Page:Le Parnasse contemporain, III.djvu/426

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Qu’en moi d’amoureuses pensées
Sous son regard naîtront soudain,
Plus tendres et plus nuancées
Que les liserons du jardin ;

Et qu’ainsi que se renouvelle
Un rosier, blanc, pourpre et vermeil,
Mon amour fleurira pour elle,
Toujours vivant, jamais pareil.




PANTOMIME


Arlequin au nez noir, Pierrot au masque blême
Me font envie ; et c’est mon intime souhait
De vivre dans ce monde idéal et muet,
Où, comme parmi nous, l’on s’agite et l’on aime.

L’un ou l’autre incarnant mon esprit inquiet,
Je tournerais dans un rôle toujours le même,
Sur la pointe du pied, jusques au souffle extrême
D’un orchestre jouant des airs de menuet…

— Le carnaval hurlant ainsi qu’une mêlée,
Où la foule en gaîté se tord bariolée,
Assourdit le rêveur doué d’un sens plus fin :