Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/297

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HENRI BEAUCLAIR.


Rose va, le chemin rayonne
De soleil, de parfums, de chants.
Tout sourit. Et Rose, mignonne,
Donne un sourire aux vieilles gens.

Que deviendra- t-elle ? Sans doute,
Elle est sage. Mais, que sait-on ?
Ou Rose se fera Moumoute
Ou bien deviendra Jeanneton.

Et qu’elle soit grosse fermière
Et femme de quelque lourdaud,
Ou que je la rencontre, fière,
Assise au fond de son landau,

La Phryné superbe et savante,
La mère d’un tas de marmots,
N’auront plus rien de la servante
De la ferme des Trois- Ormeaux !