Page:Louÿs - Œuvres complètes, éd. Slatkine Reprints, 1929 - 1931, tome 7.djvu/117

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LA CONFESSION DE Mlle X…


L’abbé de Couézy n’aimait pas qu’on lui fît certaines questions, même du ton le plus honnête, sur son expérience du confessionnal. Mais il ne se passait guère de jour où quelqu’un ne les lui posât point.

On eût pu dire de lui qu’il était mondain, à la condition que cette épithète n’impliquât rien de désobligeant pour son caractère, car on le voyait presque aussi souvent à l’église que dans les salons, et, s’il s’en fallait de quelque chose, c’est qu’une messe est une cérémonie plus brève qu’une visite ou un dîner. L’abbé de Couézy était religieux.

Le trait dominant de sa physionomie grasse et fine était d’abord l’intelligence et, plus spécialement, la perspicacité. Lorsqu’il regardait un nouveau venu, ses petits yeux faisaient lentement le tour du personnage à découvrir ; puis les paupières se refermaient avec un singulier battement,