Page:Louÿs - Le Crépuscule des nymphes, 1925.djvu/46

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Mais Thrasès ne discuta pas, afin de s’éviter l’ennui des réflexions trop prévues, et, pour son propre plaisir, il enveloppa sa pensée dans un conte obscur et subtil.

Les Corinthiennes s’étaient assises sur un long bloc de roche polie. Lui, cependant, restait debout près de Clinias et de Mélandryon, le premier trop distrait pour entendre, le second trop sage pour écouter.

Il commença lentement, comme s’il n’osait pas parler, et ses phrases étaient courtes, sa voix hésitante et faible.