Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/181

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L’anis brûle à l’autel, et d’un pied diligent
Tous viennent couronnés de verveine pieuse ;
Et mon humble maison étincelle joyeuse
          Aux reflets des coupes d’argent.

Ô Phyllis, c’est le jour de Vénus, et je t’aime !
Entends-moi. Téléphus brûle et soupire ailleurs ;
Il t’oublie et je t’aime, et nos jours les meilleurs
          Vont rentrer dans la nuit suprême.

C’est toi qui fleuriras en mes derniers beaux jours :
Je ne changerai plus, voici la saison mûre.
Chante ! Les vers sont doux quand ta voix les murmure,
          Ô belle fin de mes amours !