Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/366

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III


Mon cœur est à vos pieds, Céphise,
Baissez-vous et le ramassez ;
Cent trésors y sont entassés,
C’est comme une boîte à surprise.

Il n’est point de ceux qu’on méprise ;
Les sentiments les mieux portés,
Les délicatesses de mise,
Tout s’y trouve à foison, comptez.

Vous semblez donter de mon dire,
Mais de l’œillade et du sourire
Vous avez beau vous escrimer ;

Comme tous les porteurs de lyre
J’ai l’âme tendre d’un Tityre,
Et veux vivre pour vous aimer.