Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/112

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Ce qu’en elle nous aimons,
C’est la sœur et c’est l’amie :
Au milieu des goémons
La mienne s´est endormie.
 
Je me suis longtemps penché
Sur son tragique visage :
L’aile noire du péché
L’avait frôlée au passage.

Et mes yeux, mes tristes yeux,
Retrouvaient dans sa prunelle
La muette horreur des lieux
Que baigne une ombre éternelle.

C’est une âme d’occident,
Farouche, intraitable et prompte.
Considérez cependant
Qu’elle est morte de sa honte.
 
Elle est morte au temps d’avril…
Vous oublierez tout le reste,
Maître aimé chantre viril
De la forte vie agreste,