Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/216

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Malheur à qui t’a vue aux sources d’Érymanthe !
En vain il suppliera son immortelle amante :
Ô vierge inexorable, ô chasseur insensé !
Il ne pressera plus le sein qui l’a bercé ;
Et les blancs lévriers que ses yeux ont vu naître,
Oublieux de sa voix, déchireront leur maître !

Salut, belle Cynthie aux redoutables mains,
Qui, parfois, délaissant les belliqueuses chasses,
Danses aux bords delphiens, mêlée aux jeux des Grâces,
Ô fille du grand Zeus, nourrice des humains !

Et toi, Léto ! salut, mère pleine de gloire !
Tu n’auras point brillé d’un éclat illusoire :
Deux illustres enfants entre tous te sont nés.
Par delà les cités, les monts, la mer profonde,