Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/69

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Le pape Martin mourut en exil, le 14 septembre 655, et le pape Eugène le 2 juin 658. Vitalien lui succéda.

Il y eut, en ce temps-là, un mouvement extraordinaire parmi les peuples d’Orient et d’Occident. Les villes et les campagnes peuplaient les monastères qui se multipliaient de toutes parts. Les enfants que leurs parents y conduisaient avec eux devenaient forcément moines, dès qu’ils atteignaient l’âge de raison. Constant, qui voulut s’opposer à cette émigration insensée, devint tellement odieux aux Orientaux qu’il forma le projet de transporter de nouveau en Italie le siège de l’Empire. Il vint en effet à Rome, vers 663, mais il se contenta de piller la ville et de faire enlever le toit d’airain de l’église Sainte-Marie-des-Martyrs. À son retour il fut assassiné à Syracuse.

Le pape Vitalien mourut le 27 janvier 672. Adéodat lui succéda. Mort d’Adéodat, 17 juin 676. Il eut pour successeur Donus, le 2 novembre de la même année. Celui-ci mourut le 11 avril 679. Agathon lui succéda.

En 680, Constantin Pogonat résolut de faire adopter le Catholicisme romain par tout l’Orient, et il crut que rien ne serait plus efficace pour atteindre ce but que de convoquer le sixième Concile général. Deux cents et quelques évêques aimables, ainsi qu’ils furent qualifiés dans les actes, se réunirent à Constantinople. Ils anathématisèrent le Monothélisme, le pape Honorius qui avait pactisé avec l’hérésie vers 633, et l’évêque d’Antioche, Macaire, qui, poussé à bout, déclara que, loin de reconnaître