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Page:Le Mercier - Copie de devx lettres envoyées de la Novvelle France, 1656.djvu/19

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mes Hurons diſent, qu’à leur depart des Bourgades Iroquoiſes les nouuelles eſtoient déjà arriuées des approches du Pere, & de la paix faite auec nous. Ce qui auoit eſté receu auec des acclamations ſi publiquess, que les hommes, les femmes, & les enfans, les Guerriers & les Capitaines, & les Anciens du païs qui ſont comme les Conſeillers d’Eſtat, en auoient ietté des cris de ioye, qui eſſuierent la triſteſſe que leur deuoit cauſer la nouuelle qu’ils receurent en meſme temps de la priſe & de la mort de quelques-vns de leurs gens, brûlés par les Hurons & par les Algonquins. Et ainſi vous voyés, que ce que i’ay dit au commencement de la preſente, eſt veritable, qu’il nous vient des nouuel-