Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/249

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Le lendemain matin, quand le géant se leva, il alla, comme d’habitude, consulter son Perroquet.


Beau Perroquet, dans mon château,
Que se passe-t-il de nouveau ?


— Bihanic est encore venu au château, cette nuit, et il a enlevé le dromadaire !

Et le géant de courir aussitôt à l’écurie, en tempêtant et en maudissant Bihanic. Le dromadaire n’y était plus ! Et de courir après Bihanic ; mais en vain, Bihanic était déjà loin.

Huit jours après, la princesse dit à son père :

— Je voudrais bien avoir l’escarboucle du château des géants, mon père. On la placerait, la nuit, quand il ferait sombre, sur la plus haute tour, et nous pourrions nous promener dans les jardins, comme en plein jour.

— Et comment veux-tu, mon enfant, répondit le roi, que nous puissions nous procurer cette merveille ?

— Il faut dire à Bihanic de nous l’aller quérir, mon père. Pourquoi ne nous apporterait-il pas l’escarboucle, puisqu’il est déjà venu à bout de nous procurer le dromadaire ?

Le roi fit appeler Bihanic et lui dit :

— Grâce à vous, Bihanic, je possède dans mes