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Page:Le Mercier - Copie de devx lettres envoyées de la Novvelle France, 1656.djvu/23

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vray que les fruicts qu’on recueille en ces Miſſions, ne ſont arrouſés que des ſueurs de ceux qui y trauaillent, comme ils l’ont eſté du ſang des Peres qui les ont precedés. Pourueu que Dieu y ſoit glorifié, noſtre vie y ſera trop heureuſement conſommée. Mais nous prions V. R. de nous procurer du ſecours aupres de noſtre R. P. Prouincial, puis que Dieu nous donne ouuerture, il faut y aller à corps perdu & y perdre ſaintement ſon ame pour la retrouuer plus ſaintement dans le cœur de Iesvs-Christ, qui le premier a perdu ſon ame pour nous, V. R. Nous obtienne cette benediction.

Mon R. P.

Voſtre tres-humble & obeiſſant
ſerviteur en noſtre ſeigneur,
François le Mercier.


A Kebec la nuict du 17.
d’Octobre 1655.