Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/66

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Terre au sein verdoyant, mère antique des choses,
Toi qu’embrasse Océan de ses flots amoureux,
Agite sur ton front tes épis et tes roses !
Ô fils d’Hypérion, éclaire un monde heureux !


HÉLÈNE.


Vieillard, ta voix est douce ; aucun son ne l’égale.
Telle chante au soleil la divine cigale,
Lorsque les moissonneurs, dans les blés mûrs assis,
Cessent pour l’écouter leurs agrestes récits.
Prends cette coupe d’or par Héphaistos forgée.
Jamais, de l’Ionie aux flots du grand Égée,
Un don plus précieux n’a ravi les humains.
Hélène avec respect le remet dans tes mains.
Ô divin Démodoce, ô compagnon d’Atrée,