Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/149

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



Ses beaux yeux n’ont plus de flamme ;
Elle tremble au moindre vent ;
Mais son âme
Est aussi jeune qu’avant,

Et sous son hoqueton jaune,
Malgré l’âge et le besoin,
Marivône
Est toujours mise avec soin.

Songez donc, si tout à l’heure
L’impatient jouvenceau
Qu’elle pleure
Débarquait de son vaisseau
 
Et s’en venait d’un air tendre,
Avec deux ménétriers.
Pour lui tendre
L’anneau blanc des mariés !