Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/245

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avec ardeur aux œuvres de piété, et pratiquent la justice.

111Le bien qu’ils font ne leur sera point ôté. Dieu connaît ceux qui le craignent.

112Les infidèles ne tireront aucun avantage de leurs richesses et de leurs enfans auprès de Dieu. Ils seront les victimes d’un feu qui ne s’éteindra point.

113Leurs aumônes sont semblables à un vent glacial qui souffle sur les campagnes des pervers, et dévore leurs productions. Dieu ne les a point traités injustement. Ils ont été injustes envers eux-mêmes.

114O croyans ! ne formez de liaisons intimes qu’entre vous. Les incrédules s’efforceraient de vous corrompre. Ils veulent votre perte. Leurs discours ont assez manifesté leur haine. Ce qui couve dans leur sein est pire encore. Nous vous en avons donné des preuves évidentes, si vous savez comprendre.

115Vous les aimez, et ils vous haïssent. Vous croyez dans le livre entier ; ils feignent lorsqu’ils vous rencontrent, d’avoir la même croyance : à peine vous ont-ils quittés, qu’enflammés de colère, ils se mordent les doigts. Dis-leur : Vous mourrez dans votre haine, et l’Eternel connaît le fond des cœurs.

116Le bien qui vous arrive les afflige. Ils se réjouissent de vos malheurs ; mais si vous avez de la patience et de la piété, leur méchanceté ne vous nuira point, parce que le Tout-Puissant connaît leurs œuvres.

117Quand, dès le matin, tu t’arrachas du sein de ta famille, à dessein de préparer aux fidèles un camp [1] pour combattre, Dieu suivait d’un œil attentif tes démarches.


  1. C’est le camp qu’il prépara sur le penchant du mont Ahed, à six milles de Médine. Voyez la vie de Mahomet, troisième année de l’hégire.