Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/391

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GUNZ

1821 (Leipzig, 1824-1827, S vol.). Cependant Gunther s’était remis avec ardeur à l’étude de la médecine ; il fut reçu docteur en 182-4, aven une thèse intitulée : Analecta ad anatomiam fungi medultaris, et, l’année suivante, obtint la place da médecin adjoint à l’hospice enéral de Hambourg. Il fit en même ti’mps es cours au Johanneum de cette ville et y fonda un institut particulier d’orthopédie. ■ Appelé, en 1837, à la chaire de chirurgie et à la direction de l’hôpital Frédéric, de Kiel, il trouva encore moyen de se distinguer par des articles de science, insérés dans les Document^ pratiques et critiques de médecine, de C.-H. Pfaif. Un cite entre autres, de Gunther, un mémoire remarquable sur les Dévia-. lions de la colonne vertébrale, et particulièrement sur les moyens de les prévenir) d’après les résultats de dix années d’expérience. Cet opuscule, imprimé aussi à part en 1839, est sans contredit l’œuvre d’un orthopédiste érninent. En 1841, Gunther fut nommé professeur de chirurgie et directeur de la clinique chirurgicale k l’École royale de clinique de Leipzig. Grâce à son enseignement, le nombre des élèves qui fréquentaient cette école s’accrut considérablement, et bientôt sa réputation de professeur et d’opérateur s’étendit de tous côtés, tandis que ses ouvrages rendirent son nom célèbre dans toute l’Europe-Philanthrope non moins que savant, il fonda, en 1849, une caisse de secours pour les veuves et les orphelins des médecins, chirurgiens, vétérinaires et phnrmaciens de la Saxe et de la Thuringe, institution approuvée par décret royal en 1852, et qui a déjà produit les plus heureux résultats. En 1824, la Faculté décida, sur sa proposition, qu’à l’avenir il y aurait des examens particuliers pour les étudiants qui voudraient se consacrer uniquement à la chirurgie, sans prendre le grade do docteur en médecine, et depuis cette époque le nombre des étudiants chirurgiens est devenu considérable. Entouré du respect et de l’affection de ses élèves, Gunther professait la chirurgie depuis trente ans, lorsqu’il fut emporté par le choléra le 8 septembre 18G6. On vit dans le même mois l’implacable fléau enlever à l’université de Leipzig trois de ses illustrations : Gunther ; Georges-Henri Mettenius, professeur de botanique et directeur du jardin botanique (mort le 18 août), et Christian - Hermann W’eisse, professeur de philosophie et de théologie (mort le 19 septembre). Parmi les nombreux ouvrages de Gunther, nous citerons : Anatomie chirurgicale en figures (Hambourg, 1838-1840, 3 vol.) ; Manuel des opérations sur le cadavre (1843) ; le Poignet (1850) ; Manuel des opérations chirurgicales sur les os (1850) ; Manuel des opérations sur le corps humain (Leipzig et Heidelberg, 1853-1867, tomes 1 à VII, gr. in-4<>/, son principal ouvrage, publié eu collaboration avec Cocoius, Bennon Schinidt, Hennig et Berger ; Guide des opérations sur le corps humain (Leipzig 1859-18C3, 3 vol.) ; De la conformation du pied de l’homme et de la meilleure manière de le chausser (Leipzig, 1863), opuscule dans lequel il combat une mode nuisible à la santé, etc.

GU.NTIIER D’ANDERNACH (Jean), savant médecin du xvj<* siècle. V. GonthJer (Jean).

GUNTOUR, ville de l’Inde anglaise, présidence de Madras, chef-lieu du collectorat de son nom, par 1G° 17’ de lat. N. et 78" 12’ de long. E. Elle est grande, mais irrégulièrement construite, et la plupart des maisons ont des murs de terre étales toits de chaume. Ella est divisée en deux, parties par un immense réservoir bordé de rangées d’arbres. Il Le collectorat du même nom est borné par la Kistna, le golfe du Bengale, le Nellore, le collectorat de Cudappah et le Nizzam. On évalue sa superficie a 12,260 kiloin. car., et sa population à 570,000 hab. Le sol est, en général, uni et d’une grande fertilité ; mais le manque d’humidité pendant une grande partie de l’année empêche d’y cultiver le riz sur une grande échelle ; en revanche, il produit du maïs de la plus belle espèce. Les autres productions du sol soin les céréales, les olives, le safran, les oignons, le bétel, le tabac et le coton. Ce district fait partie de la ré fion maritime qu’on appelle les Cinq-Circars u Nord.

GUNZ (Juste-Godefroi), médecin et anatomibic allemand, né k Kcenigstein (Saxe) en 1714, mort à Dresde en 1754. Lorsqu’il eut complété ses études à Paris et à Leyde, il fut nommé professeur extraordinaire d’anatomie et de chirugie k l’université de Leipzig, acquit une grande réputation comme praticien, reçut le titre de premier médecin île la cour de Dresde, et devint membre associé de- l’Académie des sciences de Paris, Gunz a fait faire des progrès à l’art des accouchements par ses travaux sur l’anatomie

de la femme. Son cabinet contenait plus de S,000 pièces anatomiques préparées ou réunies par ses soins. Parmi ses ouvrages, nous citerons : De mammarum fabrica et lactis secrelione (1734, in-4°) ; De deriualione puris ex pectore in bronchiis (1738, in-4°) ; De contmodo parlurienstum situ (1742) ; Obseroationuin anatomico-chirurgicarum de herniù libetlus (1744) ; Observationes de utero et naturalibus feminarum (1753, in-4"),

GUNZ (Simon), mathématicien allemand, né à Augsbourg en 1743, mort en 1824. Kils et potit-nls de rabbins, il était destiné aux

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mêmes fonctions et fut envoyé de bonne I heure à Francfort-sur-le-Mein, où il étudia le Talmud, les mathématiques, auxquelles il finit par se consacrer exclusivement. En 1782, il fut nommé professeur de ces sciences k l’école juive de Prague, et occupa cette chaire jusqu’à sa mort. On a de lui : Manuel des négociants (Prague, 1792) ; Manuel de calcul théorique et pratique (Prague, 1802-1808, 3 vol. ; 1832, 6e édit.) ; Théorie élémentaire des droites parallèles (Gratz, 1815) ; Principes de la science des équations ou de ce qu’on appelle l’algèbre (Prague, 1826), etc.

GUNZRURG, ville de Bavière, cercle de Souabe, à 48 kilom. O. d’Augsbourg, ch.-l. du district de son nom, au confluent de la petite rivière du Gunz et du Danube ; 4,000 hab. Gymnase. Fabrication de toiles de fin ; navigation ; commerce actif, surtout en grains. Succès des Français sur les Autrichiens, le 9 octobre 1805.

GUNZBURG (Jean-François), littérateur allemand, né à Brody (Galicie) en 1803, mort en 1S38. Il s’adonna, dès son enfance, à l’étude de la peinture ; mais ayant perdu la vue, il chercha une distraction dans les travaux littéraires, et écrivit, en prose ou en vers, un grand nombre d’ouvrages, qui parurent en majeure- partie dans les journaux de Vienne, notamment dans la Gazette de Witthauer. Outre des pièces dramatiques, et une traduction allemande des œuvres du Tasse, on a de lui plusieurs romans, dont les plus remarquables sont : les Marques de petite vérole ; le Médecin la Caserne noire ; les Dernières années de la vie de Mina ; Un premier amour ; Trois peintres ; Une protectrice des arts ; YApparition, etc.

GUNZENHACSEN, ville murée de Bavière, cercle de la Franconie moyenne, à 45 kilom. S.-O. de Nuremberg, sur l’Altmuhl ; 2,200 hab. Culture de la vigne et du houblon. Tanneries. Fabriques de couleurs.

GUPPAS s. m. (gu-pass). Métro). Unité de poids, usitée sur les côtes du détroit de Matacca,,

GUR s. m. (gur). Comm. Toile blanche de coton des Indes.

GURAU, ville de Prusse, prov. de Silésie, régence et à 83 kilom. N.-O. de Breslau, ch.-l. du cercle de son nom, sur la rive droite du Bartsch ; 3,500 hab. Tribunal. Industrie agricole ; récolte de légumes et d’asperges renommées. Importante fabrication de farine.

GURGISTAN. V. GÉORGIE.

GURGUCA, rivière du Brésil dans la province de Pianhy. Elle coule du sud au nord et se jette dans le Parnahyba, par la rive droite, après avoir arrosé les hameaux de Gurguca et de Jerurumenha. Son cours est de 280 kilom. ; ses eaux, peu profondes, sont bourbeuses, rougeatres et peu salubres. Les habitants des deux rives sont peu nombreux k cause des fièvres intermittentes qui y régnent. Ils s’adonnent à la culture du coton, du tabac, qui est renommé, et à l’élève du bétail, la principale richesse du pays.

GURHOFIANE s. f. (gu-ro-fi-a-ne — de Gurhof, nom d’une ville de la haute Autriche). Miner. Variété de dolomie compacte, à Ïiâte fine et de couleur blanche ou café au ait très-clair, qui sert à fuire des pierres à rasoir. Il On l’appelle aussi gurhofitb.

— Encycl. La gurhojiane est un des minéraux les plus mal nommés, car on ne l’a jusqu’à présent trouvée qu’aux environs d’Anspach, en Bavière, et non pas dans ceux de (jurhof, comme on serait tenté de le croire. D’après l’analyse d’Holger, — elle renferme 53,90 de carbonate de chaux ; 41,50 de carbonate de magnésie ; 3,50 d’alumine j et 0,90 de silice. Ce savant a proposé de 1 appeler dolomie de la serpentine, parce qu’il la regarde comme le résultat de la dècompostion de la serpentine par les agents extérieurs.

GUBJAO (Hilario-Maximiano-Antunes), officier d’artillerie et voyageur brésilien, né vers 1800. Il fut chargé, en 1854, d’explorer la province de Rio-Negro, jusqu’alors fort peu connue, et il a publié sur ce voyage un écrit intéressant intitulé : Descripçâo da Viagem que fis desde a cidade da Barra do Ilio-Negro pelorio do mesmo nome ate a serra do Cucui, etc. (Rio-Janeiro, 1855).

GURK, rivière des États autrichiens (Illyrie). Elle prend sa source au pied du mont Kaiserstubl, et se jette dans la Drave, à 22 kilom. E. de Klagenfurt, après un cours de 135 kilom. Il Autre rivière des États autrichiens (Illyrie). Elle prend sa source a 15 kilom. S.-E. oeLaybach, et se jette dans la Save, en face de Rau, après un cours de 92 kilom.

GURK, bourg des États autrichiens (lllyrie), à 35 kilom. E. de Klagenfurt, sur la rive droite de la Gurk ; 850 hab. Ce bourg, qui possède l’église la plus curieuse de l’illyrie, donne son nom à un èvèchè suiîragant de Salzbourg, dont le siège est à Klagenfurt.

GURL1TT (Jean-Godefroid), savant et pédagogue allemand, né k Halle en 1754, mort en 1827. II étudia la philologie, la philosophie et la théologie k l’université de Leipzig et, en théologie, adopta des tendances rationalistes, dont il ne s’écarta plus jusqu’à la fin de sa carrière. En 1778, il fut nommé professeur au Peedagogium de KJoster-Bergen, et, de

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1779 k 1797, administra cette école en conimun avec le mathématicien Lorenz. Il la dirigea ensuite seul jusqu’en 1802, où il fut appelé à Hambourg comme directeur du Johanneum et comme professeur de langues orientales au gymnase de l’académie de cette ville ; il sut élever le Johanneum au rang des écoles les plus florissantes de l’Allemagne. Parmi les écrits de Gurlitt, il faut citer : Éléments de philosophie (1788) ; Notice biographique et littéraire sur Winckelmann (1797) ; De la science des gemmes (1798) ; De la mosaïque (1798) ; Introduction générale à l’élude des beaux-arts de l’antiquité (1799) ; Œuvres pédagogiques (1801, 1.1 ; 1829, t. Il publié par Cornélius Muller) ; Hercules (1801) ; Oratio de uso librorum sacrorum ad humanilatem. (1803) ; De quelques anantages du dernier siècle (1804) ; Vie d’Aonius Palearius (1805) ; Écrits archéologiques (1831), etc. Il avait, en outre, donné des traductions d’Ossian et da Pindare, et publié les ouvrages suivants de Spittler : les Ordres mendiants (1822) ; les Bénédictins (1823) ; les Jésuites (1823) ; les Templiers (1824) ; Leçons sur l’histoire 4e la papauté (1828) ; et ce fut également d’après ses manuscrits que Cornélius Muller publia deux autres œuvres posthumes du même Spittler, savoir : 'Histoire des croisades (1827) et. l’Histoire de la hiérarchie (1828).

GURLITT (Louis), célèbre paysagiste allemand, neveu du précédent, né à Altona en 1812. Il Teçut à Hambourg les premières leçons de son art, puis consacra plusieurs années à l’étude de la nature en Norvège, en Danemark et en Suède, d’où il se rendit k Munich, en 1837, et l’année suivante en Italie. En 1839, il s’établit à Copenhague et fut élu membre de l’Académie royale de cette . ville. Quelques années après, il reprit le cours de ses pérégrinations, parcourut de nouveau l’Italie a diverses reprises, visita la Grèce, séjourna à Berlin, en Saxe, et parut se fixer, en 1851, à Vienne, où, quatre ans auparavant, il avait épousé la sœur de Kanny Lewald. Depuis 1859, il habite le plus souvent une de ses propriétés près de Cobourg. Comme artiste, Gurlitt doit être classé parmi les maîtres dans la peinture de paysage. Il a reproduit les deux natures si opposées du nord et du sud de l’Europe avec une remarquable exactitude et un rare bonheur. La plupart de ses premières toiles de grande dimension ornent la galerie privée de son protecteur, le feu roi Christian VIII, et représentent, en général, des paysages empruntés aux plages pittoresques du Danemark et du Slesvig-Holstein. Ses nombreux paysages italiens présentent au plus haut degré les tons brûlants du soleil méridional ; un des plus remarquables est celui qui représente des Champs de roses sur le mont des Sabins, et qui est en la possession du sénateur Jenisch, à Hambourg. Citons encore de lui : une Vue de Paterme, qui appartient à l’impératrice de Russie-, le Lac de Corne, au roi de Hanovré ; l’Embouchure du Cattaro, à l’archiduchesse d’Autriche Sophie-, Rosaie, dans tes montagnes de la Sabine (1856), dont Ylllustra- tioii a donné la gravure. La nouvelle pinacothèque de Munich possède aussi de cet artiste plusieurs toiles reproduisant des sites du plateau de Bavière.

GURLT (Ernest-Frédéric), agronome et vétérinaire allemand, né h Drentkau, près de Griinberg (Silésie), en 1794. Lorsqu’il eut passé son doctorat en médecine à Berlin (1819), il se tourna vers l’art vétérinaire et devint successivement répétiteur, professeur et directeur technique à l’école vétérinaire de cette ville. Depuis 1850, il a reçu le titre de conseiller intime. Ses principaux ouvrages sont : Manuel d’anatomie comparée des animaux domestiques (Berlin, 1822, 2 vol.), avec un atlas.de 150 planches ; Traité a’anatomie pathologique des animaux domestiques (Berlin, 1831-1832) ; Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (Berlin, 1837) ; Anatomie chirurgicale et acurgie à l’usage des vétérinaires (Berlin, 1847, in-fol., avec gravures) ; Anatomie des oiseaux domestiques (Berlin, 1849). Depuis 1835,1e docteur Gurlt rédige, avec M. Hartweg, le Magasin de la science vétérinaire. — Un autre docteur en médecine du même nom, Ernest Gurlt, qui habite également Berlin, a publié : Recherches d’anatomie pathologique comparée des maladies des articulations (Berlin, 1853) ; De quelques difformités du bassin humain causées par des maladies des articulations (Berlin, 1854).

GURNATJ s. m. (gur-nô). Ichthyol. Espèce de poissons du genre des trigles. Il On écrit

ailSSi GOURNAU, GURNARD, GURNAUD et GUHNliAU.

GDRNEY (Joseph-John), philanthrope et écrivain anglais, né à Earlham-Hall, près de Norwich, en 1788, mort en 1847. Il s’attacha particulièrement à l’étude de l’hébreu, du syriaque, de la Bible, devint, en 1818, ministre de la Société des amis ou quakers, et commença vers cette époque, dans le but d’amener une réforme dans le régime des prisons, une longue série de voyages, qu’il lit.pour la plupart en compagnie de sa sœur, mistress Elisabeth Fry. C’est ainsi qu’il visita successivement l’Écosse, le nord de l’Angleterre (1818), l’Irlande (1827), les États-Unis (1837), où il resta trois ans, la Fiance (1841), où il eut une entrevue avec Louis-Philippe

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et fit tous ses efforts pour obtenir l’affranchissement des nègres dans les colonies, la Hollande, la Belgiquo, l’Allemagne, le Danemark, la Suisse, etc. Pendant ses longues pérégrinations, il visitait les prisons, les hôpitaux, participait aux travaux d’un grand nombre de sociétés de bienfaisance et d’instruction, et fuisait de sa fortune l’usage le plus libéral et le mieux entendu. Gurney a laisse un assez grand nombre d’ouvrages, dont les principaux sont : Observations sur les vues et les pratiques de la Société des amis (1824), écrit intéressant et plusieurs fois réédité ; Notes et dissertations sur la Bible ; liéflexions sur l’évidence du christianisme ; le Puséisme pris dans sa racine, etc. — Il était le frère d Elisabeth Guhney, si connue sous le nom d’Elisabeth Fry (v. ce nom).

GlinMGEL, village de Suisse, cant. de Berne, à 13 kilom. de Thun. Etablissement de bains sur une montagne, près d’une forêt de sapins. L’eau de Gurnigel est froide, sulfatée, calcaire, sulfureuse, gazeuse. Elle émerge d’un terrain où dominent le flysch et les ardoises à pyrites. On y remarque deux sources dont la température moyenne est de 7° 5’. L’eau s’emploie en boisson et surtout en bains et douches. Elle est excitante des organes digestifs, et agit sur la peau et les muqueuses, comme les eaux sulfureuses en

fédéral. De ta terrasse de l’établissement de ains, que dominent le Hoeh-Gurnigel et le Seelibunl, on découvre une belle vue sur une grande partie du canton de Berne, la chaîne du Jura, le lac et la ville de Neuchâtel. Les environs offrent de charmantes et pittoresques promenades.

GURON s. m. (gu-ron). Moll. Coquille bivalve du genre spondyle..

GUROWSK1 (Adam, comte), publiciste polonais, né aux environs de Kalisch dans les premières années de ce siècle. Il étudia dans diverses universités d’Allemagne et se fit partout la réputation d’une mauvaise tête et d’un bretteur consommé. Compromis, en 1820, dans une prétendue conspiration, il parvint k gagner le duché de Posen et ne tarda pas à obtenir un sauf-conduit qui lui permit do rentrer dans sa patrie. Lorsque la révolution du 29 novembre 1830 eut éclaté, il fit preuvo de toute l’ardeur d’un patriote convaincu, organisa des clubs à Varsovie et reçut du gouvernement national une mission à l’étranger. Après la malheureuse issue de l’insurrection, il se réfugia en France, comme la plupart de ses compagnons d’infortune, devint membre du Comité national polonais de Paris, et, après la dissolution de cette assemblée, fonda une société démocratique polonaise. Mais, entraîné par- la violence de son caractère et par l’empire exclusif de ses idées, il ne tarda pas à rompre complètement avec les autres membres de cette société, et, pendant plusieurs années, eut une vie assez tourmentée. Ses biens ayant été confisqués par le gouvernement russe, il se fit publiciste pour vivre, et en arriva graduellemment à perdre ce sentiment de haine instinctive que tous les Polonais ont au cœur contre leurs oppresseurs. Le gouvernement russe ne récompensa pas cette apostasie aussi largement que l’avait sans doute espéré le comte Gurowiki. Il obtint la permission de rentrer dans sa patrie ; mais on ne lui rendit pas ses biens, et le gouvernement lui confia les modestes fonctions de gouverneur civil dans l’intérieur de la Russie. Parmi les brochures qu’il a publiées, soit en français, soit en allemand, nous citerons : la Vérité sur la Russie (Paris, 1840) ; la Russie et la cioilisaiinn (Leipzig, 1841) ; Pensées sur l’avenir des Polonais (Berlin, 1841) ; Extrait de mon livre dépensées (Breslau, 1S44) ; Un tour en Belgique (Heidelberg, 1845) ; Impressions et souuenirs (Lausanne, 1846) ; les Derniers événements dans les trois parties de l’ancienne Pologne (Munich, 1846). Après les événements de 1848, il s’embarqua pour l’Amérique et se retira à Boston, où il chercha vainement à obtenir une chaire de professeur, qui lui fut refusée. Il n’a plus été question de lui depuis cette époque.

GU 1(11 A 11, ville de l’Indoustan anglais, prov. du Bengale, dans l’ancienne province de Gondouana, à 5 kilom. ". de Djoubboulpour. Elle était jadis la capitale d’une principauté conquise par les généraux d’Akbar en 1564, puis par Aureng-Zeyb, les Mahrattes, et enlin par les Anglais.

GURTLER (Nicolas), philologue et historien allemand, né à Bâle en 1654, mort k Fruneker en 1711. Il professa successivement la théologie, la philosophie, l’histoire, l’éloquence à Herborn, Hanau, Brème, Deventer, Feancker, et acquit la réputation d’un des plus habiles théologiens’ protestants de son temps. Ses principaux ouvrages sont : Lexique grec, latin, allemand et français (Bàle, 1682, in-8°) ; Historia templariorum (1691, in-8<>) ; Institutions théologien (1694) ; Systema theologip prophéties (1702), ouvrage fort estimé ; Origines mundi (1708).,

GORUPA, village du Brésil, agréablement situe sur la rive droite de l’Amazone, k t, u kilom. en aval de l’embouchure du fleuve Xingu. Ses habitants exportent des produits forestiers et s’occupent de la fabrication des tuiles, dont ils font un commerce lucratif.

GURUPl, petite ville du Brésil, sur l’océan