Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/332

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forts pour préparer la défense du pays contra l’invasion, et se vit contraint, par le mauvais état de sa santé, de donner sa démission le 7 novembre suivant.

Ses principaux ouvrages sont : Histoire de Nantes (1831, in-8") ; Statistique de Nantes (1834) ; Lettre à Ribes de Montpellier sur divers sujets de chirurgie, de médecine et d’hygiène (1S36) ; Monographie de la pupille (1841) ; Étude d’oculislique (1845) ; Royalistes et républicains (1849) ; Philosophie du socialisme ou Transformations dans le monde et dans l’humanité (1850), ouvrage écrit sous l’inspiration des idées de Saint-Simon et de Pierre Leroux ; le Socialisme expliqué aux enfants du peuple (1851) ; Nouvelles études théoriques et cliniques sur les maladies des yeux, l’œil et la vision (1858, in-8°), etc. Le docteur Guépin a publié, en outre, de nombreux articles dans la Revue encyclopédique, dans le Lycée armoricain, dans les Annales de la Société académique de Nantes, dans la Revue philosophique et religieuse, dont il a été un des fondateurs.

GUÉPINIE s. f.-~de Guépin, bot. fr. J.Bot. Syn. de TiiESDALiE, genre de crucifères.

GUÉPRATTE (Charles), sa vanthydrographe et astronome français, né à Nancy le 5 décembre 1777, mort à Lnmbézellec, près de Brest, le 24 octobre 1857. Il entra à l’École polytechnique en 1798, fut pris par la conscription l’année suivante et incorporé dans la 76 demi-brigade d’artillerie de marine, où il devint bientôt sous-lieutenant, après avoir subi un examen. À la fin de 1800, Guépratte quitta le service militaire et se livra à l’enseignement des mathématiques dans divers

établissements d’éducation. Il suppléa gratuitement pendant deux ans, à Brest, le professeur d’hydrographie, Duval Le Roy, que son âge avancé empêchait de faire son cours. En 1810, Duval Le Roy étant mort, Guépratte le remplaça comme titulaire, et, la mémo année, il fut nommé directeur de l’Observatoire de Brest, en remplacement de Maingon. En 1811, Guépratte se lit recevoir docteur es sciences, et, de 1812 à 1815, il professa sur le vaisseau le Tourville. Il prit sa retraite en 1852. On lui doit bon nombre d’ouvrages fort appréciés des marins. Les plus importants sont les suivants : Traité élémentaire et complet d’arithmétique, etc. (Paris, 1809, in-12) ; Problèmes d’astronomie nuutique et de navigation ; Abrégé des problèmes, etc. (Brest, * 1847, gr. iii-8°’) ; Instructions sur le planisphère céleste (Brest, 182C, in-8<J) ; Vade-mecum du marin, etc. (Brest, 1852, 2 vol. petit in-4<>).

GUER, bourg de France (Morbihan), ch.-l. de cant., arronil. et à 26 kilom. E, de Ploërmel, au bord de l’Aff ; pop. aggl., 893 hab.pop. tôt., 3,327 hab. Minoteries, teintureries. Fabrique d instruments aratoires.

GUER ou LÉGUER, petit fleuve de France (Côtes-du-Nord). Il prend sa source dans les environs de la forêt de Béfléon, arrose Belle-Isle-en-Terre, et se jette dans la mer après

un cours de 71 kilom. Ce fleuve est navigable sur une longueur de 7 kilom.

GUER (Jean-Antoine), littérateur savoyard, né k snllanehes, mort k Paris en 1764. Il se rendit à Paris pour y exercer la profession d’avocat, ne put parvenir à se faire une clientèle, et obtint, en 1749, un emploi dans les finances, qui le mit à l’abri du besoin. Guer a publié un certain nombre d’ouvrages qui consistent, pour la plupart, en compilations écrites en assez mauvais style. Nous citerons de lui : Histoire critique de l’âme des bêtes (Ainsterdam [Paris], 1749, 2 vol. in - 8°) ; Mœurs et usayes des Turcs (1746, 2 vol. in-4°) ; Histoire générale et particulière de l’électricité (1752, 3 vol. in-12) ; Décamérpn historique ou Entretiens sérieux et réfléchis sur tout ce que les peuples anciens et modernes ont pensé au sujet de la nature et de l’immortalité de l’âme (in-4°).

GUERAGNON s. m. (ghe-ra-gnon ; gn mil.). Pêche. Fond de la manche du ganguy, qui

est fait de gros fil.

GUÉRAII-EL-TARF, lac d’Algérie, prov. de Constantine, sur les hauts plateaux, à 15 kilom. au S.-É. d’Aïn-Beïda ; 15 a 18 kilom. de long sur G à 16 de large et 10,000 hectares de superficie. La rive N. est dominée par de hautes montagnes. Ce lac n’a pas d’écoulement.

GUÉRANDE, ville de France (Loire-Inférieure), ch.-l. de cant., arrond. et à 44 kilom. O. de Savenay ; pop, aggl., 2,257 hab. —pop. tôt., 6,749 hab. Carrières de pierres, mines d’étuin. Grande exploitation de marais salants. Guérande, bâtie sur un coteau qui domine l’Océan et l’embouchure de la Loire, est une des villes les plus curieuses et les plus pittoresques de la France, grâce à ses remparts k mâchicoulis flanqués de tours imposantes, à ses manoirs ombragés d’arbres, au costume original de ses habitants. On entre dans là ville par quatre portes, dont une est défendue par deux tours élevées que couronnent des mâchicoulis et des créneaux fermés.

Les origines de Guérande sont très-obscures ; quelques auteurs ont cru, mais sans fondement, retrouver dans cette ville la cité gallo-romaine de Grannona. Quoi qu’il en soit, l’importance historique de Guérande" commence à l’époque de la guerre de Charles de Blois contre Jean de Montfort. Il se frap GUER

pait alors dans la ville des monnaies portant au revers le lion de Montfort, avec la "légende : Moneta Gueront. En 1342, Louis d’Espagne prit Guérande d’assaut et massacra, dit-on, plus de 8,000 de ses habitants. En 1373, Guérande ouvrit ses portes au connétable Duguesclin ; Clisson 1 assiégea en vain en 1379. Pendant la Ligue, Guérande s’attacha au parti du roi de Navarre. Lorsque le duc de Mercosur eut établi un parlement à Nantes, en 1590,1e présidial de cette ville se réfugia à Guérande, Les royalistes s’en emparèrent en 1793, et l’évacuèrent presque

aussitôt à l’approche du général Beysser. Guérande est la patrie du général Bedeau.

« Dotée par les rois de France, dit Emile Souvestre, d’un siège royal dont relevaient soixante-treize juridictions de hautes, moyennes et basses justices, elle enfermait dans son enceinte quatorze paroisses. Le temps, ce ministre de Dieu, et le fisc, ce ministre du diable, ont fait de l’opulente cité ce que vous voyez aujourd’hui, c’est-à-dire un simple cheflieu de canton. »

Guérande possède un édifice remarquable, son église, dédiée à saint Aubin et remontant au xme siècle. Les chapiteaux romans des colonnes qui supportent les arcades de la nef offrent des sujets très-curieux ; quelques fenêtres sont garnies de vitraux remarquables. Nous signalerons, en outre, les ruines de l’ancien couvent des dominicains, le petit séminaire et l’hôpital.

Les marais salants de Guérande occupent une superficie de 2,293 hectares et produisent, année moyenne, 80,000,000 de kilogrammes de sel.

Guérande (traité de), par lequel le comte de Montfort fut reconnu duc de Bretagne, à l’exclusion des droits de la maison de Blois. Après de longues et inutiles négociations, qui ne firent qu’envenimer la querelle entre les deux compétiteurs, Charles de Blois et Jean de Montfort, ces deux princes en appelèrent à la force des armes pour décider de leurs prétentions mutuelles. Chacun était appuyé par un puissant protecteur : Charles V, roi de France, pour le premier ; le roi d’Angleterre pour le second. Tous deux comptaient parmi leurs défenseurs les plus< vaillants chevaliers de chaque nation. À la sanglante bataille d’Auray, la fortune se prononça pour le comte de Montfort : Charles de Blois y perdit la vie, et le désastre essuyé par son parti fut tel, qu’il restait à peine dans l’armée de ce malheureux prince un chevalier qui ne fût mort ou captif. L’altière Jeanne de Penthièvre, femme de Charles, n’avait pas peu contribué à faire rejeter tout accommodement entre les deux rivaux ; mais alors elle dut céder à l’impérieuse nécessité et consentir k une transaction qui était la ruine de ses espérances ambitieuses. Le roi de France, d’ailleurs, craignant que Montfort ne se jetât entièrement entre les bras de l’Angleterre, envoya des négociateurs au camp de ce prince, qui ne voulut consentir à aucun arrangement sans l’avis d’Édouard III ; mais celui-ci, déjà chargé d’années et fatigué de ces longues et terribles luttes, lui conseilla de traiter avec la veuve de son ennemi, et même de lui accorder quelques compensations. Le 11 avril 1365, les conventions d’un traité définitif furent signées de part et d’autre k Guérande, traité par lequel Jean de Montfort était reconnu duc de Bretagne, il condition que la couronne ducale serait réversible sur la tète du fils aîné de Charles de Blois, dans le cas où Montfort ne laisserait pas d’enfant mâle. Quant k la veuve, elle reçut le comté de Penthièvre et la vicomte de Limoges, avec une rente de 10,000 livres, faible dédommagement des pertes irréparables qu’elle venait de subir.

En réalité, ce ne fut pas seulement la maison de Blois qui fut vaincue à Auray et dans le traité qui suivit, ce fut aussi la France, qui voyait renverser son protégé, et qui était en même temps forcée de consacrer l’élévation d’un prince qui se montra constamment son ennemi.

GUERANGER (dom Prosper), liturgiste et bénédictin français, né au Mans en 1SOG. Il a embrassé, après 1830, la vie monastique dans l’abbaye de Solesmes (Sarthe), dont il est devenu l’abbé. Dom Gueranger a publié : Notice sur l’abbaye de Solesmes (1839) ; Institutions liturgiques (1840-1842, 2 vol. in-8»), comprenant une histoire de la liturgie qui a donné lieu à de vives critiques ; Y Année titurgique{Q vol. in-12), comprenant YAvent (1842), le 'Temps de Noël (1847), le Temps de la Septuatjésime (1851), le Carême (1854), la Passion et la semaine sainte (1856), le Temps pascal (1859). L’Année liturgique a été vigoureusement critiquée par M. Guérard dans la Bibliothèque de l’école des chartes, et défendue par dom Gueranger dans deux écrits publiés en 1847. Ce bénédictin a fait paraître en outre : Mémoire sur la question de l’Immaculée conception (1850) ; Histoire de sainte Cécile (1853.) Mentionnons encore de lui les deux ouvrages suivants : Essai sur le naturalisme contemporain (Le Mans, 1859, in-8°) ; Essai sur l’origine, la signification et les privilèges de la médaille ou croix de Saint-Benoit (1862, in-18), écrit qui a eu de nombreuses éditions.

« Les écrits de dom Gueranger, dit l’abbé H. Prompsault dans ses Lettres sur la liturgie catholique, ont fait un mal immense en semant la discorde parmi les évêques et les

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prêtres, et en jetant dans une fausse et très-dangereuse voie ceux qui les ont pris pour

guide. Ils déshonorent la religion par l’accumulation la plus’audacieuse qu’on ait jamais vue de témoignages altérés et de faits historiques falsifiés. Le clergé et les Églises do France y sont traités avec une insolence telle, qu’il faut aller chez les hérétiques pour rencontrer quelque chose de pareil ; encore ne se permettraient-ils pas aujourd’hui de prendre un ton semblable... Il ne se déconcerte jamais, et, lorsqu’il lui plaît de répondre aux objections qui lui sont faites, rien ne l’embarrasse, rien ne l’arrête. »

GUERÂRÂ, ville d’Algérie, prov. d’Alger, l’une des sept cités des Beni-Mzab, sur un rocher, cercle et à 193 kilom. de Laghouat ; 5,000 hab. Fabriques de tissus. On y remarque une jolie porte à créneaux, un hôtel de ville à arcades et un élégant minaret. Aux environs, oasis de 150 hectares et de 20,000 palmiers.

GUERARD, village et commune de France (Seine-et-Marne), cant., arrond. et à 11 kilom. de Coulommiers, sur la rive gauche du Morin ; 1,601 hab. Beau château entouré d’un parc délicieux. Ruines pittoresques de l’ancien monastère de La Celle.

GUÉRARD (dom Robert), bénédictin français de la congrégation de Saint-Maur, né a Rouen en 1641, mort dans cette ville en 1715. 11 fut adjoint par ses supérieurs à dom François Deltau, qui était chargé de reviser les œuvres de saint Augustin, et travailla avec ce religieux et avec dom Durand jusqu’en 1673. À cette époque, la publication d’un ouvrage intitulé l’Abbé commendataire, et dont on accusa Delfau d’être i auteur, causa l’exil de ce dernier. Compris dans cette disgrâce, dom Guérard fut envoyé à l’abbaye d’Ambournay, dans le Bugey. Il y continua ses travaux, visita les bibliothèques de Genève, de Lyon, de la chartreuse des Portes, et trouva dans cette dernière YOpus imperfectum de saint Augustin, dont on ne possédait alors que des copies très-inexactes. En 1676, Guérard fut rappelé du Bugey et envoyé k Fécamp, puis à Rouen. On a de lui : Abrégé de la sainte Bible, en forme de questions et de réponses familières (1707, 2 vol. in-12), plusieurs fois réimprimé.

GUÉRARD (Benjamin-Edme-Charles), historien et érudit français, membre de l’Académie des inscriptions (1833), né à Montbard (Côte-d’Or) en 1797, mort en 1854. Après avoir occupé, pour vivre, une petite place de professeur dans une ville de province, il accompagna son père, nommé commissaire à Paris.et parvint à entrer à la Bibliothèque nationale, où il prit le goût de l’étude des manuscrits. Lors de la création de l’École des chartes, il y fut admis comme élève, et fut ensuite associé aux grands travaux entrepris par le marquis de Fortia. Mais, tout en se livrant a ce travail, qui était en quelque sorte impersonnel, il trouvait le temps de préparer plus efficacement son avenir. En 1830, il présenta à l’Académie un savant mémoire sur les divisions de la Gaule, qui fut couronné. Il avait dès lors choisi la voie qu’il devait suivre avec tant de succès. Les travaux de Guérard ont jeté un jour nouveau sur l’état social de la France au moyen âge. Ils nous font connaître l’état des personnes sous le régime féodal, et nous montrent la cause de l’aftianchissement du servage dans les garanties successives accordées au droit de propriété. Ce savant n’admet pas, avec Guizot et Thierry, que l’idée de liberté ait été apportée à nos ancêtres par les barbares envahisseurs ; d’un autre côté, il fait à la religion chrétienne une trop large part d’influence dans la renaissance de la civilisation. Mais les opinions et les systèmes, en fait d’érudition historique, n’ont qu’une importance secondaire. Bien que Guérard se sépare des vues de deux historiens dont les œuvres sont devenues classiques, il aboutit, en réalité, au même point que ces deux éminents écrivains : il éclaire par des faits nouveaux l’histoire si obscure de nos origines. Le système de Guérard a été critiqué, il ne sera peut-être pas suivi, mais ses découvertes resteront pour servir de base à la solution d’un des problèmes historiques les plus difficiles. La tâche que s’était imposée Guérard était écrasante ; on peut dire qu’il y a succombé, car il avait déjà contracté, en 1821, au milieu des émanations des montagnes de parchemins qu’il remuait à la Bibliothèque, les germes de la maladiequi devait l’enlever trop tôt à la science.

On a de lui : Essai sur les divisions territoriales de la Gaule sous les rois francs (1832, in-S°) ; Cartulaire de l’abbaye de Saint-Père de Chartres (1840, 2 vol. in-4°) ; Cartulaire de l’abbaye de Saint-Berlin (1840, in-4°) ; Polyptyque terrier de l’abbaye de Saint-Germaiiides-Prés, rédigé au ixe siècle par l’abbé Irminon (1844, 2 vol. in-4°) ; Cartulaire de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille (1853, in-4°). On lui doit en outre de nombreux et importants articles publiés dans les recueils historiques, surtout dans la Bibliothèque de l’École des chartes.

GUÉRARD (Alphonse), médecin français, né vers 1800. Il suivi’- pendant deux ans les cours de l’École normale supérieure, puis étudia la médecine et passa son doctorat en 1827. Deux ans plus tard, il devint professeur agrégé à la Faculté, et il a été depuis lors

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membre du conseil de salubrité, médecin ae l’hôpital Saint-Antoine et de l’Hôtel-Dieu. M. Guérard est, depuis 18E5, membre de l’Académie de médecine. On a de lui : Des inhumations et des exhumations (1838, in-4«) ; Lois générales de la chalew (18-4, in-4») ; Rapport sur la prison cellulaire de Mazas (1850, in-8°) ; Du choix, et de la distribution des eaux dans une ville (1852, in-8°). On lui doit en outre de nombreux articles insérés dans Y Encyclopédie des sciences médicales, les Annales d’hygiène publique et de médecite légale, le Dictionnaire de médecine, etc.

GUERARD (Maurice), grammairien français, né à Metz en 180S. Élève de l’École normale, il obtint le premier rang au concours d’agrégation de grammaire en 1831, professa quelque temps au collège Saint-Louis, puis entra au collège Sainte-Bai be (1836), où, soit comme professeur, soit camme préfet des études, il a pris une grande part k la prospérité de cet établissement. En 1855, il a reçu la croix de la Légion d’honneur. On doit à M. Guérard un Cours comptet de langue française (1851 et suiv., 24 vol. in-12) ; un Cours complet de langue latine (1353 et suiv., 12 vol. in-12.), en collaboration avec Moncourt ; une Grammaire, grecque élémentaire (1864, in-Su), avec M. Passerat ; un Dictionnaire général de la langue française (1865, in-18), avec M. Sardou.

GUÉRARD DBROUILLY (baron Antoine), administrateur français, né k Troyes en 1777, mort vers 1832. Il remplit successivement les fonctions d’auditeur au comieil d’État (1810), de sous-préfet de Bar-sur-Aube (1814), d’auditeur k la section des tinarces. Guérard de Rouilly a laissé quelques otvrages estimés : Principes généraux de l’administration ou Essai sur les devoirs et les qualités indispensables d’un bon administrateur (Paris, 1815) ; De l’esprit public et de la toute-puissance de l’opinion (1820) ; Du système financier ou Coup d’ceil analytique sur le budget de 1822 (1822).

GUERBOIS (Denis-Françcis-NoGl), chirurgien français, né en 1775, Tiort en 1838. Il fut membre de l’Académie ce médecine. On a de lui : la Chirurgie d’Hippocrate extraite de ses aphorismes (1836, in-8°) ; Des complications des plaies après les opérations, contenant le tétanos, la commotio.i, la douleur, la phlébite, etc. (1836, in-S°).

GUEUBOUSSA, montagnes d’Algérie, prov. d’Oran, entre Dar-Sidi-Abd-Allah et Ainrai-Moussa. C’est un pays de montagnes affreusement déchirées de ravins, de bois épais et de cavernes.

GUEHCHB (la), ville de France (Ille-et-Vilaine), ch.-l. de cant., arrond. et k 21 kilom. S. dé Vitré ; pop. aggl, 2,227 hab.pop. tôt., 4,603 hab. Tanneiies, minoteries ; fabriques de toiles et d’huile. Commerce de toiles, fils, moutons et porcs. Ce bourg avait autrefois le titre de châtellenie et était une des quarante-deux villes de Bretagne qui députaient aux états de cette province. Bertrand Duguesclin et son frère Olivier en furent les seigneurs au xive siècle. Le château, qui joua un rôle important pendant les guerres de religion, fut démoli en 1739. LVglise, ancienne collégiale fondée en 1206 par Guillaume, seigneur de la Guerche et de fouancé, a conservé un chœur du xme siècle. Une tour carrée flanque la façade S. L’attîntion est attirée à l’intérieur de l’édifice par des vitraux du xvn-’ siècle et par les stalles du chœur, curieux travail de menuiserie. Les derniers vestiges de la commanderie de la Guerche ont disparu depuis quelques années ; mais la chapelle, qui existe encore, renferme quelques dalles funéraires très-an< ; iennes.

GUERCHE (la), village et commune de France (Indre-et-Loire), cant. du Grand-Pressigny, arrond. et à 42 kilom. de Loches ; E18 hab. Le beau château construit à la Guerche par Charles VII, pour Agnès Sorel, offre six rangs de voûtes superposées. Le chiffre d’Agnès Sorel se voit encore en plusieurs endroits.

GUERCHE-SUR-L’AUBOIS [la), ville de France (Cher), ch.-l. de cant., arrond. et à 51 kilom. N.-E. de Saint-Amind-Montrond, sur le chemin de fer du cente ; pop. aggl., 3,456 hab. — pop. tôt., 3,505 hab. Carrières de pierres lithographiques ; distillerie, verrerie, hauts fourneaux, sucrerie importante.

GUERCHIN (Jean-François Barbieri, dit le), peintre italien, né k Cento. entre Bologne etFerrare, en 1590, mort à Bologne en 1666. Ce célèbre artiste, qui doit son surnom de Guerciuo (louche) k ce qu’il louchait de l’œil droit, appartenait à une famille d’artisans, et il n’apprit qu’à lire et à écrire ; mais il manifesta dès 1 enfance une aptitude extraordinaire pour le dessiD -a la peinture. On ignore quel fut son premier maître, et on le voit à dix-sept ans, habile déjà, associiaux travaux de Gennari. Il étudia ensuite les œuvres des Carraches et du Caravage, et s’assimila en partie la hardiesse grandiose dt-s premiers et l’énergie de couleur du second. En 1615, il se fit connaître à Bologne en exposant des peintures et des dessins qui furen ; universellement admirés, et, l’unnée suivante, il ouvrit dans sa ville natale une école çui devint célèbre, et d’où sortirent les artistes les plus distingués. La fortune et la réputation vinrent k la fois au peintre de CentOj il avait peine à suffire aux coramanfles qui lui arri-