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HAMM

l’appelle vulgairement cordonnier ou tïre-lignoï. Sa larve ronge l’intérieur du tronc des vieux chênes, et 3 ; pratique de nombreuses excavations qui nuisent beaucoup à la valeur du bois. Elle reste environ trois ans sous cette forme, avant de passer à l’état d’insecte parfait.

HAMMATOCAULIDE s. f. (amm-ma-to-kô-H-de

— du gr. hamma, hammatos, nœud ; kauios, tige). Bot. Genre de plantes, de la famille des ombellifères, tribu des peucédanées, dont l’espèce type habite la Crète.

HAMMATOCÈRE s. m. (amm-ma-to-sè-re

— du gr. hamma, hammatos, nœud ; keras, corne). Entom. Genre d’insectes hémiptères, de la famille des réduves, comprenant deux espèces qui habitent l’Amérique.

IIA JIM R, ville de Belgique, dans la Flandre orientale, à 6 kilom. N- de Termonde ; 8,500 hab. Amidon, toiles, cordages. Hôpital ; maison d’orphelins.

hammel s. m. (amm-mèl ; h asp.). Metallurg. Appareil servant à classer, suivant leur grosseur, les minerais broyés, avant de les soumettre au lavage.

HAMMELBORG, ville de Bavière, cercle de la basse Franconie, à 39 kilom. N. de "Wurlzbourg, sur la rive droite de la Saale ; 3,000 hab. Fabriques de toiles et de lainages, scieries : élève de bétail ; carrières de chaux et de plâtre. Charlemagne fit don de cette ville à l’abbaye de Fulda. Ses environs offrent de délicieuses promenades et produisent des vins estimés. L’hôtel de ville, bâti en 1451, intéresse par son architecture. L’ancien château des princes de Fulda a été transformé en tribunal.

HAMMER (Jules), poète et littérateur allemand, né à Dresde en 1810, mort à Pilnitz en 1862. Il se rendit en 1831 à Leipzig, où il étudia le droit, la philosophie, l’histoire, la littérature, retourna à Dresde en 1834, eut pour collaborateurs Louis Tieck et Théodore Hell, avec qui il.écrivit une comédie intitulée : le Déjeuner singulier (1834), puis retourna en 1837 à Leipzig, qu’il habita jusqu’en 1845. Pendant cet intervalle de temps, Hammer publia des poésies, des romans et un grand nombre d’articles dans les journaux politiques et littéraires. En 1845, il se fixa définitivement à Dresde, fut chargé en 1851 de

diriger le feuilleton de la Gazette constitutionnelle de Saxe, fit avec succès des cours littéraires, et contribua puissamment à la fondation de l’institut de Schiller à Dresde, en 1855. Hamraer a donné sur le théâtre de la cour, dans cette dernière ville, quelques com Eositions dramatiques qui n’ont pas obtenu eaucoup de succès et dont une des meilleures est intitulée : les Frères (1856). Il doit surtout sa réputation à ses poésies et à ses romans. Ses poésies se recommandent par l’élévation des idées et des sentiments, par la pureté du style, par un charme vague emprunté aux productions de l’Orient, dont il avait fait une étude toute particulière. On possède de lui deux recueils de vers estimés ; Regarde autour de toi et regarde en toi (1851) et Pour toutes les bonnes heures de la vie (1854) ; un poëme intitulé : Sous le croissant (1860) ; les Psaumes de la Bible (1861), etc. Les romans et les nouvelles d’Hammer sont regardés comme la partie la plus remarquable de son œuvre. On y trouve, joint aune étude approfondie de la vie réelle, un amour du bien et du beau, un sentiment élevé de l’idéal. Nous citerons de lui en ce genre : Noble et bourgeois (Leipzig, 1838) ; le Rêve et la vie (Leipzig, 1839) ; Scènes de la ville et de la campagne (1844, 2 vol.) ; Sur une route tranquille (1854) ; l’Entrée et ta sortie (1856, «vol.) ; la Base solide (1862) ; Apprends, aime et vis {iS62)t etc.

HAMMERER (Jean), architecte et sculpteur alsacien du xvie siècle. Il fut chargé, da 1510 a 1520, de diriger les travaux d’achèvement de la cathédrale de Strasbourg, pour laquelle, en 1486, il avait exécuté en pierre la remarquable chaire qu’on voit encore dans îti grande nef.

HAMMERFEST, ville de Norvège, ch.-l. du bailliage de Finmark, dans l’île de Hoaloe, sur la mer Glaciale, à 23 kilom. S.-O. du cap Nord, par 70» 40’7" de lat. N. et 210 25’ 19"de long. E. ; 1,100 hab. Il s’y fait un commerce d’exportation assez actif d’huile de foie de morue, de peaux de renne, de plumes d’eider, de peaux de renard et de cuivre. Les importations consistent principalement en grains et farines, charbon, café, sucre, tabac, poudre. D’après le Dictionnaire de la navigation et du commerce, le mouvement du port de Hammerfest avec l’étranger a atteint, en 1858, H millions de francs, dont 4,629,000 à l’entrée et 6,194,000 à la sortie. Les bâtiments, au nombre de 218, jaugeant 22,601 tonnes, se sont ainsi répartis par pavillon : russes, 100, de 6,816 tonnes (valant 3,474,000 fr.) ; norvégiens, 40, de 4,436 tonnes (2,589,000 fr.) ; danois, 14, de 1,440 tonnes (1,408,000 fr.) ; hollandais, 12, de 1,490 tonnes (1,394,000 fr.) ; anglais, 28, de 5,598 tonnes (1,022,000 fr.). et autres, 14, de 2,791 tonnes (1,936,000 fr.). C est la station extrême des bateaux ù vapeur de Christiania.

La baie sur le bord de laquelle est situé Hammerfest y forme on port naturel assez sûr. La ville emprunt* a la sévérité des sites ewviiviiiuirus une certaine tristesse. Elle ne

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se compose guère que d’une rue principale, coupée par quelques ruelles. Sur une hauteur s’élève auprès du cimetière une petite église construite en bois, comme toutes les maisons du pays. La plupart de ces habitations sont entourées de jardins potagers et offrent un aspect d’une tristesse inexprimable.

Hammerfest possède plusieurs grandes maisons de commerce et quelques hôtels convenablement aménagés. Son port est fréquenté

principalement par les Russes, les Brémois et les Norvégiens. La pêche y est très-active.

HAMMERHDUS, ancienne forteresse du Danemark, dans l’île de Bornholm, aujourd’hui en ruine. Bâtie par Waldemar 1er, en 1158, elle fut dès lors comme une pomme de discorde entre les rois de Danemark et les évêques de Lund, qui, ayant reçu en fief la plus grande partie de l’île de Bornholm, aspiraient naturellement à la posséder tout entière. Le château de flammerhuus devint en conséquence l’objet d’attaques incessantes ; du xn* au xvnc siècle, il fut pris et repris plusieurs fois. Transformé, en 1660, en prison d État, il abrita pendant quelque temps 1 illustre Cortits Ulfelt, qui, après avoir rempli les plus hautes fonctions du royaume, tomba tout à coup en disgrâce. Depuis 1743, il n’en reste plus que les ruines.

HAMMERICH (Pierre-Frédéric-Adolphe), poète, historien et théologien danois, né à Copenhague en 1809. Après avoir étudié la théologie à l’université de sa ville natale et y avoir pris, en 1834, le titre de docteur, il visita la Suède, l’Allemagne, l’Italie, et devint, en 1839, pasteur à Starup et à Nebel, dans le Jutland ; mais il dut bientôt renoncer à ces fonctions à cause de la faiblesse de sa santé. Il vint alors faire à Copenhague, sur l’histoire politique et l’histoire religieuse de sa patrie, des cours qui furent excessivement suivis. À l’époque de la guerre dano-allemande, il se distingua par son activité entre tous les chefs du parti danois, et prit ensuite part, en qualité d’aumônier, "aux trois campagnes de 1848 à 1850. En 1854, il fut élu membre du Folksthing, renonça peu après aux fonctions de pasteur de l’église de la Trinité à Copenhague, qu’il exerçait depuis 1845, et que la guerre avait un instant interrompues, et devint, en 1859, professeur de théologie a l’université de Copenhague. En théologie, Hammerieh appartient à la même école que

Grundtvig. Sa renommée littéraire se fonde principalement sur ses travaux historiques, qui portent tous l’empreinte de profondes recherches, mais qui, par leur forme, s’adressent plus particulièrement à la partie éclairée de la société. Parmi ses ouvrages en ce genre, il faut citer : Christian II en Suède et Charles-Gustave en Danemark (Copenhague, 1847) ; le Danemark à l’époque des Waldemar (Copenhague, 1847-1848, 2 vol.) ; le Danemark à l’époque de l’union de Calmar (Copenhague, 1849-1852) ; le Danemark sous la domination de la noblesse (Copenhague, 1854-1860,4 vol.). Il a, en outre, publié sur la guerre danoallemande des écrits qui jouissent dans son pays d’une grande popularité : Tableaux de la guerre du Slésvig (Copenhague, 1849)- ; la Troisième campagne du Slesvig (Copenhague, 1851) ; la Guerre de trois ans dans le Slesvig (Hadersleben, 18521. Son ouvrage intitulé : Sainte Brigitte ou 1Église dans le Nord (Copenhague, 1863) renferme de précieux documents Bur l’histoire des Églises Scandinaves. Avant de s’être fait connaître comme historien, flammerich avait acquis la réputation d’un poëte remarquable et avait contribué par ses œuvres poétiques à la formation d’une nouvelle école de poètes danois qui s’appliqua surtout à cultiver la vieille langue nationale, en l’épurant des innovations qu’y avaient introduites les imitations des écrivains étrangers. Le plus remarquable de ses poèmes est celui qui a pour titre : Gustave-Adolphe en Allemagne (Copenhague, 1844), œuvre éminemment nationale, qui excita le plus vif enthousiasme lors de sa publication. Parmi les autres œuvres du même genre de flammerich, on remarque : Chants de voyage Scandinaves (1840) ; Chants héroïques (Copenhague, 1841) ; Mélodies et tableaux de l’Église du Christ (Copenhague, 1842) ; Poésies du Slesvig (1848) ; le Réveil du Danemark (1848) ; Chants bibliques et historiques (1852), etc. Citons encore de lui : Esquisses historiques (1841), et Peinture de la vie artistique de Thorwaldsen (1844). Il a fondé, en 1849, la Société pour l’histoire de l’Église danoise, qui a publié de nombreuses dissertations.

HAMMERLIKG, esprit de- la montagne, qui, selon les traditions allemandes, persécute cruellement les malheureux ouvriers des mines. Ceux-ci disent qu’il se montre sous la forme d’un géant, avec un capuchon noir. On raconte que sur l’Annaberg, dans la caverne qu’on appelle la Rosenkranz, ce génie aurait soufflé sur douze mineurs et leur aurait donné la mort.

■ Aujourd’hui, dit M. A. Maury, maître Haminerling s’appelle le bicarbure d’hydrogène, ■ autrement dit le grisou.

HAMMEK-PUnGSTALL (Joseph, baron von), célèbre orientaliste allemand, né à Gratz (Styrie) en 1774, mort en 1856. Il entra au collège Sainte-Barbe en 1787, et, l’année suivante, à l’Académie orientale du prince de Kaunitz. En sortant de cette institution (1796), il devint le secrétaire de Von Jenish, éditeur

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du Grand Dictionnaire arabe, persan et turc de Meninsky. En 1799, flammer suivit à Constantinople, comme secrétaire, l’internonce

Herberk, puis fut envoyé en Égypte, où.il rassembla une collection de manuscrits^ et d’inscriptions hiéroglyphiques, ainsi qu’un grand nombre de curiosités égyptiennes, qu’il offrit à la bibliothèque impériale de Vienne. En 1801, il était l’interprète, en Égypte, de Sidney Smith, Hutchinson, etc., et, l’année suivante, il visita l’Angleterre. De retour à Constantinople en qualité de secrétaire de légation, il y resta peu de temps et fut ensuite envoyé comme agent consulaire à Jassy, où il resta jusqu’en 1807. Lors du mariage de Napoléon, en 1810, il accompagna Marie-Louise à Paris et s’y lia étroitement avec Sylvestre de Sacy et d’autres orientalistes. Aussi fut-il désigné, en 1815, pour rechercher en France les manuscrits orientaux enlevés aux collections de l’Autriche par l’ordre de Napoléon. En 1817, l’empereur d’Autriche le nomma conseiller aulique et interprète de la cour. Devenu héritier des comtes de Purgstall, en 1837, il reçut le titre de baron et l’autorisation d’ajouter leur nom au sien. « Lié dans sa jeunesse, dit M. Beauvois, avec Wieland, Herder, Goethe et Jean de Muller, qui lui suggéra l’idée d’écrire son Histoire de l’empire ottoman, encouragé et présenté par eux dans le monde, il parcourut la carrière littéraire avec éclat pendant plus d’un demisiècle. Dédaignant la mollesse, il vivait avec la plus grande sobriété et ne buvait jamais de vin. A 1 âge de plus de quatre-vingts ans, il se levait encore a quatre heures du matin et travaillait sans interruption jusqu’à une heure de l’après-midi. Il pariait et écrivait dix langues étrangères. Mais ses connaissances en philologie étaient plus étendues que profondes. Les langues n étaient pour lui qu’un instrument de recherches. Son but, en les étudiant, était de s’ouvrir accès à des sources abondantes de documents historiques ou de faits divers. Mais il n’eut pas toujours une parfaite intelligence des textes qu’il consultait. Ses ouvrages sont remplis d’une multitude d’erreurs, de contradictions, de contresens et même de non-sens, provenant de la hâte et de la négligence avec lesquelles il travaillait. Dans ses traductions de poëmes orientaux, il se créa des difficultés insurmontables en essayant de conserver le mètre de l’original et de rendre vers pour vers, consonnance pour consonnance. De flammer

manquait de goût et de talent d’exposition. Ses récits sont diffus et chargés de faits qui, la plupart, sont sans portée, et qu’il aurait mieux valu négliger. À force d’étudier les auteurs orientaux, il en était venu à penser et à s’exprimer comme eux. Non content de leur emprunter des métaphores hasardées, il prit leur manière de voir. On peut le considérer comme un Oriental qui se servait de mots et de termes allemands ou européens. C’est à cette tournure d’esprit qu’il faut attribuer plusieurs singularités que l’on rencontre dans ses ouvrages. Cependant aucun orientaliste, avant lui, n’a connu plus intimement les peuples musulmans et n’a autant contribué à nous faire connaître leurs mœurs, leur histoire et leur littérature. L’idée générale qu’il nous en donne est juste et vraie, quoique l’on doive effacer, corriger ou retrancher quelques traits de détail dans l’ensemble de ses tableaux. Ses histoires politiques et littéraires sont plus complètes que tout ce qui a été écrit sur le même sujet, soit en Europe, soit en Orient. Elles resteront la base de tous les ouvrages du même genre. De flammer déploya une activité sans égale. Il travaillait souvent a plusieurs ouvrages a la fois. » De flammer a fondé un recueil intitulé les Mines de l’Orient et collaboré aux Archives de géographie et d’histoire, à la Bibliothèque italienne, aux Mémoires de l’Académie de Munich, à ceux de l’Académie de Turin , aux Mémoires et comptes rendus de l’Académie de Vienne, aux Annales littéraires de Vienne, vu Journal asiatique de Paris, au Journal asiatique du Bengale, aux Transactions et au Journal de la Société asiatique de Grande-Bretagne et d’Irlande, et au Journal de la Société asiatique allemande.

— Bibliogr. On a de M. de flammer : la Dé- . livrance d’Acre (Vienne, 1799) ; Esquisses d’un voyage de Vienne à Venise par Trieste (Ber’ lin, 1800) ; Coup d’œil encyclopédique sur les sciences de l’Orient (Leipzig, 1804) ; la Trompette de la guerre sainte (Berlin, 1806) ; Alphabets antiques et caractères hiéroglyphiques expliqués, avec un essai sur les prêtres égyptiens, leurs classes, leur initiation et leurs sacrifices, traduit de l’Arabe Ahmad ben Abubakr ben Wahshih (Londres, 1806) ; Sehirin, poëme persan (Leipzig, 1809) ; Relation d’une ambassade, par Reismi Ahmed effendi (Berlin, 1809) ; Vues topographiques d’un voyage au Levant (Vienne, 1811) ; la Roumélie et la Bosnie (Vienne, 1812) ; Histoire de la littérature des Turcs, dans l’Histoire littéraire d’Eichhorn (Gœttingue, 1812) ; Djafer ou la chute des Barmécides (Vienne) ; Essence de roses (Tubingue) ; Sonnets de Spencer Smith (Vienne, 1816) ; la Constitution et l’administration de l’empire ottoman, exposées d’après tes lois fondamentales (Vienne, 1816) ; Feuille de trèfle orientât, poésies (Vienne, 1818) ; Histoire des belles-lettres en Perse (Vienne, 1818) ; Mysterium Baphometis revelatum (Vienne, ISIS) ; Relation d’un voyage de Constantinovle

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à l’Olympe C’esth, 1818) ; Histoire des Assassins (Stuttgard etTubingue, 1818) ; Collier de pierres précieuses, par Aboul Maani (Vienne} 1822) ; Constantinople et le Bosphore, essai historique et géographique C’esth, 1822) ; le Triple son de Memnon (Vienne, 1823) ; Motennebi, le plus grand des poètes arabes (Vienne, 1824) ; Divan de Baki, le plus grand des poêles turcs (Vienne, 1825) ; Sur les origines russes (Saint-Pétersbourg, 1825) ; Histoire des Ottomans (Paris, 1835) ; la Rose et le bulbul C’esth, 1834) ; iVarrntton de voyages en Europe, en Asie et en Afrique, au xvie siècle, par Evlya effendi (1824-1826) ; De l’administration territoriale sous les khalifes (Berlin, 1845) ; Colliers d’or, par Zumakhschari (Vienne, 1835) ; Histoire de ta poésie ottomane jusqu’à nos jours C’esth, 1836-1838) ; Galerie de notices biographiques des grands souverains musulmans des sept premiers siècles de l’hégire (Leipzig et Darmstadt, 1837-1839) ; Parterre de roses des secrets, par Mahmoud Schehbisteri (Vienne, 1838) ; O enfant ! célèbre traité de morale par Ghazali (Vienne, 1838) ; Denkmaie (1840) ; le Trèfle du fauconnier (Vienne, 1840) ; Histoire de la Horde d’or dans le Kipstchak C’esth, 1840) ; Histoire des Itkhans (Darmstadt, 1842-1843) ; Vie du cardinal Khese (1848) ; Histoire littéraire des Arabes (Vienne, 1850-1856) ; le Cantique des cantiques des Arabes ou Taiyet de Omar Ibn-al-Faridh (Vienne, 1854) ; Galerie de portraits des nobles de Styrie (Vienne, 1855) ; Histoire des khans de Crimée (Vienne, 1856) ; Histoire, par Wnssaf (Vienne, 1856), et une Autobiographie publiée par la tille de M. de flammer.

■ HAMMERSM1TH, ville d’Angleterre, comté de Middlesex, à 9 kilom. O. de Londres, sur la rive gauche de la Tamise ; 10,000 hab. Aux environs, vastes jardins potagers, dont les produits servent à l’approvisionnement de Londres ; maison d’éducation pour les jeunes filles catholiques ; beau pont suspendu ; villa de Brandebourg House, où mourut la reine Caroline, en 1821. Aux environs de la ville, les rives de la Tamise offrent des paysages délicieux.

HAMMETT (Samuel), littérateur américain, né à Jewet-City (Connecticut) en 1816. Il habita longtemps les régions sud-ouest des États-Unis, occupé d’affaires commerciales et judiciaires, puis se fixa à New-York en 1848. Depuis cette époque, M. flammett a publié dans les journaux et les revues un grand nombre d’écrits pleins d’imagination et d’esprit, et a donné, sous le pseudonyme de P. Paxton, deux romans intéressants : Un Yankee jeté dans le Texas (New-York, 1853) ; les Aventures merveilleuses du capitaine Priest (1854).

HAMMODÈRE s. m. (amm-mo-dë-re —du gr. hamma, nœud ; derê, cou). Entom. Genre d’insectes coléoptères létramères, de la famille des longicornes, tribu des lamies, coinprenant trois espèces qui vivent au Mexique.

11AMMON, nom ancien d’une oasis d’Afrique. V. Ammon.

HAMMOND (Henri), théologien anglais, né à Chertsey (comté de Surrey) en 1605, mort en 1660. D’abord recteur de Penshurtj puis archidiacre de Chichester, il prit résolument parti pour le roi, au début de la guerre civile {1043), participa à une tentative en sa faveur, et devint si odieux aux parlementaires, que sa tête fut mise à prix. Il se retira alors à Oxford, et reçut de Charles Ier le canonicat de Christ-Church. Lorsque ce prince eut été fait prisonnier, Hammond le suivit à Woburn et à Hampton, fut dépouillé par le Parlement de tous ses bénéfices (164S), et se retira k Westwood - Park. Au commencement de la restauration, il fut nommé évêque de Worcester par Charles II (1660). On a de lui ■ Paraphrase et annotations sur le Nouveau Testament (1653-1656 ; Amsterdam, 1698, 2 vol. in-4°) ; Paraphrase et commentaire des Psaumes et d’une grande partie du livre des Proverbes. Les œuvres complètes de Hammond ont été recueillies en 1684 (4 vol. in-fol.).

HAMMOND (Anthony), écrivain anglais, ne à Somersham-Place (comté d’Huntingdon) en 1668, mort en 1738. Il fut commissaire de la marine, membre du Parlement, et mourut dans la prison pour dettes. C’était un orateur distingué et un des beaux esprits de son temps. Bolingbroke lui avait donné le surnom de

lin m moud à la langue d’nrgon». On a de lui

divers écrits politiques, un recueil de vers (1694) et un assez grand nombre de pièces de poésie publiées en 1720, dans New Misceltany of original poems.

HAMMOND (James), poBte anglais, fils du précédent, né en 1710, mort en 1742. Il fut écuyer du prince de Galles, Frédéric, et devint membre du Parlement en 1741. Hammond avait environ vingt ans lorsqu’il s’éprit d’une jeune fille, miss Dashwood, qui ne paya pas sa passion de retour. Dans son chagrin, sa santé, sa raison même se dérangèrent pendant quelque temps, et il composa, vers cette époque, des élégies qui ont paru après sa mort, dans un recueil de poésies intitulé l’ht taurel (Londres, 1806, in-18), et qui ne manquent ni d’harmonie ni de sentiment.

■ HAMMONIB s. f. (amm-mo-nî — du gr. hamma, nœud). Zooph. Syn. de troncatuline, genre de polypiers.

HAMMON1TE s. f. (amra-mo-ni-te). Moll.

V. AMMO.MTli.