Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/346

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171Dieu ayant tiré toute la postérité d’Adam des reins de ses fils [1], leur demanda : Suis-je votre Seigneur ? Tu es notre Dieu, répondirent-ils. Nous avons gardé leur témoignage, afin qu’au jour de la résurrection vous ne puissiez vous excuser sur votre ignorance,

172Ni dire : Nos pères étaient idolâtres ; serons-nous punis pour les crimes qu’ils ont commis ?

173Ainsi nous expliquons notre doctrine, afin de ramener les hommes à la vraie foi.

174Récite-leur l’histoire de celui qui refusa de croire à notre religion [2] ; le diable le suivit, et le fit tomber dans ses pièges.

175Si nous avions voulu, nous l’aurions élevé à la sagesse ; mais il était attaché à la terre, et n’écoutait que ses passions, semblable au chien qui aboie quand tu le chasses, qui aboie quand tu t’éloignes de lui. Tels sont ceux qui nient la. vérité de notre religion. Offre-leur cet exemple, et qu’il leur serve d’avertissement.

176Ceux qui blasphèment contre l’islamisme, et qui


  1. Les écrivains arabes expliquent ainsi ce passage : Dieu fit descendre Adam dans l’Inde. Il lui frotta le dos avec la main, et tira de ses reins et des reins de ses fils tous les hommes qui devaient naître jusqu’au jour de la résurrection. Ensuite il leur dit : Ne suis-je pas votre Dieu ? Nous attestons que tu es notre Dieu, répondirent-ils. Il dit aux anges : Soyez témoins de leur croyance. Nous en sommes témoins, repondirent les anges. Dieu fit rentrer, continue Elhacan, toute la postérité d’Adam dans ses reins. Jahia rapporte Ce passage sur la foi d’Ebnabbas.
  2. C’est Balaam, fils de Beor. Ayant reçu des présens pour vomir des imprécations contre Moïse, il en porta la peine. La langue lui sortit de la bouche, et tomba jusque sur sa poitrine. Gelaleddin. Zamchascar.