Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/85

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Dis-nous, sage vieillard aux mains harmonieuses,
Ô disciple chéri des muses glorieuses,
Ô Démodoce, ami des Immortels, dis-nous
Si, loin de Sparte et loin de notre ciel si doux
Du natal Eurotas, nos yeux, en leur détresse,
Verront s’enfuir Hélène infidèle à la Grèce ?


DÉMODOCE.


Les équitables dieux, seuls juges des humains,
Dispensent les brillants ou sombres lendemains.
Ils ont scellé ma bouche, et m’ordonnent de taire
Leur dessein formidable en un silence austère.


LE CHŒUR D’HOMMES.


Ô vieillard, tu le sais, le destin a parlé.