Page:Les Mille et Une Nuits, trad. Galland, Le Normant, 1806, I.djvu/127

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HISTOIRE
DU SECOND VIEILLARD
ET DES DEUX CHIENS NOIRS.



« Grand prince des génies, vous saurez que nous sommes trois frères, ces deux chiens noirs que vous voyez, et moi qui suis le troisième. Notre père nous avoit laissé en mourant à chacun mille sequins[1]. Avec cette somme, nous embrassâmes tous trois la même profession : nous nous fîmes marchands. Peu de temps après que nous eûmes ouvert boutique, mon frère aîné, l’un de ces deux chiens, résolut de voyager et d’aller

  1. Monnoie d’or qui a grand cours à Venise et dans le Levant. Le sequin vaut 12 f. 4 cent.