Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/92

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L’heure passe, et le myrte à nos fronts est fané ;
Mais l’austère bonheur que tu nous as donné,
Semblable au vaste mont qui plonge aux mers profondes
Demeure inébranlable aux secousses des ondes.


LE CHŒUR D’HOMMES.


Le souffle de Borée a refroidi vos cieux.
Oh ! combien notre Troie est plus brillante aux yeux !
Vierges, suivez Hélène aux rives de Phrygie,
Où le jeune Iakkhos mène la sainte orgie ;
Où la grande Cybèle au front majestueux,
Sut le dos des lions, fauves tueurs de bœufs,
Du Pactole aux flots d’or vénérable habitante
Couvre plaines et monts de sa robe éclatante !