Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/320

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DESIDERIUM PECCATORUM

PERIBIT


Ma mère, je n’aurai ni l’épouse semblable
A la vigne appuyée au mur de la maison,
Ni les enfants rangés tout autour de la table
Tels que des oliviers dans leur jeune saison.

Béni par le Très-Haut, l’homme simple et robuste
S’accroît et s’enrichit, et ses greniers sont pleins.
Il est dit, non de tous, mais seulement du Juste :
« Il mangera le fruit des travaux de ses mains. »

Et moi je rôderai sous les murs de la Ville
Ainsi qu’un affamé trempé par l’eau du ciel.
Les enfants railleront ma tête triste et vile,
Et je ne verrai pas la paix dans Israël.