Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/223

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GRAV

Pannemacher, P. Jounard, Lavoignat, etc., dont nous venons tous les jours les noms associés à ceux de Français, de G. Doré, de Daubigny, etc. À la suite de ces noms justement célèbres, il nous parait inutile de citer ceux de graveurs sans talent, qui inondent , les publications illustrées de leurs produits de pacotille.

Gravure héliographique. V. photographie.

Gravure de la musique. V. musique.

— IV. Gravure sur pierres fines et autres matières. Les pierres gravées ne furent employées d’abord que comme cachets ; mais étant devenues, sous la forme de camées, un objet d’ornement, elles se multiplièrent beaucoup. On a écrit un grand nombre d’ouvrages sur l’archéologie de la gravure en pierres fines ou glyptograpkie. Les princi Êaux sont ceux de Vet’tori, de Mariette, de usching, d’Aldini, de MiUin et de Gourlitt. Ernesti, Martini, Siebenkess Christ et Es. chenburg ont aussi consacré quelques pages à l’histoire de la glyptique, dans leurs traités d’archéologie. V. glyptique.

Les substances employées pour la gravure qui nous occupe ici ne sont pas seulement des pierres fines : le corail, l’ivoire, les coquilles sont des matières animales. Les coquilles dont l’usage est le plus fréquent sont 1 huitie perlière, qui donne la plus belle nacre, le nautile chambré, les venus, etc. Le citronnier, le buis, l’ébëne, le sycomore sont les bois le plus souvent employés. Les substances minérales sont les plus nombreuses, et se divisent en trois classes : les bitumes, les métaux et les pierres. Le jayet, le charbon de terre, le succin ou ambre jaune, le lyncurium, le chryselectrum sont les seuls bitumes sur lesquels nous trouvions des gravures. L’hématite et l’aimant, deux oxydés de fer, ont été souvent travaillés par les anciens graveurs égyptiens et perses ; les modernes y ont joint l’oxyde de cuivre appelé malachite. La classe des pierres est la plus nombreuse. On les divise en calcaires, argileuses, magnésiennes et siliceuses. Les pierres siliceuses ou quartzeuses, qui sont les plus dures et étincellent sous le briquet, ont été le plus souvent employées par les artistes. On les divise en pierres transparentes, demi-transparentes et opaques. À la première classe appartiennent le cristal de roche ou quartz hyalin et toutes les gemmes ou pierres précieuses, telles que le diamant, le saphir, la topaze, etc. La prase, l’opale, le girasol, l’hydrophane, l’agate, la calcédoine, le cacholong, la sardonyx, la sardoine, la cornaline, le jade forment la seconde classe. La principale pierre opaque est le jaspe et ses différentes variétés. La turquoise est la seule pétrification employée en glyptique. On trouve aussi des gravures sur des imitations de pierres précieuses faites en verre coloré. Il y a même des vases où des figures entières ont été rapportées en relief, en amenant petit à petit le verre a un degré de chaleur tel, que les surfaces légèrement fondues ensemble se collaient fortement ; c’est ainsi qu’a été t’ait le fameux vase de Porti’and.

Les anciens ne nous ont laissé que des renseignements assez vagues sur leur manière de graver. Natter a réuni tous ces documents et en a fait un traité spécial. Les instruments employés pour la gravure sur pierre sont d’abord la poudre et la pointe de diamant, dont les anciens connaissaient parfaitement l’usage ; le touret, espèce de tour qui servait à mettre en mouvement la bouterolle, petit rond de cuivre ou de fer émoussè servant à user et à entamer la pierre. Les Romains lui donnaient le nom de ferrum retusum. Pour aider l’action de la bouterolle et user plus facilement la pierre, on fait aujourd’hui usage.de différentes poudres et de différents liquides ; les anciens se servaient du grès rouge du Levant, qu’ils nommaient naxium ; ils y substituèrent ensuite le schiste d’Arménie, et enfin l’émeri, que l’on désignait sous le nom de smyrris, et qui est encore en usage aujourd’hui. Pour donner le dernier poli, on employait l’ostraeite ou os de seiche. Ces poudres étaient humectées, soit avec de l’huile, soit avec de l’eau. Les modernes y ont ajouté l’essence de térébenthine. Avant de graver une pierre, on lui donne soit la forma ronde, soit la forme ovale. (Jette dernière est la plus fréquente. La surface affecte la forme concave ou convexe. Cette façon est donnée à la pierre par des ouvriers que les anciens appelaient polilores gemmarum. Très-souvent l’artiste choisissait une pierre dont la teinte rappelait, en quelque sorte, l’idée du sujet. Ainsi, on représentait Pluton sur une pierre noire ; Amphitrite, sur l’aiguë-marine : Bacchus, sur l’améthyste. Pour graver, 1 artiste place devant lui son modèle en cire, ou bien, pour se guider pour le relief du camée, il plonge dans un liquide le modèle qu’il veut reproduire et copie la partie qui dépasse la surface de l’eau. C’est au moyen de la pointe du diamant qu’il fait le tracé de son dessin ; puis, après avoir enchâssé la pierre sur un morceau de bois, au moyen d’une pâte de poix ou de métal de Darcey, il présente successivement à la bouterolle les difiérentes faces qu’il veut user à l’extrémité. Le dessin une fois terminé, on polit la pierre. Cette opération, que les anciens graveurs no dédaignaient pas de faire eux-mêmes, est abandonnée de nos jours a

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des mains très-souvent inexpérimentées, ce qui explique la différence de poli qui existe entre les camées anciens et les camées modernes ; elle se fait, soit au moyen d’une brossa mise en mouvement par le touret, soit avec de petits instruments de buis et du tripoli.

— V. Gravure sur verre. On grave sur verre de deux manières, mécaniquement ou chimiquement. La gravure mécanique consiste à produire des dessins sur le verre, soit en l’attaquant avec le diamant, soit en l’usant au moyen d’une petite roue enduite d’une pâte de sable fin ou d’émeri. Dans la gravure chimique, on recouvre le verre d’un vernis approprié ; on décalque sur ce vernis le dessin a reproduire ; on trace avec des pointes les traits de ce dessin, et, enfin, on soumet la pièce à l’action de l’acide fluorhydrique, qui ne creuse que les parties mises à nu. Les anciens connaissaient la gravure mécanique. Quant à la gravure chimique, quoiqu’on en trouve des essais en 1670 et en 1725, elle ne date guère que de 1771, époque de la découverte de l’acide fluorhydrique par Scheele ; encore môme n’est-elle devenue véritablement pratique qu’en 1810.

Gravure à plusieurs tailles ou en camaïeu. V. CAMAÏEU.

— Jurispr. Aucun dessin, aucune gravure, lithographie, médaille, estampe ou emblème, de quelque espèce qu’ils soient, ne peuvent être publiés, exposés ou mis en vente sans autorisation préalable du ministre de l’intérieur, à Paris, et des préfets dans les départements. En cas de contravention, les dessins, etc., pourront être confisqués, et ceux qui les auront publics seront condamnés à un emprisonnement d’un mois à un an, et à une amende de 100 francs à 1,000 francs (art. 22 du décret du 17 février 1852). L’ordonnance du 9 janvier 1828 a fixé à trois le nombre des exemplaires des épreuves des planches et estampes Iithographiées et gravées dont le dépôt est exigé. Outre les deux exemplaires des écrits imprimés avec gravures ou dessins, et les trois épreuves des planches gravées ou Iithographiées, un exemplaire certifié par l’imprimeur conforme à tout le tirage doit être déposé, pour servir de pièce de comparaison.

Aux termes de l’article 287 du code pénal, toute exposition ou distribution de chansons, pamphlets, figures ou images contraires aux bonnes mœurs est punie d’une amende de 16 francs à 500 francs, d’un emprisonnement d’un mois à un an, et de la confiscation des planches et des exemplaires imprimés ou gravés.

Les lois des 17 mai 1819 et 25 mars 1828 ont étendu cette disposition pénale aux marchands de chansons, pamphlets, gravures contraires à la morale publique et religieuse.

Les mots morale publique et religieuse ont un sens qu’il est malheureusement difficile de fixer et qui laisse trop de latitude a l’interprétation passionnée.

L’emprisonnement et l’amende sont réduits à des peines de simple police : 10 à l’égard des crieurs, vendeurs ou distributeurs qui font connaître ta personne de qui ils tiennent l’objet du délit ; 2U à l’égard de celui qui a fait connaître le graveur ou l’imprimeur ; 3e à l’égard même du graveur ou de l’imprimeur qui font connaître l’auteur ou la personne qui les a chargés de la gravure ou de l’impression. (Art. 28S du code pénal.)

GRAWAKE s. f. (gra-va-ke). Miner. Syn.

de PSAMMITE,

GRAWITZ (Charles-Frédéric), pasteur de l’Église réformée, né à Paris le 15 décembre 1804, mort à Montpellier le 22 février 1852. Il était fils d’un homme érudit et distingué, professeur d’allemand et de grec à l’école de Sorèze, qui jouissait alors d’une grande réputation. Cnarles Grawitz fit ses études classiques à Sorèze. Il alla ensuite à Montauban, où il étudia la théologie et se fit remarquer de ses professeurs par la précoce maturité de son intelligence et par l’étendue de ses connaissances classiques. L’Église de Montpellier le choisit comme pasteur en 1827. Successivement nommé aumônier du collège de

Montpellier, secrétaire d’une section de rAcadémie des sciences et des lettres de cette ville, il rédigea, de plus, VEcho de la Réforme, de 1842 à 1852. On a de lui deux volumes de Sermons, l’un publié en 1842, l’autre en 1852, après sa mort, et réimprimé la même année. Charles Grawitz publia aussi quelques brochures sur divers sujets littéraires ou religieux, entre autres : Un mol au Père Ventura, et des articles de sciences sociales ou religieuses, dans le journal le Messager du Midi. En 1848, plusieurs Églises du Midi le députèrent au synode générai des Églises réformées de France.

GRAY, en latin Gradicum, ville de France (Haute-Saône), ch.-l. d’arrond., à 59 kilom. S.-O. de Vesoul, sur la rive gauche de la Saône, au confluent des Ecoulottes ; pop. aggl., 6,072 hab. — pop. tôt., 6,784 hab. L’arrondissement comprend 8 cant., 165 comm.

et 79,776 hab. Tribunaux de première instance et de commerce ; collège communal ; bibliothèque publique. Construction de bateaux -, fabriques de tissus de crin, de pointes de Paris, de fécule, d’amidon ; blanchisseries de cire ; tanneries. Usines métallurgiques aux environs. Commerce de fer, grains, farines, merrains, vins, fourrages, planches ; magnifiques moulins à blé, dits moulins Tramoy, four GRAY

nissant une farine de supériorité reconnue, et convertissant environ 50,000 hectolitres de blé par an.

Gray se trouve au centre d’un arrondissement très-riche en minerais de fer de qualité supérieure, qui alimentent vingt-cinq usines, dont les produits se centralisent dans son port pour être expédiés au loin, et font vivre plus de 10,000 familles d’ouvriers. Gray est bâtie en amphithéâtre sur une colline, dans une position très-agréabie. La Saône y est traversée par deux ponts, l’un suspendu, l’autre en pierre, de quatorze arches. L’église paroissiale, achevée dans la première moitié du xvie siècle et récemment restaurée, se compose extérieurement d’un porche a triple ouverture et d’une façade formant pignon dans sa partie supérieure. On remarque à l’intérieur : le buffet d’orgues ; une chaire en pierrere couverte de sculptures ; une Descente de croix, d’un peintre flamand ; une Assomption et un Christ, du sculpteur Forgeot. De l’ancien château fort il ne subsiste plus qu’une grosse tour carrée, percée d’une entrée voûtée. Un lierre magnifique la recouvre en grande partie. L’hôtel de ville est un charmant édifice du xvie siècle ; il offre une belle ordonnance de colonnes corinthiennes en grès rouge, régnant sur toute la façade. Les statues qui se dressent à droite et a gauche de la façade représentent, l’une, François Devosges, sculpteur ; l’autre, Rome de Lisle, physicien et minéralogiste, tous deux nés à Gray. Dans l’hôtel de ville se trouvent la bibliothèque communale et le musée d’histoire naturelle. Signalons, en outre : le palais de justice, dont le péristyle est formé de quatre colonnes supportant un fronton ; un hospice, dont la chapelle est ornée de peintures à fresque ; le théâtre et une chapelle de construction ancienne.

L’origine de Gray est très-ancienne, mais ce n’était encore au xe siècle qu’un village protégé par un château fortifié. C’est au xni» siècle qu’elle fut entourée de fortifications. Après avoir joué un rôle important dans les luttes de la France contre Charles le Téméraire, elle fut prise par Louis XIV et définitivement réunie a la France en 1674.

GRAY (Étienne), physicien anglais, qui vivait dans la première moitié du xvnic siècle. Il découvrit, avant 1733, le moyen de donner de l’électricité à des corps, en les mettant en contact avec des corps électriques, ce qui a amené l’invention des batteries électriques, des bouteilles de Leyde, etc. Les Pkilosophical transactions contiennent plusieurs mémoires de ce savant.

GBAY (Thomas), poète anglais, né à Londres en 1716, mort à Cambridge en 1771. Sa vie est presque entièrement vide d’événements et même d’incidents littéraires. Il fit ses études de droit, visita avec Walpole la France et l’Italie, et obtint, en 1768, la chaire d’histoire moderne à Cambridge. Une rupture avec Horace Walpole, son plus infime ami, la mort de sa mère, qu’il aimait tendrement, des infirmités précoces donnèrent a son caractère naturellement grave et sérieux cette nuance de mélancolie qui se refléta dans ses poésies. Sa vie tout entière fut consacrée à l’étude ; aussi posséda-t-il un savoir étendu dans l’érudition classique, l’archéologie, la géographie, l’architecture, la botanique, la zoologie, les langues, etc. Une étonnante variété de connaissances, qui eût fatigué et appesanti un tout autre esprit, n’enleva à son talent ni l’exquise sensibilité, ni la grâce, ni la fermeté élégante, ni la pureté. • Gray, dit Chateaubriand, a trouvé sur sa lyre une série d’accords et de variations inconnus de l’antiquité. A lui commence cette école de poètes mélancoliques, qui s’est transformée de nos jours en école de poëtes désespérés... » Gray doit surtout la réputation dont il jouit à son Elégie sur un cimetière de campagne. Ce morceau, qui date de 1749, a été traduit dans toutes les langues, notamment en français par Joseph Chénier ; il a fait ranger son auteur parmi les meilleurs lyriques, et lui a valu le surnom do Pindare anglais, titre peut-être un peu hyperbolique. Le poète a composé, en outre, diverses odes sur le Collège d Elon (1742) ; sur le Printemps (1742) ; sur le Progrès de la poésie ; des hymnes richement imagés, comme celui qui est intitulé : Au malheur ; un poëme latin, De principiis cogitandi (1742) ; des lettres sutson voyage en Italie, etc. On loue la versification de ces divers ouvrages, qu’il faut lire dans l’original pour en apprécier les beautés, et auxquels une traduction, si fidèle qu’elle soit, fait perdre toute leur saveur native. On a donné une édition complète de ses QSttvres, Poèmes, Correspondance, Notes, Recherches critiques (1814,111-40). M.Milford a publié, en 1816, les Lettres et les Poèmes, et, en 1853, la Correspondance revisée de Gray avec Mason. Il existe une traduction française des Poésies, par Lemierre (Paris, 1798).

GRAY (Robert), prélat et théologien anglais, né à Londres en 1762, mort en 1834. Il fut successivement recteur de Craik (1802), chanoine de la cathédrale de Durham (1804), et évèquo de Bristol (1827). Gray se signala parmi les défenseurs des privilèges de l’Eglise anglicane. Il a laissé des ouvrages dont les principaux sont : la Clef de l’ancien Testament et des livres apocryphes (1790, in-B°) ; Voyant en diverses parties de l’Allemagne, de

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la Suisse et de l’Italie (1794, in-8«) ; Théorie duréoe (1808, in-8°), etc.

GRAY (Jean), chirurgien et voyageur anglais, né à Duns, comté de Berwick, en 1768, mort à Londres en 1825. Il fit, en qualité de chirurgien de marine, de nombreux voyages, parcourut l’Océan, la Méditerranée, visita les côtes septentrionales de l’Afrique, fut attaché aux hôpitaux militaires de Lisbonne, de Gibraltar etdeMalte (1797-1802), voyagea en Italie, en Prusse, en Autriche, en Danemark, en Suisse, aux Iles d’Hyères, et fut médecin de l’hôpital royal d’Haslar à Londres. Gray a composé d’intéressants mémoires, restés inédits, et dont quelques extraits ont été publiés dans divers recueils.

GRAY (John-Edward), célèbre naturaliste anglais, né à Walsall (Staffordshire) en 1800. Il est conservateur en chef du département de l’histoire naturelle au British Muséum. Élevé au milieu des travaux scientifiques de son père, Samuel-Frédéric Gray, chimiste et naturaliste de mérite, il en prit le goût de très-bonne heure, et, depuis plus de trente ans, il donne, en compagnte de son frère, les soins les plus intelligents aux collections de l’établissement scientifique auquel il est attaché. Sa vie est tout entière dans ses nombreux travaux. Citer les plus importants, c’est dire les services que cet homme éminent h rendus a la science. Ses Catalogues, au lieu d’être une simple nomenclature, sont remplis d’observations curieuses sur les mreurs, la caractère et la synonymie des nombreuses espèces qu’ils renferment. Nous devons mentionner de lui un recueil, publié de 1835 à 1845 : Zoological Miscellany, qui contient la description d’un grand nombre de mammifères ; les Caractères qui distinguent les quatre grandes divisions du rèque animal, mémoire publié dans le tome XIX des Annales et du magasin d’hUtoire naturelle ; Sur la distribution géographique des animaux de la Nouvelle-Hollande, mémoire lu, en 1841, a l’Association britannique ; Zoologie illustrée de l’Inde (Londres, 1830) ; Spirilegia zoologica, ou Figures originales et courte description systématique d’animaux nouveaux ou non encore décrits (1828-1830) ; Coup d’œil sur ta ménagerie et la volière de Knowsley-Hall (1846-1850) ; Description de nouveaux genres et de cinquante espèces inédiles de mammifères, dans le tome X des Annales et du magasin d’histoire naturelle ; Description des mammifères apportés des côtes d’Australie par l’R- rebus et le Terror ; Synopsis des classes de reptiles, dans la traduction de Cuvier par Griffith ; Nouveau classement des reptiles, dans le tome Ier des Aimais et du magasin d’histoire . naturelle ; Classement général des reptiles, dans les Procès-verbaux de la Société zoologique ; Observations sur l’économie des mollusques et sur la structure de leurs coquilles f dans les Transactions philosophiques. « Ses travaux sur les mollusques, dit M. Hœfer, ont surtout rendu de grands services à l’anatomie, encore si’peu connue, de ces animaux ; les mémoires qu’il a publiés à ce sujet s’élevaient, en 1852, à cent dix-neuf, parmi lesquels nous devons signaler son Systematic arraugment of molluscous animais, toit h characlers of families. M, Edward Gray est membre de la Société royale de Londres, du conseil de la Société zoologique et président de la Société de botanique.

GRAY (George-Robert), naturaliste anglais, frère du précèdent, né à Ghelses en 1808. Il est le plus ancien conservateur du département zoologique au British Muséum. l’amilier dès son enfance avec les sciences naturelles, il ne tarda pas à y faire de grands progrès, et, en 1829, collabora à la traduction que fit. Griffith du Règne animal de Cuvier, pour la partie consacrée aux oiseaux. Ce travail l’amena tout naturellement à faire une étude spéciale de l’ornithologie. En 1837, il commença la publication de ses Gênera avium, illustrés par D. W. Mitchell. Ce bol ouvrage, terminé en 1849, a obtenu les suffrages des naturalistes les plus éminents du monde entier, et est considéré comme indispensable dans tous les établissements scientifiques qui possèdent une belle collection d’oiseaux. Il contient 186 cartes et 185 planches coloriées. M. Gray, qui occupe un rang très-honorable parmi les naturalistes contemporains, a, en outre, collaboré à un grand nombre de recueils scientifiques. On lui doit un nombre infini de mémoires, principalement consacrés aux oiseaux et aux insectes, et dont les titres seuls n’occupent pas moins d’une page et demie de la Bibliographie soologique d’Agassiz.

GRAY (Asa), célèbre botaniste américain, né à Utique (État de New-York) le 18 novembre 1810. Il se fit d’abord recevoir médecin au collège de Fairfield, mais quitta bientôt cette profession pour étudier la botanique sous la direction du professeur Torrej-. En 1834, il fut nommé botaniste de l’expédition, que projetaient alors les États-Unis ; mais le retard apporté dans cette entreprise l’obligea à donner, trois ans plus tard, sa démission avant le départ de l’expédition. En 1842, il accepta l’emploi de professeur d’histoire naturelle a, l’université de Cambridge (E’.atS-Unis), poste qu’il occupe encore. Il a depuis fait des conférences très-suivies à New-York et à Boston, et à parcouru l’Europe, une première fois de 1838 à 1839, la seconde de 1850