Page:Littérature Contemporaine - Volume 38, 1887.djvu/9

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Elle est l’aimable objet de nos émotions,
Le principe et le prix des grandes actions.
Qu’elle soit fille, sœur, épouse, amante, mère,
Plus que tous les trésors, la femme nous est chère.
Source du seul bonheur qui soit notre vrai bien,
Pour assurer le nôtre, elle abdique le sien ;
Et toujours on la voit courir au sacrifice,
Dût se briser son cœur, son cœur noble complice !…
Enfin, quand vers le ciel elle a pris son essor,
Sa tendresse survit et nous protège encor ;
Car son âme sans doute habite les étoiles
Dont le ciel s’illumine alors qu’il est sans voiles,
Et dont les longs regards semblent dire au rêveur :
« Dors, je veille sur toi… Je suis l’ange sauveur !… ».

Dieu voulut nous donner à la fois dans la femme,
Pour toutes nos douleurs, un céleste dictame.
Une compagne aimante, et dont le dévouement
Fut à l’homme un soutien dans son accablement ;
Un appui doux et sur à tout être débile,
À tous les cœurs blessés un consolant asile ;
Le repos et la paix à celui qui les perd ;
Une oasis enfin dans l’aride désert !…

III



La femme ! c’est la fleur divine,
Posée au front de la colline
Comme un diadème charmant.
C’est la couronne de la vie…
C’est le printemps qui nous convie
À son plus tendre enchantement.

C’est la bienfaisante rosée,
Rendant à la plante épuisée
Et son arôme et sa fraîcheur ;
C’est l’aube en sa clarté première,