Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/134

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13SS

CJOUE

GOUÉ ou GOUET s. m. (ghou-é). Grosse serpe dont les bûcherons se servent pour couper le bois et les vignerons pour faire la pointe des échalas.

GOUÉMON s. m. (gou-é-mon). Syn. de goë- toox.

GOUENOUPILAJf (Ame du ciel), nom sous lequel les Araucaniens désignent le Dieu suprême.

OOUERSCHASP, roi du Kaboulistan. Il est célèbre dans les traditions des Parsis par sa haute stature et par son courage. Il tua, avec l’aide du feu et du génie Rapitan, un serpent colossal qui vomissait des poisons, et fut précipité dans les enfers pour avoir souillé le feu en l’employant à cet usage.

GOUESN1ÈRE (la), village et comm. de Franc* (Ille-et-Vilaine), cant. de Saint-Servan, arrond. et à 15 kilom. de Saint-Malo, a 3 kilom. et demi de la mer ; 922 hab. Le château de Bonaban, précédé de belles terrasses d’où la vue plonge sur la baie de Cancale et sur les riches plaines de Chàteauneuf, est flanqué de tourelles et précédé d’une charmante avenue.

GOOESNOU, village et comm. de France (Finistère), cant., arrond. et à 9 kilom. de Brest, sur une colline ; 1,479 hab. Église du xvie siècle, surmontée d’une charmante flèche en pierre ornée de gargouilles délicatement Sculptées. On montre, dans le village, une pierre sur laquelle saint Gouesnou passa, dit-on, la nuit et qui est en grande vénération. Pardon très-fréquenté.

GOUESSAN, rivière de France (Côtes-du-Nord). Elle descend de la montagne du Mené, baigne Lamballe, se grossit de la Truite, de l’Evron, de la Trinité, etc., et tombe dans la baie de Saint-Brieuc, après un cours de 40 kilom.

GOUET s. m. (gou-è). Bot. Nom vulgaire du genre arum, type de la famille des aroïdées : Les anciens mangeaient les feuilles et les racines du gouet comestible. (F. Gérard.) Le gouet croit dans les lieux ombrages et humides ; il est commun aux environs de Paris, où il fleurit dès le mois de mars. (Richard.)

— Vitic. V. gouais.

GODET, rivière de France (Côtes-du-Nord). Elle descend des monts du Mené, arrose Quentin, Saint-Brieuc et se jette dans la baie d’Iffiniac après un cours de 48 kilom. Le Gouet est navigable sur une longueur de 5 kilom., avec un tirant d’eau maximum de 4m,65.

GOUET (Amédée), historien français, né en 1813, mort par suicide à Paris le 20 mars 1869. Il écrivit d abord quelques petites nouvelles et des feuilletons : Une vision d’outre-tombe, les Bonheurs d’un amant malheureux (1660-1861, dans le Bulletin de la Soc. des gens de lett.) Une femme à la mer ; Un ami vaudevilliste, Monsieur Midas (1861. dans le Siècle) ; des romans : les Aventures d’une caravane parisienne dans le désert, la Dette de famille, la Conquête d’une femme ; le Premier pas, tous ouvrages dans lesquels on sentait la verve d’un esprit sérieux et profond, mais qui ne parvinrent pas à lui conquérir une notoriété suffisante. Se tournant alors vers de plus hautes conceptions, il se mit à fouiller dans nos chroniques nationales, afin de composer un livre auquel les documents originaux de l’histoire de France devaient donner une valeur incontestable. Il s’occupa de condenser, avec une rare méthode, les matériaux du passé politique de notre pays, pour en extraire des faits substantiels, pour • discuter certains points obscurs et pour résoudre, à l’aide des sources, quelques questions historiques encore pendantes. Doué d’un esprit critique distingué, plein de discernement, éclairé par l’amour de la vérité et inspiré par un ardent patriotisme, Amédée Gouet travailla son œuvre avec une persévérance d’autant plus admirable qu’il ne comptait guère obtenir un succès éclatant. Il accomplit sa mission d’historien en homme désintéressé, préoccupé seulement de bien faire. Nous avons appuyé, dans le compte rendu que nous avons consacré à son œuvre (V. France [histoire nationale del), sur le but spécial de l’auteur de faire, dans ce livre, l’histoire du rôle de la nation dans les annales françaises, par opposition à la tendance ordinaire des historiens, qui se contentent de montrer le rôle de la royauté. C’est là, en effet, le côté caractéristique de l’Histoire nationale de France. Amédée Gouet avait poursuivi son oeuvre, volume par volume, jusqu’à l’époque de la Renaissance (vol. I à VI, 1864-1868, in-8°), lorsque, pris de désespoir à la suite de la mort de son frère, il se décida à mourir. Voici comment M. Jules Claretie, dans un rapport b. la Société des gens de lettres, a raconté cette mort tragique. • Amédée Gouet éditait lui-même son livre ; chaque volume coûtait 1,000 francs à son frère, caissier dans une maison de commerce, qui épargnait sur ses appointements modestes la somme voulue pour faire imprimer les travaux d’Araédée. Ils vivaient en commun et se privaient l’un et l’autre, pour ce livre national qui était aussi un livre fraternel. La maladie vint. Une nuit, la mort prit le frère aîné, celui qui gagnait le pain de cet enfant de cinquante-cinq ans, qui ne savait que travailler et se dévouer a son œuvre. Alors, devantes cadavre, devant cet irréparable malheur, devant cette

GOUF

solitude terrible, Amédée Gouet, désespérément abandonné, se sentit las de lutter et de vivre. Il prit un couteau et se tua sur le corps de son frère. On les enterra le même jour, côte à côte et comme dans la même tombe. » GOUFER ou GOUFFERrt, petit pays de l’ancienne France, dans la province de Normandie, aujourd’hui enclavé dans les départements du Calvados et de l’Orne. Sur le territoire de cet ancien pagus se trouve encore la forêt de Gouffern (Orne), qui a 14 kilom. de longueur sur 6 kilom. de largeur.

GOOFFÉ (Armand), chansonnier et vaudevilliste français, né à Paris en 1775, mort à Beaune (Côte-d’Or) en 1845, Son père, qui était noble et signait Gouffé de Beauregard, lui fit faire ses études au collège d’IIarcourt, et le dirigea ensuite vers les carrières administratives. Entré, sous le Directoire, au ministère des finances, Gouffé y devint souschef, et c’est dans cette modeste position qu’il composa toutes ses œuvres. En 1796, il s’afrilia a la société gastronomique des Diners du Vaudeville, d’où naquit le Caveau moderne, et commença à se faire connaître par des chansons pleines de rondeur et de bonhomie. Son premier recueil, publié sous le titre de Ballon d’essai, porte la date de 1S02 ; encouragé par le succès, il le fit suivre du Ballon perdu (1804), de Encore un ballon (1807) et du Dernier ballon (1812). Il dépensaiten même temps sa verve dans la collaboration d’une foule de vaudevilles, dont deux ou trois seulement méritent d’être cités : les Deux jocrisses, représentés en l’an IV ; le Chaudronnier de Saint-Flour (an IX) ; le Duel et.le déjeuner (1818).

Ses chansons restent le meilleur titre de Goufl’é ; quelques-unes sont encore populaires : Plus on est de fous plus on rit ; Saint Denis ; l’Éloge de l’eau ; le Corbillard, etc. ; le premier couplet de celle-ci est spirituel ••

Que j’aime a voir un corbillard !... Ce début vous étoLne ?

Mais il faut partir tût ou tard Le sort ainsi l’ordonne ;

Et, loin de craindre l’avenir, Moi, dans cette aventure,

Je n’aperçois que le plaisir De partir en voiture-La chanson de Goufl’é offre ce mérite qu’elle reste exactement dans les limites du genre ; • elle ne descend pas jusqu’au pont-neuf, comme celles de Vadé et bon nombre de celles de Désaugiers ; elle ne s’élève pas non plus trop haut, comme certains morceaux de Béranger ou de Pierre Dupont ; c’est la chanson de table, telle que la comprenaient nos pères, alliant la franchise de la facture à la gaieté, à la bonne humeur, avec une pointe de philosophie épicurienne. Gouffé n’avait pourtant cette bonne humeur que la’ plume à la main ; il était, de sa nature, morose et rêveur ; ce chantre du vin était sobre et ne buvait que de l’eau. Il avait pris pour devise ce vers de Panard :

Sans ivresse il chante le vin.

C’est un trait de ressemblance qu’il possédait avec Désaugiers, l’aimable convive, qui retrouvait à table toute sa verve, mais qui, une fois seul, redevenait sombre comme un croque-mort à jeun. Désaugiers et Gouffé étaient bons camarades, ce qui n’empêcha pas ce dernier de composer la chanson si connue de. VEcuelle d’argent, sur l’air de VEcuelle de bois, a propos d’une soupière dont Louis XVIII avait gratiné l’auteur de Monsieur et madame Denis. Goufl’é avait, en effet, la manie de l[épigramme et criblait de préférence ses meilleurs amis. Il tournait aussi très-gentiment le conte, dans la manière des poètes du xvm° siècle, et il a laissé inédit un petit volume de Contes-charades. Ayant pris sa retraite en 1827, il se retira à Beaune, chez sa fille, mariée à un notaire du lieu et vécut là paisiblement jusqu’à sa mort.

GOUFFÉIE s. f. (gou-fé-î — de Gouffé, n, pr.). Bot. Genre de plantes, de la famille des caryophyllées, tribu des alsinées, voisin des sablines, et dont l’espèce type croît sur les rochers de la Provence.

GOUFFIER, ancienne famille du Poitou, déjà considérable au commencement du xivc siècle, et dont la plupart des membres ont rempli des charges à la cour des rois de France. Elle avait pour représentant, sous le règne de Charles VII, Guillaume Gouffier, sénéchal de Saintonge, gouverneur de Tourainc, qui épousa en premières noces Louise, sœur du cardinal d’Amboise, dont un fils fut tué à la bataille de Marignan, en 1515, et, en secondes noces, Philippine de Montmorency, dont vinrent, entre autres, Artus, qui a continué la filiation ; Adrien Gouffier, évêque d’Albi et de Coutances, grand aumônier de France, légat du pape, connu sous le nom de cardinal de Boisy, mort en 1523, et Guillaume Gouffiek, amiral, favori du roi François Ier, auteur de la branche des seigneurs de Crèvecœur, marquis de Bonnivet.

Artus de Gouffmr, qu’on vient de nommer, gouverneur du Dauphiné, bailli duVermantlois et grand maître de France, obtint, en 1019, des lettres patentes, érigeant en duchépairie, en sa faveur, la baronnie de Roanne et la terre do Boisy, sous le nom de Roannais ou Roannez. Il avait épousé, en 1499, Hélène de Ilangest, dont il eut Claude Gouffiihî, grand éeuyer de France, qui obtint de non GOUG

velles lettres d’érection du Roannais en duché, en 15GG, et mourut en 1570. Claude Gouf- FiKR, duc de Roannais, fut marié cinq fois, et laissa, entre autres enfants, Gilbert Goufkieb, duc de Roannais, gouverneur du château d’Amboise, marié à Jeanne de Cossé. De ce mariage vint Louis GouFFiEB, -duc de Roannais, gouverneur de Poitiers, conseiller d’Etat, qui obtint, en 1620, l’érection de son duché de Roannais en pairie, et qui, accusé d’avoir voulu introduire le prince de Coudé dans Poitiers, fut condamné, en 1631, à être décapité en effigie. Il mourut en 1642, ayant eu, entre autres enfants, de Claude-Éléonore de Lorraine, fille du duc d’Elbeuf ; Henri GouFfikr, marquis de Boisy, comte de Muulevrier, tué à la guerre, en 1639, du vivant de son père. Cet Henri Gouffieb laissa un fils, Artus Gouffier, duc de Roannais, gouverneur du Poitou, puis religieux, lequel céda le marquisat de Boisy et le duché de Roannais à sa sœur Charlotte, mariée à François d’Aubusson, comte de La Feuillade, maréchal de France, créé pair et duc de Roannais-La Feuillade, par lettres de 1667.

GOUFFIER (Louis, comte de RoANN’ez), général français. né dans le Périgord en 1648, mort à Marseille en 1734. Entré fort jeune au service, il prit part à la défense de Candie (1668), sous les ordres de La Feuillade, puis passa dans la marine, assista, comme capitaine de galère, au siège de Nice, donna la chasse aux corsaires qui infestaientlaRivière de Gênes (1703), et se distingua, deux ans olus tard, par la part qu’il prit notamment à la réduction du château de Nice. Louis Gouffier fut nommé, en récompense de ses services, chef d’escadre des galères, en n 16, et lieutenant général des galères, en 1723. U aimait les lettres et cultivait la poésie légère.

GOUFFIER (Guillaume), seigneur de Boisy. V. Boisy.

GODFF1BR (Artus), duc de Roannez. V. Boisy.

GODFFIER (Guillaume), amiral de France. V. Bonnivet,

GOUFFIER (Marie - Gabriel - Florent -Auguste), savant français. V. Choiseul-Gouffier.

GOUFFRE s. m. (gou-fre — lat. gurges, même sens). Abîme, trou large et profond : Tomber dans un gouffre. I) Grand tourbillon d’eau : Le plus grand gouffre que l’on connaisse est celui de la mer de Norvège. (Buff.) Les gouffres de la mer sont produits par le mouvement de deux ou plusieurs courants contraires. (Buff.)

— Poétiq. Mer ; profondeur des eaux : •

Le bord fuit ; devant nous s’étend la mer profonde, Partout teacieux, partout lesûoLrs youlfres de l’onde.

— Fig. Centre vaste et absorbant : Les hommes vont tous se confondre dans ce gouffre infini du néant, ou l’on ne trouve plus ni rois, ni princes, ni capitaines, ni tous ces autres augustes noms qui nous séparent les uns des autres, mais la corruption et tes vers, la cendre et la pourriture qui nous égalent. (Boss.) Paris est un gouffre où se perdent le repos et le recueillement de l’âme. (Volt.) Les villes sont le gouffre de l’espèce humaine. (J.-J. Rouss.)

Trahi de toutes parts, accablé d’injustices. Je vais sortir du gouffre où triomphent les vices, Et chercher sur la terre un endroit écarté Où d’être homme d’hoDneur on ait la liberté.

Molière.

— Syn. Goudre, abîme, précipice. V.

ABÎME.

— Encycl. Les tremblements de terre produisent souvent des gouffres, dont la Calabre offrit, en 1783, des exemples terribles. «Le sol, dit Beudant, s’entr’ouvrit de toutes parts souvent en longues crevassés, dont quelquesunes avaient jusqu’à 150 mètres de large ; certaines crevasses, ouvertes au moment de la secousse, ’ se refermaient subitement en broyant entre leurs parois les habitations qu’elles venaient d’engloutir ; d’autres restaient béantes. Des étendues considérables de terrain s’enfoncèrent tout d’un coup, entraînant plantations et habitations, et laissant des gouffres à parois] verticales’de 8 à io mètres de profondeur. •

Il existe, notamment dans le bassin de la Meuse, divers exemples de ruisseaux, et de rivières disparaissant dans des gouffres. Plusieurs reparaissent à une certaine distance, comme celui de Saint - Hadelin, à l’est de Chaudefoniaine, qui ressort de terre après 2 ou 3 kilomètres de parcours souterrain. La Verdîe se perd près de Goflbntaine et reparaît de même au bout de quelque temps. Le Rhône disparaît, de même sous des bancs de pierre calcaire et d’argile, pour reparaître au milieu des roches. Dans la saison des orages, les eaux sont troubles à leur point de disparition, et claires comme des eaux de source quand elles reparaissent ; elles sont filtrées par les terrains qu’elles traversent.

GOUFI, chaînede montagnes de l’Algérie, prov. de Constantine, entre la buio de Collo et celle de Djidjelli. Cette chaîne projette sur la mer le pittoresque massif des Sept-Caps.

GOUGE s. f. (gou-je-Huet et, après lui, Diez tirent ce mot de l’hébreu goje, servante chrétienne, de gdj, peuple, goïm, les gentils.

GOUG

Le midi de la France ayan, été beaucoup habité par les juifs, il serait possible qu’un mot usité chez eux pour désigner les servantes chrétiennes eût passé dans la largue vulgaire de ce pays, d’où le mot gouge semble nous être arrivé ; mais cette étymologie est contestée. M. Léon Couture riense que le sens propre de gouge est jeune tille, et que le sens de servante est dérivé. Quant à gouge, outil, on le rapporte au bas latin guvia, gubia, guivia, gulbia, mots que l’or, donne dans les gloses d’Isidore avec le sens de bâton ferré. L’origine de ce mot est, du reste, incertaine). Femme de mauvaise vie :

La belle dame devint cou je

De honte qu’on l’estimât nougç

Mais l’être par nécessité,

Ce n’est qu’un peu l’avoir été.

Scarrom.

— Techn. Espèce de ciseau creusé en canal, dont se servent les sculpteurs et les divers ouvriers qui travaille n le bois. Il Outil servant à couper l’excédan des tuiles molles avec lesquelles est construit le four des glaciers. llTranohet courbe qui sert au cordonnier pour creuser les talons : des chaussures.

Il Outil en fer avec lequel les maçons poussent des moulures à la ma n. Il Outil en fer avec lequel les arquebusiers creusent les bassinets. || Ciseau a deux biseaux concaves, qui sert aux charpentiers pjur foire des rivureset des cannelures. Il Pntit poinçon en fer Servant à festonner le fer-blanc. Il Gouge carrée, Sorte de gouge qui : ert aux charrons pour évider les mortaises, il Gouge coude, Celle avec laquelle les chirrons agrandissent les trous.

— Chir. Ciseau à tranchant demi-circufaire, qui sert à l’ablation d« s exostoses.

— Encycl. Techn. La gouge dont se servent les menuisiers et les charpentiers est formée d’un morceau d’acier trempé, dont l’une des extrémités entre dans un manche en bois, sur la tête duquel en frappe avec un maillet. Les gouges sont de plusieurs sortes : les unes sont unies, les autres sont à dents ; elles diffèrent encore par l’unplitude de leur arc ; celui-ci est sous-tendu tantôt par le diamètre du cercle extérieur du cylindre, tantôt

f>ar une corde comprise entre ce diamètre et e point supérieur de la flèche placée sur la circonférence elle-même. Elles sont encore à- courbes elliptiques, paraboliques ou autres ; enfin, elles peuvent affecter toutes les formes nécessitées par le travail à produire. On donne encore le nom de youge à un outil dont se servent les tournetrs en bois pour tourner les pièces sur le tour ; on le nomme gouge du tourneur. Cet instrument, plus long et plus fort que les autres gouges, a son extrémité travaillante retournée d’équerre sur la tige, et présente la forne d’un triangle isocèle, dont la base est incinée sur la verticale d’un angle d’environ (io°.

fi OU Ci E (Jean), aventurier français, né à. Sens, qui vivait au xivesiècle. En 1361, sous lo règne du roi Jean, il se mil, à la tête d’un certain nombre d’aventurier s, prit pour lieutenant Jean deVernay, gentilhomme anglais chassé de son pays, et se fii. proclamer, par ses hommes, roi de France. Jean de Vernay se rendit maître du fort Codalet, près d’Avignon, mais fut bientôt aprts défait par les troupes royales. Quant à Gouge, il tomba entre les mains de Jéâunldo, sénéchal de Provence. On ignore ce que devinrent ces deux aventuriers a partir de cette époque.

GOUGE (William), célèbre théologien anglais, né à Bow (Middlesex) en 1575, mort à’ Londres en 1653. Il devint professeur de logique et do philosophie au collège du Roi à Cambridge, où il avait fait «es études, puis ministre de l’église de Blackfriars, à Londres, poste qu’il occupa pendant quarante ans, entouré de l’estime universelle. En 1643, il prit part a l’assemblée de Westminster, qui s’occupa do la réforme de 1 "Église d’Angleterre, et s’opposa, en 1648, au meurtre de Charles Ier. Pieux, bienfaisant et modeste, il refusa plusieurs emplois bril a : its qui lui furent offerts, disant qu’il voulait aller « de Blackfriars au ciel. » Il avi.it l’habitude de lire quinze chapitres de la B ble par jour, ce qui lui donna une connaissance approfondie des Écritures. On a de lui : l’Armure compléte de Dieu ; Commentaire sur VÉpître aux Hébreux (1685, in-fol.) ; Exposition de l’Oraison dominicale.

GOUGE (Thomas), fils du f recèdent, théologien anglais, né à Bow en 1605, mort en 1681. Après avoir fait ses études à Cambridge, il fut nommé à la ture de Colsden, puis à l’église du Saint-Sépu cre, à Londres, où il passa vingt-cinq ans moins admiré pour ses talents que vénéré aour sa bienfaisance et le zèle exemplaire" qu’il déployait dans l’exercice de ses fonctions pastorales. Il établit plus de 300 écoles i ans le pays de Galles, répandit k pleines mains les livres utiles et créa des établissements de refuge pour les indigents. Il mourut subitement et fut regretté comme un père. Le célèbre Tillotson prononça son oraison funèbre, qu’il termina par ces belles paroles, si justement appliquées : «Touteschosescensiderees.iln’y a pas eu depuis les premiers lemps du christianisme beaucoup de fils des hommes auxquels, mieux qu’à lui, on ait au appliquer le glorieux caractère du Fils de Dieu : il a passé en faisant le bien. » On cite, parmi le» ou-