Page:Lermina - L’Énigme.djvu/52

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


mander un congé de quelques mois qu’il passerait au milieu de ces heureux auxquels il allait demander une part de leur bonheur.

Et voici que sur ces espoirs si longtemps caressés, qui avaient grandi, qui avaient pris possession de tout son être, était tombée, lourde, brutale, cette dépêche de M. de Samereuil : — Le général de Morlaines s’est suicidé ! Si vous le voulez revoir encore, hâtez-vous ! — Le suicide !… Ce mot avait frappé son crâne comme un coup de massue. Quel horrible mystère de douleur, de désespoir s’était donc tout à coup révélé ?

Georges se sentait devenir fou, et il ne s’interrogeait pas encore. Ce voyage rapide s’était accompli dans la fièvre. Ces horribles surprises mettent au cerveau une sorte d’ivresse qui engourdit la pensée.

Il avait dans la tête ce bruissement sinistre que la tempête jette aux oreilles du