

GOi.O, nom’de l’un des principaux personnages qui figurent dans la légende de sainte Geueviève de Brabant. V. ce nom.

GOLOBÉOU s. m, (go-lo-bé-ou). Ornith. Espèce de grive de la Nouvelle-Zélande.

GOLOK s. m. (go-Iole). Espèce de sabre en usage dans la Malaisie, et surtout dans l’île de Java.

GOLOUTCHE s. et adj. (go-lou-tehe— nom de peuple). Qui se rapporte, qui appartient aux Goloutches, peuples qui habitent divers archipels au S.-O. de l’Amérique russe : Les GoLourciitiS sont très-jaloux de la pureté de leur langue. Les idiomes goloutches.

— Encycl. Idiomes goloutches. La famille des langues goloutches s’étend depuis lakytat jusqu’au delà du mont Saint-Élie, et embrasse, suivant toute apparence, l’idiome de l’île Kadiak. Les idiomes goloutches ont une grande affinité entre eux. Ils abondent en gutturales et en fortes aspirées. La consonne composée tl y est fréquente, comme dans le nahuatl. Il existe en goloutche un système de numération vigintésiraale, analogue à celui du mexicain.

Les langues qui ont été classées dans cette famillesont : 1<J le goloutche propre, parlé en plusieurs dialectes très-différents, dans les archipels du Roi-George, du Duc-d’York, du Priuce-de-Galles et dans l’île de l’Amirauté. Les Goloutches sont tellemenLjalous. de la pureté de leur langue, qu’ils créent des noms nou. veaux pour désigner des objets qui leur étaient inconnus, plutôt que d’adopter, comme la plupart des peuples, les dénominations en usage chez la nation qui les leur fait connaître ; aussi le vocabulaire goloutche est-il d’une richesse extrême. Le son du r n’existe pas dans cet idiome, 20 Le tchinkitane, parlé par lesTchinkltanes ouTchinkitanéens, qui demeurent sur la baie Tchinkitane, appelée par les Espagnols