Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/69

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les sanglots qui les ponctuaient, tout m’épouvantait… je le suppliai de s’expliquer plus clairement… lui affirmant que même s’il avait commis quelque imprudence, je lui pardonnerais… je l’aiderais à la réparer… soudain, il s’est enfui… et depuis lors il n’est plus revenu…

Et elle fondit en larmes en cachant sa tête dans ses mains.

Bobby avait écouté attentivement :

— Vous n’avez jamais remarqué chez sir Athel quelque dérangement d’esprit…

— Jamais !… Certes, il était souvent préoccupé. Je savais qu’il consacrait toute sa vie, toute son intelligence à la réalisation d’une invention nouvelle qu’il a parfois essayé de m’expliquer… mais, malgré toute l’attention que je prêtais à ses paroles, mon ignorance en matières scientifiques ne me permettait pas de suivre son raisonnement…

— Dans quel ordre d’idées étaient dirigées ses recherches ?…

— Il m’a dit une fois que s’il parvenait au bout de ses efforts, les ballons dirigeables, les aéroplanes ne seraient plus que des jouets d’enfant… et qu’il se ferait fort d’aller de Londres à New-York en deux heures…