Page:Leroux - La Double Vie de Théophraste Longuet.djvu/57

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IV

LA CHANSON


M. et Mme Sampic, M. Lopard, Mme Bache, la vieille Mlle Taburet, M. et Mme Troude « et leur demoiselle », toute cette aimable société qui, depuis quatre années que M. Théophraste Longuet et son épouse villégiaturaient à Esbly, avaient coutume d’entendre au dessert de ce matrimonial anniversaire la Lisette de Béranger, reçurent avec une stupéfaction que j’essayerais en vain de décrire la chanson suivante :

J’ai dit que l’air en était :

« Ton joli, belle meunière, ton joli moulin. »

Théophraste, l’œil allumé, le verre en main, beuglait :


Fanandels, en cette piole,
On vit chenument.
Arton, pivois et criolle
On a gourdement.
Pitanchons, faisons riolle
Jusqu’au jugement.