Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/337

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pervers seraient-ils donc les seuls qui pussent s’y soustraire ?

98Héritiers de la terre que leur ont laissée des générations anéanties, ne voient-ils pas que nous pouvons les punir ? Nous gravons notre sceau sur leurs cœur, afin qu’ils ne puissent comprendre.

99Nous te racontons les malheurs des villes auxquelles nous envoyâmes des apôtres avec la puissance des miracles. Leurs habitans rejetèrent constamment une doctrine qu’ils avaient taxée de fausseté. Ainsi Dieu ferme le cœur des infidèles.

100Dans ces villes nous trouvâmes bien peu d’hommes fidèles à leur alliance. La plupart étaient prévaricateurs.

101Moïse, qui suivit ces envoyés, se présenta à la cour de Pharaon. Il y opéra des prodiges, sans pouvoir vaincre l’opiniâtreté du roi et des grands. Voyez quelle est la fin des impies.

102Je suis le ministre du souverain de l’univers, dit Moïse au prince.

103Les ordres que je t’annoncerai de la part de Dieu sont véritables. Je ferai éclater devant toi des signes de sa puissance. Laisse partir avec moi les enfans d’Israël. Si tu as le pouvoir d’opérer des miracles, répondit le roi, qu’ils servent à attester ta mission.

104Moïse jeta sa baguette, et elle se changea en serpent.

105Il tira sa main de son sein, et sa blancheur étonna les spectateurs.

106Cet homme, dirent les courtisans, est un enchanteur habile.

107Il veut nous faire abandonner notre pays. Que dois-je faire, dit Pharaon ?