Page:Le Play, L’Organisation De La Famille, 1884.djvu/5

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D’ailleurs, il n’appuie pas la description de ce modèle sur des généralités : il s’applique à reproduire, avec la précision d’une photographie sociale, un admirable type de famille-souche, en montrant par quelle aberration une législation funeste détruit chez nous cette institution féconde que la coutume et la loi protègent, au contraire, chez tous les peuples prospères, dans l’ancien comme dans le nouveau monde.

Ceux à qui sont familières ces monographies si précises, « qui sont un modèle et qui devraient être une leçon pour tous les réformateurs[1], » ont plus d’une fois demandé qu’à côté de la stabilité séculaire de la famille-souche fût dépeint aussi l’éphémère édifice de la famille instable. Ils ont pensé, avec raison, que la puissance de l’exemple serait encore accrue par la vigueur du contraste.

Nous avons voulu satisfaire au désir ainsi exprimé. Pour écarter jusqu’à l’idée d’une thèse personnelle, nous avons emprunté cette seconde monographie, non point aux œuvres de F. Le Play, mais aux travaux de la Société d’économie sociale. Dans les Ouvriers des deux mondes, qui, selon le vœu de l’Académie des

  1. Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, tome IX.