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introduction.

pouvons déjà dire que chaque chapitre est précédé d’un titre. Il est placé en haut de la page, en caractères plus gros jusqu’au folio 20 ; à partir de là, le titre figure toujours en haut de la page, mais en caractères plus petits, et parfois sur la seule longueur d’une colonne.

Chaque acte, lui, est accompagné d’une courte notice. Elle figure en marge, à gauche, dans la première partie de l’ouvrage ; elle est de la même écriture que le texte qu’elle accompagne et même de la même main. Au contraire, à partir du folio 20, une brève phrase précède chaque acte. Elle est rubriquée et a dû être ajoutée après coup, certainement par la même main le rubricateur en a, en effet, omis certaines, sans que nous puissions grâce à ces omissions voir la méthode suivie par lui, car ces oublis sont intermittents, et tout ce que l’on peut en déduire, c’est que la rubrication devait se faire après qu’un petit nombre d’actes était transcrit[1]. En général, ces notices rappellent le nom de l’auteur de l’acte, l’objet de ce dernier et parfois le nom du lieu concerné par le contrat.

En ce qui concerne les initiales des actes : jusqu’au fol. 20, la première lettre du texte est simplement un peu en marge, écrite en un peu plus gros. Dans la seconde partie, les lettres initiales ont été ornées de rouge et de bleu après l’établissement du texte, puisque, là encore, certaines ont été omises[2].


II. Le contenu du cartulaire.

Le recueil comporte 419 actes, si l’on se réfère à la numérotation moderne qui a été placée en marge de chaque pièce, en chiffres arabes. Mais cette numérotation a pris en considération les fins ou les commencements d’actes qui manquent depuis le xixe siècle en raison de la disparition de certains folios. C’est ainsi que nous trouvons quatre fins d’actes que l’on ne peut rattacher à aucune autre charte du texte[3] : pour l’un subsiste l’original[4], ce qui nous permet d’analyser et comprendre son contenu, tandis que les trois autres sont trop tronquées pour que l’on puisse en saisir le sens.

De la même façon, nous trouvons quatre actes inachevés[5]. Trois d’entre eux sont facilement compréhensibles, car il ne leur manque que la formule de corroboration et la date. Un de ces textes peut même être reconstitué, car une copie se trouve dans le deuxième cartulaire de Pontigny[6]. Seul le n° 384 est par trop tronqué pour que nous puissions en comprendre la signification, mais par bonheur l’original est conservé[7]. Il reste enfin un acte qu’il nous sera impossible d’éditer car le texte en est complètement gratté[8]. Il existe donc, si nous nous en tenons au seul cartulaire, 410 actes compréhensibles et qui ne sont pas tronqués et non 419, comme l’a indiqué H. Stein[9].

  1. Voir nos 249, 359, 360, 361, 362, 363, 384, 390 etc.
  2. Ex. : nos 251, 252, 298, 307, 313.
  3. nos 16, 355, 394, 404.
  4. N° 355.
  5. nos 41, 354, 384, 393.
  6. Bibl. nat., Ms. lat. 5465, f° 53, n° 141.
  7. Arch. dép. de l’Yonne, H 1524.
  8. N° 118.
  9. H. Stein, Bibliographie des cartulaires français, p. 418, n° 3061.