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la triomphatrice


Sorrèze.

Au moins, pensez à Denise.


Claude.

Pourquoi êtes-vous si bon, puisque vous ne m’aimez plus ?


Sorrèze, ému.

Pourrais-je ne pas être un ami ? Ai-je dit que je ne vous aimais plus ? J’ai dit que je souffrais par vous, mais tant que cela sera possible, Claude… (La voix tremblante.) Tant que vous ne m’aurez pas positivement évincé, vous me trouverez à vos côtés… (de plus en plus tremblant.) Vous me comprenez, n’est-ce pas ?


Claude, toujours assise lui tend les bras ; il se penche et ils s’étreignent longuement.

Pardon, pardon… j’ai tant souffert tout à l’heure de ce misérable qui ne vous reconnaissait pas…


Sorrèze, franchement.

Oh ! chère Claude… qu’un journaliste ait pu me prendre pour votre secrétaire, faites-moi l’honneur de croire que je ne souffre pas de cela.


Claude, murmurant.

C’est la goutte d’eau. Je suis plus lasse que vous d’une situation pareille.


Sorrèze.

Le fait est que, depuis quelque temps, nous n’avons guère connu la paix, la confiance, la sécurité…


Claude.

Depuis quelque temps… Mais depuis quatre ans nous nous adorons, chacun de nous deux est irréprochable, qu’y a-t-il de changé ?