Page:Le roman de la luxure, tomes 3 et 4, Miss Frankland - Les mystères du presbytères, 1925.djvu/76

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ment facile, car tu as toutes les dispositions pour cela. Il y a un point sur lequel j’appelle toute ton attention : ta prudence habituelle et ton bon sens en général t’en feront connaître toute l’importance. Ta tante a certainement une grande expérience des plaisirs érotiques. Si elle s’aperçoit de suite de ton expérience à ce sujet, elle te tourmentera jusqu’à ce que tu lui aies fait connaître celle qui t’a servi de professeur. Maintenant, il te semblera évident que si elle apprend l’intimité qui existe entre toi et moi dans ce genre, elle pensera que j’ai pu aussi initier tes sœurs, ou si elle ne va pas aussi loin, de croire que nous les avons corrompues, il est probable qu’elle fera son possible pour m’éloigner d’elles. Aussi tu vois, mon bien cher garçon, quelle que soit la difficulté que tu éprouveras, pour notre salut à tous, il faut que tu paraisses tout à fait innocent et ignorant des plaisirs amoureux. Il faut ne pas avoir l’air excité et lui laisser faire les premiers pas de l’initiation ; et je ne crois pas me tromper en pensant qu’elle est toute prête à agir ainsi, mais il n’en vaudra alors que mieux si elle te trouve tout à fait innocent.

Quoique tu sois très savant sur les procédés amoureux, il faudra surmonter tes sensations, de manière à ne pas paraître le moins du monde connaître ce qu’elle désire. Elle sera doublement plus heureuse si elle s’imagine être la première à cueillir ton pucelage. Avant ton départ, je te donnerai plusieurs conseils sur ta future conduite.

Pendant tout ce temps je bandais, aussi la priant