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L’AIGUILLE CREUSE
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— Comment, passons ! Mais pas du tout. Nous savons déjà que l’homme au Masque de fer fut emprisonné parce qu’il connaissait et voulait divulguer le secret de la maison royale de France ! Mais comment le connaissait-il ? Et pourquoi voulait-il le divulguer ? Enfin, quel est cet étrange personnage ? Un demi-frère de Louis XIV, comme l’a prétendu Voltaire, ou le ministre italien Mattioli, comme l’affirme la critique moderne ? Bigre ! ce sont là des questions d’un intérêt primordial !

— Plus tard ! plus tard ! protesta Beautrelet, comme s’il avait peur que le livre ne s’envolât de ses mains avant qu’il ne connût l’énigme.

— Mais, objecta Massiban, que passionnaient ces détails historiques…

— Nous avons le temps… après… Voyons d’abord l’explication.

Soudain Beautrelet s’interrompit. Le document ! Au milieu d’une page, à gauche, ses yeux voyaient les cinq lignes mystérieuses de points et de chiffres. D’un regard il constata que le texte était identique à celui qu’il avait tant étudié. Même disposition des signes… mêmes intervalles permettant d’isoler le mot « demoiselles » et de déterminer séparément l’un de l’autre les deux termes de l’Aiguille creuse.