Page:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu/252

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Beau Perroquet, dans mon château,
Que se passe-t-il de nouveau ?


— Bihanic est encore venu au château, répondit le Perroquet, et il a volé l’escarboucle et est parti avec.

Les géants hurlèrent et beuglèrent de colère, et firent un vacarme épouvantable. Ils essayèrent de courir après le voleur, mais, comme l’obscurité était profonde, dans le bois, ils se heurtaient contre les arbres, roulaient à terre, et il leur fallut renoncer à la poursuite.

Quand Bihanic arriva à Paris, avec l’escarboucle, il fut acclamé par la population. Le roi et la princesse ne se possédaient pas de joie. Il y eut un grand festin, à la cour, puis, le soir, un grand bal, et le palais, les jardins et toute la ville étaient éclairés, comme en plein midi, par l’escarboucle, placée sur la plus haute tour. Toutes les nuits, quand il faisait sombre, on l’y mettait et elle éclairait toute la ville, et épargnait aux habitants les frais de luminaire. On venait de tous côtés pour admirer cette merveille, et les rois et les princes étrangers affluaient à la cour et aspiraient à la main de la princesse.

Celle-ci dit encore à son père, au bout de quelque temps :

— Si vous aviez, à présent, mon père, le Per-