Page:Lermina - L’Énigme.djvu/48

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temps opportun, et le peloton qui devait accompagner les restes du général à sa dernière demeure arriva à trois heures. La cour était pleine de monde, et cependant pas une voix ne s’élevait. La singularité de cette fin subite et tragique mettait à toutes les poitrines une douloureuse étreinte.

On s’interrogeait à voix basse. M. de Samereuil passait dans les rangs pressés, donnant de brèves explications, attribuant à un accès de fièvre chaude, à un désordre cérébral cette résolution que nulle autre circonstance ne pouvait justifier.

Tout à coup, il se fit un grand silence. On entendit sur la route le galop d’un cheval. L’animal, poussé avec une violence presque imprudente, faillit s’abattre devant la porte.

Tous se découvrirent. C’était Georges de Morlaines, c’était le fils.

M. de Samereuil s’élança à sa rencon-