Page:Le Nismois - L’Armée de volupté, 1900.djvu/177

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mée de Volupté : la jalousie n’y existe pas ; je sondais ton cœur. Moi, l’ennemie de Lucie, ma sœur cadette, que j’ai toujours aimée ! Tu ne l’as pas cru. D’ailleurs, si tu la connais, tu me le dois. Je l’avais envoyée au Moulin-Rouge.

Comment savais-tu que j’irais ?

Ils se tutoyaient, et le tutoiement ne trahissait pas le même élan d’amour que le vous employé jusque-là.

— Ne me disais-tu pas, répondit-elle, qu’en me quittant après des danses voluptueuses, tu courais les lieux où l’on rencontre des femmes faciles !

— J’allais au Moulin-Rouge en chercher une pour la première fois ; je pouvais aller au Jardin de Paris, ailleurs.

— Dans tous ces lieux, j’avais envoyé une officier de l’Armée, avec avis de se laisser aborder.

— Comment pouvait-on me reconnaître ?

— À ton portrait, qu’elles avaient.

— Comment pouvait-on se faire aborder par moi ?

— Par un intermédiaire placé sur ta route.