Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/47

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Et, du flot cadencé de tes belles chansons,
Fit hésiter Diane au détour des buissons !
Ô Clytios ! sitôt qu’au golfe bleu d’Himère
Je te vis sur le sable où blanchit l’onde amère,
Sitôt qu’avec amour l’abîme murmurant
Eut caressé ton corps d’un baiser transparent…
Éros ! Éros perça d’une flèche imprévue
Mon cœur que sous les flots je cachais à sa vue.
Ô pasteur, je t’attends ! Mes cheveux azurés
D’algues et de corail pour toi se sont parés :
Et déjà, pour bercer notre doux hyménée,
L’Euros fait palpiter la mer où je suis née.



II


Salut, vallons aimés, dans la brume tremblants !