Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/164

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Étouffa les replis de l’Hydre Impériale ;
Sampach préludait à Granson.
La Bourgogne à son tour plia sous tes étreintes.
C’était pour te défendre.... ô Guerres vraiment saintes !
Gloire sans tache et sans rançon !

Ce fut l’aube des temps modernes, et l’histoire
De ces vils paysans célébrant la Victoire
Apprit au monde féodal
Qu’un noble cœur peut battre aussi bien sous la bure,
Et qu’au fond la justice est la meilleure armure
Et le trop de puissance un mal.

Ainsi Dieu te fit belle, et toi, tu te fis libre !
Et, conservant toujours ton heureux équilibre,
Tu vas en paix vers l’avenir.
Ce lot est assez beau : qu’ajouterais-je encore ?
Les prés ont assez bu, le ruisseau peut se clore,
Et cet hymne devrait finir…


IV


Non, non ! le meilleur reste à dire.
Mon cœur est encore trop plein ;
Je ne puis apaiser ma lyre
En l’étouffant contre mon sein ;