Page:Lermina - L’Énigme.djvu/68

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reuil. Celui-ci, voulant galvaniser cette souffrance trop muette, parla de l’événement mystérieux. Bientôt Georges écouta ; et comme d’abord il n’avait pas entendu, il se fit répéter minutieusement toutes les circonstances de cette catastrophe. M. de Samereuil le contraignit à émettre son opinion, à regarder le fait en face et à interroger le sphinx funèbre.

Georges n’obtenait pas de réponse, non plus que les autres.

M. de Morlaines aimait la vie, que son nouveau mariage lui faisait douce et heureuse.

Georges avait encore sur lui, dans son portefeuille, la dernière lettre que son père lui avait adressée. Les deux hommes la relurent ensemble. Elle respirait une gaîté franche, profonde, rajeunie. Il y avait entre les lignes, sous les mots, des lueurs de bonheur. Et, on le sentait, c’était le sourire de Marie de Morlaines qui éclairait ce printemps de vieillesse.